Chapitre 60

Chapitre 60
Stupeur sur nos visages !
Gustav
ouvre grand la bouche, le visage de Tom, posé entre mes mains, semble ahuri, hébété, abasourdi !
Je
hausse les yeux sur notre garde du corps.

« Je t'ai menti Tom ! »

Sa
ki regarde le dreadeux avec un mélange de confusion et de supplication.
Tom l
ui rend une expression d'incompréhension.
« Menti ?
(Saki)
Oui, je suis désolé...
Mais je ne voulais pas ! Je n'ai pas eu le choix, c'est tout !
(To
m) Menti quand ?
(Saki) Tom je te promets...
Je... je ne voulais pas !
(Tom) Tu sa
is quelque chose ?
(Saki) Pardo
nne-moi !
(Tom) Rép
onds à ma question !
(Saki
) Je t'en prie, il faut que tu me comprennes ! Je n'ai pas eu le choix ! »


Je regarde le
batteur avec angoisse !
Sur ses
lèvres, je déchiffre...
« (Tom) Saki... Tu sais quelque chose ?
(S
aki) Pas grand-chose, mais je t'ai menti !
(Tom)
Dis-moi ce que tu sais !
(Saki) T
u vas m'en vouloir, mais je te jure...
(Gust
av) Saki, tu ne vas pas poiroter la nuit non plus ! Dis ce que tu as à dire !
(Saki) Il
y a deux semaines... »


L
e visage de Tom s'enfonce entre mes cuisses et ses pupilles noisette croisent mon regard. Je caresse ses dreads, en soutenant ses yeux étincelants et tristes.
Je suis tout
aussi ignorant que lui !

« (Gustav) Bon, tu accouches ?
(Saki) M
ais je ne voulais pas !
Il y avai
t ce type, masqué !! Il a pointé un fusil sous mon nez !
J'ai vu
ma vie défiler sous mes yeux !
Il
m'a donné des ordres ! Je me souviens encore de sa voix rauque ! J'étais trop effrayé que pour contester ! Il y avait ce revolver... »


Le garde du
corps s'était plongé dans des descriptions auxquelles on ne s'attendait pas ! Son teint palissait à vue d'½il, la sueur perlait sur son front !
Ses
pupilles se rétractaient pour ne laisser que deux fentes fixer un vide...

« Et puis il m'a fait promettre de ne pas parler de lui ! Il m'a dit que si je mentais, il me retrouverait ! Et j'ai eu peur...Je vous ai menti !
Je vous j
ure que s'il n'y avait pas eu ce revolver, je vous aurais tout dit ! Mais j'ai été menacé...
Il
a aussi ajouté qu'il s'en prendrait à ma fille et à ma femme si je donnais des détails trop explicites et suspects !
Je vous jure que je ne voulais pas !
Ma
is je ne voulais pas qu'on s'en prenne à ma famille ! Il faut me comprendre !
Tom je suis
solé...
(Tom)
Et Bill ? »


Gustav
me fixa avec une expression d'horreur.

« (Saki) Je t'ai menti Tom !
Je suis
désolé...

Bill ne m'
a jamais dit qu'il rentrait chez vous !
Il a é
emmené par le type masqué !
Il l'
a menacé aussi, avec son revolver...
Ses complice
s gardaient un ½il attentif sur moi, au cas où j'essayais de bouger !
Je
n'ai pu qu'obéir...
Je
m'en veux, je te jure... »


Tom se m
it à éclater en sanglots.
Il o
bligea Gustav à lâcher sa main, puis agrippa mon T-shirt !
En tentan
t de calmer ses pleurs, je baissai ma tête près de son visage...
M
ais sa voix frappa mon esprit, comme un appel au secours !

« Georg, aide-moi !
Il
est où ?
- Tom,
on va le retrouver...
-Je l'aime
... »


Comment ex
pliquer plus clairement ce qu'il ressentait pour son double ?
Je
relevai ma tête, soutenant toujours son regard perdu...

« (Gustav) Et c'est maintenant que tu nous le dis ?
(Saki)
Je vais me faire tuer pour avoir parlé !
(Gustav)
Alors pourquoi tu ne l'as pas dit plus tôt ?
(Sak
i) J'avais peur, pour ma famille, pour moi !
(G
ustav) Alors pourquoi tout d'un coup, tu dis ce qui est arrivé ! Tu as toujours peur, non ?
(Saki) J'
ai craqué...
A vo
ir Tom comme ça...
Je suis censé
le protéger, mais il souffre par ma faute, par mes mensonges !
J'a
i craqué ! »

___
_____________________________________________________________

Je
frotte entre mon index et mon pouce un pan du T-shirt de Georg.
L'
odeur n'est pas la même, mais au moins, ça me permet de me rappeler le souvenir de mon frère...

M
es yeux sont à nouveau fermés. Non pas que j'aie envie qu'il le restent jusqu'au retour de Bill, mais juste pour réfléchir.

Touts m
es remords se sont transformés. La trahison que je voyais en lui est devenue une pure innocence. Celle de s'être fait prendre, et d'avoir été trop faible que pour la contrer.
La col
ère est devenue une angoisse plus forte encore que celle que j'arrivais à contenir avant.

Il n'y e
st pour rien...
Il a besoin de moi !
Ca ne sert
à rien que je l'attende, il faudra que je le retrouve par mes propres moyens !!
Il
est incapable de revenir par lui-même...

J'en veu
x à Saki de ne rien m'avoir dit plus tôt...
Et
je le bénis pour m'apprendre enfin quelque chose.

« (Gustav) Et à part ça, il a été emmené où ?
(Sak
i) Je l'ignore, autant que vous...
(Georg) J'en reviens pas...
Po
urquoi est-ce qu'il faut qu'on s'acharne sur lui ? »


La vo
ix de Georg se ressent dans tout son corps, jusqu'à ses cuisses...
Je tourne ma joue pour la poser sur le haut de sa jambe.
Mais il me
relève et me serre contre son torse.
Ses bras
enlacent délicatement mon tronc.

« Ne t'en fais pas Tom...
Mainte
nant, on ne peut aller que de l'avant ! »


Ma
tête, lourde, s'écrase sur son épaule...
I
l est certes beaucoup plus corpulent que mon frère.
Mais il n'est
pas ce que je cherche.
Le
réconfort qu'il m'apporte n'est pas comparable à celui que j'attends.

J'
ai envie d'être soulagé de mes peurs, de sentir enfin la présence de ma moitié.
Ma
is il n'est pas là, et un peu de soutient moral ne me fais pas de mal.

« (Gustav) Et on fait quoi maintenant ? Il faut qu'on sache qui l'a emmené, et où !
(Geor
g) On devrait déjà pvenir le studio ! »


Un
e fois de plus, la voix grave de Georg le fait trembler...
Je savou
re cette impression.
Je
n'avais jamais remarqué à quel point nous pouvions, nous aussi, être proches...
C
e sont un peu comme des frères, eux aussi...
Pas d
es jumeaux, juste des frères.
Mai
s des proches capables de me soutenir dans les pires moments.
C'e
st déjà eux qui ont été là, lorsque Bill était en Arabie.
C'est
eux qui se sont débrouillés pour m'arranger un séjour là-bas le plus tôt possible.
C
'est eux qui m'ont aidé à tenir le coup jusqu'à ce qu'on le retrouve.
C'
est eux qui ont été là, à veiller sur moi, les deux dernières semaines.
Je n
e peux rien espérer de plus d'eux...
Ils font déjà le maximum possible pour moi.

Reste à espérer qu'ensemble, nous remettrons la main sur mon double !

« (Gustav) Oh, il s'est endormi !
(Georg)
Chut ! C'est sûrement le choc...
(Sa
ki) Je suis vraiment désolé...
(Gustav) Tiens, donne-lui mon pull, sinon il va attraper froid... »

________________________________________________________________

Voilà je me fais pardonner par une suite pleine de déclarations...
Alors, Saki avait-il raison à voter avis ? En même temps sa famille était menacée, est-ce une excuse valable à vos yeux ?

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Allez, comme vous nous avez laissé quelques (mais très peu) beaux commentaires, je fais mon boulot ;-)

o0olily-fic-tho0o--> t'as raison, dans un sens c'est bien, Saki va pas avoir trop de problèmes, et meme si on sait pas où est Bill, ils savent qu'il est pas partit...et en effet "il se fait toujours kidnapper ce con" --> tout a fait d'accord ^^

xx-freiheit-x-lemon89-xx--> waaw toujours là au rdv ^^ ca me fait palisir ;-) Par contre ta reaction me fait "bizarre"...Saki aurait pas du reagir comme ca parce que c'est son boulot de proteger les TH, mais bon il a paniqué et a pas reflechit "faut que je protege les TH, mais ma famille sera en danger donc blablabla" enfin c'est ce que je me dis ;-)
C'est vrai que le moment où Tom parle de G&G, c'est super beau...je me demande toujours si c'est comme ca dans la réalité aussi...s'il y a un lien comme ca qui s'est tissé entre eux...

th-baboune974-th--> Tom a douté de Bill à mon avis parce qu'il pouvait pas s'imaginer qu'un truc aussi grave etait arivé a son frere ;-) Mais c'est vrai que maintenant c'est plus facile de "pardonner" à Saki...

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Eeeh! Nan ! 3 commentaires ?! vous abusez là ! ^^
Nan serieux, cette suite mérite quand même un peu plus de commentaires, non ? Saki qui avoue, Tom qui se sent proche de Georg et Gus...sérieux ca va pas ca ;-)
Je reviendrai ce soir et s'il y a un peu plus de commentaires, vous aurez une suite...sinon faudra attendre dimanche (euh lundi parce que je suis pas là dimanche ;-) )

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 10:38

Modifié le samedi 13 juin 2009 10:50

Chapitre 61

Chapitre 61
Une douce chaleur me réveille.
Le fr
oid qui me collait à la peau s'est apaisé.

Mon torse
nu se réchauffe sous les couvertures en flanelle, mes pieds contre la bouillotte au fond de mon lit.
Je n'a
i pas le temps de gémir que j'entends parler.

« Tom, ça va ? »
Je n'ai p
as envie de répondre.
Je
tourne alors la tête dans mon oreiller moelleux. Que c'est bon.

« J'espère que tu ne vas pas tomber malade ! Tu es rentré trempé ! »
De
s pas lourds traversent la pièce.
rement Gustav.
J'
ouvre un ½il et l'aperçoit en train de fixer l'écran de son portable.
Il
soupire, puis relève la tête vers moi.
Je croise ses
yeux marron, pleins d'inquiétude.

« Aucune nouvelle de Bill, ni de l'homme masqué !
Pers
onne ne répond au studio... »


Les l
èvres pincées, il vient s'asseoir à mes côtés. Je le suis des yeux.
J'ai
envie qu'il voie à quel point je lui suis reconnaissant de faire tout ça pour moi.
Mais s
on regard fixe ses pieds...

« Tu n'as pas une idée toi ? Qui pourrait bien lui en vouloir ?
-Gustav... Mer
ci !
-Hein ?
-Merc
i !
-De q
uoi ?
-De
veiller sur moi !
-Euh...
Je suis
ton ami, c'est tout à fait normal tu sais !
-Peu d'am
is feraient ce que vous faites, vous deux.
-Peu d
e gens sont assez désespérés que pour avoir envie de partir sans rien dire.
-O
n va le retrouver hein ?
-On le che
rchera tant qu'on ne l'aura pas trouvé ! »


Je cherch
e sa main. Une aide qui m'aidera à tenir le coup jusque là !
Mieux vaut
essayer d'être plus fort que de s'écrouler...
Mais j'a
urai besoin d'eux jusqu'à ce qu'il me revienne.
Il
prend ma main, puis me sourit.
Le silen
ce pèse, mais aucun mot ne sort.
To
ut ce qui est dit se dit avec les yeux.

Et ce qu
i ressort essentiellement, c'est de l'angoisse, de la peur, de la reconnaissance...
Puis, des q
uestions sans réponses...
« Dis, Tom, je voulais te parler de quelque chose.
-Ah bon ?
-Je
vais te dire que je n'y crois pas, mais ton attitude porte quand même à confusion ! Je ne veux pas dire ça pour t'enfoncer, mais il faut que je sache !
-Euh..
. c'est de quoi que tu veux me parler ?
-De ton f
rère.
-
Ne me parle pas de lui tant que tu n'auras pas de bonne nouvelle !!
-Ca
ne sert à rien Tom. Il te hante !! Ce n'est pas en me taisant que tu vas laisser ton esprit s'apaiser de son absence !
-Mais
n'enfonce pas le clou !
-Je dois sav
oir !
-Savoir quoi ?
-Tu as di
s tout à l'heure que tu avais besoin de Bill !
Be
soin de sentir qu'il était avec toi...
Jusque l
à, rien d'anormal...
Mais a
près, tu as ajouté :
« Be
soin de sa peau...
D
e ses mains...
De
sa voix...
De sa chaleur... »
-Et a
lors ?
-Qu'est-ce
que tu éprouves réellement pour lui Tom ?
-Attends, tu
me demandes presque si je ne suis pas amoureux de lui là !!! Tu ne le penses pas quand même ?
-C'es
t ce que tu nous laisses croire !
-Non mais
non mais c'est des conneries ça ! Qu'est-ce qui te mets ça en tête ?
-Ju
ste ton attitude. Je ne dis pas que j'ai raison, mais...
-Mais quoi ?
-
Je me pose des questions. »


Je n
e sais pas si je dois en rire ou en pleurer.
I
l semble si sincère, mais si confus.
J'hésite
entre jouer avec et laisser planer ses doutes ou simplement les apaiser...

« Ca n'a rien à voir tu sais !
B
ill, j'en suis dingue !
C'est l'uni
que frère que j'ai jamais eu, et que j'aurai jamais !
C'est mon protégé...

Si j'ai
dis ça, c'est parce que lui et moi avons toujours vécu un amour assez physique ! Ne t'y trompe pas, ça n'a jamais rien été de sexuel... »


Je manqu
e d'éclater de rire en prononçant les deux dernières phrases...
Il semble
ne pas savoir à quoi penser ! Est-ce qu'il a raison, est-ce qu'il a tort ?
Je lui dessine
un sourire, qui s'efface malheureusement trop vite après !

« C'est juste que les moments difficiles, nous les avons vécu ensemble, et nous avons toujours été là pour nous soutenir l'un l'autre.
Les
câlins entre nous, ça n'a jamais manqué !
Tu as du
t'en rendre compte...
Mais d
ésolé si je tue tes illusions...
C'est mon f
rère !
Je n'ai jam
ais rien désiré de plus de lui qu'un amour fraternel !

Mais
pour le moment, il me manque atrocement. Et comme en tout manque d'amour, j'ai envie de sentir ses doigts, sa peau, sa chaleur. En gros, je voudrais sentir qu'il est contre moi, à sécher mes larmes et apaiser mon esprit comme on le faisait toujours. Ce n'est rien de plus, rien de moins... »


E
n parlant de lui, les souvenirs me reviennent...
Toutes ces fois on je l'ai pris dans mes bras, où il m'a pris dans ses bras, ces jours où j'ai essuyé mes larmes contre sa peau,...
Ce
s câlins irremplaçables, cet amour qui nous unit, juste parce qu'on est frères !
Les la
rmes remontent, encore une fois.
Mais j
e ne les essuie pas !
Je préfère le
s laisser couler, en m'imaginant que ses doigts viendront, un jour, les frotter.
Laisser
pleurer cette douleur, ce manque, cette absence, plus douloureuse à chaque perte !
Savoure
r la façon dont vous en êtes retournés pour qu'elle vous marque, et que plus jamais vous n'ayez envie de la revivre !

Et puis
...
Sentir ce
s bras se refermer sur vous, en vous disant que les siens reviendront un jour.
Sentir cette ch
aleur vous réchauffer en vous disant que la sienne saura aussi apaiser votre c½ur.
Sentir
ce murmure s'engouffrer dans vos oreilles en vous disant que ses paroles à lui vous guériront dès l'instantvous les entendrez...
« Tom, ne pleure pas !! »

Je m'éloigne de Gustav, me libère de son étreinte. Je n'ai pas l'habitude que ce soit lui. Je voudrais que ce soit quelqu'un d'autre.
« Dis, Gustav, tu sais ce que c'est que le manque d'amour ?
-
Je ne sais pas... »

Je me lève, fais le tour de la pièce, puis me retourne face à lui.
On s
e dévisage, puis je m'avance vers lui.
Il se lève, à s
on tour, et monte sa main sur ma joue.
Je lui serre
le poignet, et l'oblige à faire descendre sa main sur mon torse, à l'endroit où il sentira le mieux battre mon c½ur.

« Le manque d'amour, c'est atroce !
Le manque
d'amour, c'est quand tu as froid au c½ur, et que rien ne peut le réchauffer...
T
u as tout le temps envie d'en pleurer, mais ça ne fait pas revenir celui qui te manque.
C'est chaq
ue seconde plus douloureux...
C'est c
omme un clou qui s'enfonce dans ta poitrine sans jamais faire demi-tour ! »


Mes paup
ières se ferment...
J
e m'écroule dans les bras du batteur, qui me serre contre lui.
« Tom, qui accepterait de te faire autant de mal ?
Qui accepter
ait de te voir pleurer ton frère sans broncher, sans même penser à te le rendre ? Même une groupie égoïste ne te ferait pas souffrir autant ! Elle t'aurait ramené ton frère !
Mais
alors qui ?
Qui e
st assez psychopathe ?
Un
anti t'aurait ramené Bill, amoché de coups, certes, voir mort, mais il te l'aurait ramené ! Juste pour voir s'afficher sur ton visage de l'horreur, et le désir de vengeance !
Qui Tom ? Qui
?
Qui
est assez sadique que pour que tu lui accordes ta confiance alors qu'il se joue de toi ? Qui prend du plaisir à t'admirer pleurer, en silence ?
Qui
a pu avoir nourri tellement de rancune que pour avoir l'envie de t'arracher à lui ?
-Ma mère ! »


_________________________________________________________________

Désolé pour le retard...avec la reprise des cours j'étais un peu à la bourre (et je le suis toujours)
Pendant 2 ou 3 semaines j'ai presque plus été sur l'ordi et quand j'y etais, je devais faire les choses indispensables (genre mails et trucs du genre) donc j'ai pas eu le temps de venir poster (surtout que chercher une photo qui va +/- avec le chapitre c'est pas toujorus facile :-P)
Donc voilà ^^
Alros, Que va-t-il se passer à votre avis ? comment ils vont reagir face à ce que Tom vient de dire ? que va-t-il se passer avec leur mere ? ^^
________________________________________________________________

Aaah! ca fait du bien d'avoir quelque comms auxquels repondre :-) ca faisait longtemps!
alooorrs

BillplayxTomlovexyaoi--> Qui te dit que ca va aller si facilement? Ce n'est pas parce qu'ils croient que c'est la mere, que c'est bien elle et qu'elle va avouer ;-) enfin bon vous verrez ^^ contente que tu suives encore cette fiction !

xx-freiheit-x-lemon89-xx--> Dis donc t'es violente quand tu t'y mets xD nan mais s'ils lui cassent la gueule, elle saura plus repondre vaut mieux d'abord demander et (si c'est bien elle) lui casser la gueule apres xD
L'histoire de Gus et Tom, j'ai adoré quoi xD Tu n'abandonnes donc jamais ??? Et quand on te dit que c'est pas de twincest, tu impliques d'autres dedans xD bientot tu vas nous dire "Georg et Saki il y a quelque chose" xD nan mais c'est bien, continue a esperer, on sait jamais ;-) ^^

# Posté le mardi 30 septembre 2008 15:00

Modifié le samedi 13 juin 2009 11:19

Chapitre 62

Chapitre 62
Ses paroles résonnent à mon oreille sans que je ne puisse les assimiler !
Pou
rquoi sa mère ?
Je le ress
erre contre moi, frotte ses bras fins, mais il me repousse !

« Gustav, viens avec moi ! »
La second
e qui suit, je me retrouve emporté dans l'escalier, à essayer de suivre sa main qui me tire vers lui !
I
l ne s'arrête plus, comme si une idée avait germé dans son esprit !

« Tom
, qu'est-ce qui se passe ?
-
Chut ! »

I
l me plaque contre le mur, sous l'escalier, et colle son index sur mes lèvres.
« Maintenant, ne dis plus rien ! S'il y a un problème, rejoins-moi ! Mais sinon, ne te fais pas remarquer ! »

S
es doigts relâchent ma main...
Pourvu
qu'il ne se plante pas !

_
_______________________________________________________________

Co
mment te remercier ?
De
m'avoir ouvert les yeux, d'avoir été là ! Comment ?

Tu m'abandonn
es dans un dernier clin d'½il !
Maintenant,
je sais que je ne peux aller que de l'avant !

Mon pas gauche, f
ranc, prend le pas sur le droit !
Comment
n'ais-je pu deviner plus tôt ?
C'était e
lle, depuis le début !
Elle, qui m'
a bousillé encore deux semaines entières de jeunesse !

J'enfonce l
a porte de la cuisine...
A peine entré, j
e la fixe d'une expression pleine de dégoût !
Ell
e, au contraire, me sourit !
« Tiens, Tom, tu es de nouveau sur pied ? Tu veux quelque chose ?? »

Dégoûter, c'e
st bien peu dire !
Ell
e joue encore dans son jeu, elle croit qu'elle est encore crédible, que je ne l'ai pas démasquée !! Cela ne pouvait pas durer éternellement !
I
l me fallait LE déclic qui me fasse comprendre que c'était elle depuis le début !
Elle qui manigançait !

« Il est où ? »
M
on ton est froid ! Je m'étonne moi-même de cette détresse qui appelle !

« Tu sais bien que je ne le sais pas ! Sinon je te l'aurais déjà dis tu sais ! »
Elle jo
ue bien ! Il n'y a qu'elle pour me faire si bien tourner en rond !
P
arce qu'elle me prend par la sensibilité ! Elle me console avec toutes sortes de petites choses que j'apprécie.
Cette méticulosité dans ses plans m'a déjà coûté assez cher ! Il est temps que ça cesse ! Que je lui montre que non, je n'ai plus assez de ses petits plans ! Je veux mon frère !

« Tu mens ! »
Elle semb
le embarrassée, et lâche le couteau avec lequel elle épluchait les pommes de terre !

« Pourquoi est-ce que je te mentirais mon chéri ? »
Toujours ces
paroles ! Elles me souillent ! Elles abîment mon image en espérant que je laisse tomber mon frère pour quelques beaux mots dans le vent !

« Parce que tu joues avec moi ! »
J'avance ve
rs elle ! Je ne fais que deux centimètres de plus qu'elle, mais assez que pour me sentir imposant en face d'elle, de son mensonge !

« De quoi tu parles ?
-Tu s
ais très bien de quoi je parle !
-Tom, expliq
ue-toi !
-Où est Bil
l ?
-Je n'en sais rie
n, je te l'ai déjà dis !
-
Tu l'as interné !
-Non
!
-Si !
-C'
est faux ! »


Je
m'efforce de rester calme, ou du moins de le paraître ! Son visage se crispe, ses rides se marquent ! Il ne faut pas la connaître beaucoup pour ressentir le stress qu'elle émane.

« Alorsest-il ?
- Je ne
sais pas !
- Bien sû
r que si !
-
Non ! Je te l'aurais dis sinon !
-Je n'en sui
s pas si sûr ! Regarde-toi, à renier que c'est toi qui as fait disparaître mon frère !
-Je
n'ai rien fait !
-Tu t
e rends compte que c'est ton fils ? »


Elle r
ecule prudemment, mais je ne faiblis pas ! La distance qui me sépare d'elle ne fait que diminuer ! Et plus je parle avec, plus je vois sur son visage cette crainte qu'elle redoutait tant !

« Je voulais juste l'aider !
- Tu
voulais nous séparer !
-Non ! Je voulais juste qu'il soit suivi !
-B
ien sûr !
- Je voulai
s qu'on l'aide à ce qu'il sorte de la folie !
-Il n'est pas fou
!
-S
i, Tom, tu dois l'admettre ! Il est fou !
-C'
est faux ! »


Je me se
ns trembler ! Et si elle avait raison ? Et si Bill était fou ?
Je c
hasse vite cette idée de mon esprit ! Elle fait juste la langue de vipère, elle veut me dissuader !

« Si Tom, il est fou !
-NO
N !
-Tu
dois l'admettre !
-Il a
juste perdu la mémoire !
-Ce
qui fait de lui... un fou !
-Non
!
-
Il est dangereux !
-Non
! Il ne ferait de mal à personne !
-Alors
comment expliques-tu le fait qu'il m'ait étranglée, l'autre soir ? »


Mes poings
se serrent...
Je sais
qu'elle a tort, et pourtant elle a l'air convaincue de ses arguments !

« Il avait trop bu !
I
l ne voyait plus sa force !
-
Il était très sobre !
-
Où est-il ?
- L
à il ne pourra pas nuire !
-D
is-le moi !
-Hors de question ! Je n'ai pas envie de remettre ce psychopathe en liberté !
- Comment peux-tu traiter ton fils de psychopathe ?
-Il faut voir
la vérité en face !
-Tu me dégoûtes !
-O
ublie-le comme il t'a oublié, comme il m'a oublié !
- Il ne v
oulait pas t'oublier !
- I
l ne voulait peut-être pas, mais il l'a fait !
-C'est
ton fils !
-Ce n'est p
lus mon fils ! Mon fils, il est éduqué ! Mon fils, il est plein de gloire ! Mon fils, son nom a résonné sur toutes les bouches ! Mon fils, il est ambitieux !
C
e type que tu as ramené, ce n'est pas mon fils !
- Bien sur que si
! Tu sais à quel point on se ressemble ! Tu sais que je ne pourrais pas me tromper !
-Phys
iquement, peut-être...
Mais mentalement, ce n'est plus mon fils ! »


La ha
ine monte en moi ! Comment pouvait-elle ? Insulter mon frère ? Le ramener à l'état de psychopathe alors qu'il n'avait fait que perdre ses repères !
Com
ment pouvait-elle nier le fait qu'il soit son fils ?

Mes pensées m
e bousculent, ses arguments m'horrifient ! Elle a tort, elle a tort !
Je trembl
e ! Ma main hésitante prend possession du couteau à steak posé sur le meuble...
Elle n'a pa
s le droit de dire ça ! Elle n'a pas le droit de le penser ! Elle n'avait pas le droit de lui faire du mal, de me faire du mal !
J'avance
vers elle ! Toujours ! Elle ne peut plus reculer !

« En tout cas, c'est toujours mon frère !
Al
ors dis-moi où il est ! »

La la
me aiguisée luit dans ma main. Je rêve qu'il arrache ce sourire de sa face !
« Tu le sais !
-Où est
-ce que tu l'as interné ?
-
Loin d'ici ! Qu'il ne revienne jamais !
-Où ?
»

J
'approche le couteau de son oreille, et elle se met à rire aux éclats !
« Voyons Tom ! Sois un peu raisonnable ! Tu ne veux pas le rejoindre lui aussi !
-Où ?
-Tu sais, je
ne te l'ai jamais avoué ! Mais je t'ai toujours préféré à lui ! Tu as ce charme que lui n'a pas...
Ou
blie-le ! Il ne t'arrive pas à la cheville, mon fils !
-Alo
rs moi je suis ton fils et lui pas ?
-Oui..
.
Toi, tu es beau, toi, tu es doué !
Lui,
il n'a jamais fait que te suivre tu sais !
Regarde
-le, il n'a jamais su jouer un instrument ! Il n'a jamais couché avec une fille ! Tu es bien meilleur que lui !
L
aisse-moi te garder, juste toi ! Il n'y aura plus aucune jalousie comme ça !
-Esp
èce de vipère ! Et tu veux que je te croie ? Tu veux que je te dise ce que j'en pense ? Tu mens, tu mens !! Tu veux m'amadouer, me faire croire que je suis mieux que lui, juste pour que je me plie à tes désirs ! Tu veux que je te croie parce que tu me valorises plus que lui !
M
ais tu te trompes ! Bill n'a peut être jamais joué quelconque instrument, mais c'est lui qui nous a emmené au sommet ! Il n'a peut-être jamais couché avec une fille, mais il est capable d'être fidèle et sérieux !

Alors, je s
erais toi, je la bouclerais !
Je n'ouvrirais
la bouche que pour me dire où il est, exactement ! »


Mon c½ur ré
sonne dans mes tempes...
J'ai peur ! Peur de flancher, de foirer, peur qu'elle m'ait, qu'elle se joue de moi, une fois de plus ! Peur qu'elle soit plus rusée que moi et qu'elle trouve un moyen de m'échapper ! Je laisse la lame aiguisée frotter le lobe de son oreille, pour l'effrayer ! Pour qu'elle me dise, enfin, où il est !

« Tom, tu ne le ferais pas !
-Où
est Bill ! Réponds-moi bordel ! »


Je recule, en tremblant toujours autant ! J'ai chaud à force de m'énerver !! Mes joues sont si brûlantes...

« Voyons, Tom, tu sais aussi bien que moi que ce couteau n'a rien à faire dans la main d'un innocent comme toi !
-Où est
Bill ?
-Tom, tu entends
ce que je te dis ?
-O
ù est Bill ?
-...
-P
utain répond ! »


Je
sens que je faiblis ! Cette arme, je ne suis pas assez taré que pour oser m'en servir ! Malheureusement, elle le sait ! Elle me connaît ! Elle sait quelles sont mes faiblesses !

« Tom, sois raisonnable. Que vont penser les fans si tu oses te servir d'une arme blanche ?
-Où
est Bill ?
-Mon f
ils... »


Fou
, fou...
Bill
ne pourrait jamais l'être !
Si seulement il
savait ce que c'est que d'être gagné par la folie !
Je sais qu'i
l n'a jamais ressenti ça ! Juste parce qu'il n'a jamais eu ce désir qui m'habite en cet instant !
Je m
'avance à nouveau vers ma mère, et furieusement, pose le couteau sur son cou en la coinçant du mieux que je peux !

« Réponds- moi ! Dis-moi ! Dis-moi où il est ! Sinon, je te tue ! Tu entends ?
JE TE TU
E ! »

Insta
ntanément, ses pupilles se rétractent ! Elle brûle de peur ! Moi, de triomphe !
Elle ne po
urra plus flancher !! Elle va être obligée de me le dire ! Elle ne se tuerait pas pour quelqu'un qu'elle ne considèrerait pas comme son fils !

Derrière, la p
orte s'ouvre...
Mais j
e n'ai pas le temps de m'occuper de ça pour l'instant !
« Il est à l'asile Ste Célia...
(G
ustav) Tom ! Qu'est-ce que tu fais ! Arrête !
(Moi) Il ét
ait temps ! »

Je la
lâche et me retourne vers le batteur qui a les yeux écarquillés comme des balles de ping pong !
« C'est quoi ça ?
-Prends
la, avant qu'il ne me prenne l'envie de m'en servir ! »

Je
lui colle le couteau sur le torse pour qu'il le prenne, puis quitte la pièce !
« Tom, tu vas où ?
-
Retrouver mon bonheur, ma vie, mon ange... »


____________________________________________________________________

xx-freiheit-x-lemon89-xx--> mdr ca me rassure, je suis pas la seule a avoir eu un soupçon de perversité à la fameuse phrase sous l'escalier xD mais je suis désolée :il ne feront pas l'amour pendant des heures, et Gus ne sera pas de la partie (heureusement, il est a moi xD:-P et voila elles vont toutes me prendre pour une groupie xD)
Par contre j'aime bien ton 2ième commentaire, il ferait presque peur (eu j'avoue qu'en lisant je me suis dit "heureusement que je ne la verrai jamais en vrai" xD) et t'es sadique avec ta mere (enfin avec sa mère, enfin avec la mère xD) mais j'aime bien ta description ^^ un peu gore mais j'aime bien xD

DarkOnyx --> en effet, vive le commentaire constructif x) et je vais même ajouter : vive la réponse constructive xD

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 13:53

Modifié le samedi 13 juin 2009 11:24

Chapitre 63

Chapitre 63
[Dans mon dos, la main de Georg, sur mon épaule, celle de Gustav.
Je parcours
les couloirs sombres, en compagnie d'une dizaine de gardes du corps et de mes plus fidèles amis.

« (Georg) Il ne doit plus être loin...
(Tom) J'ai peur ! »


La main d
e Gustav se resserre sur mon épaule.
J'ai envi
e que ce dédale de couloirs cesse, et de me retrouver face à lui !
On m'indi
querait une porte, et je n'aurais qu'à l'ouvrir pour me jeter dans ses bras !
Et le retrouv
er, après tant de temps...
Je p
ourrais enfin sentir qu'il existe !

« (Gustav) C'est toujours aussi lugubre ici ?
(Gardien
) Veuillez vous taire ! Il y en a qui souhaitent dormir !
(G
ustav) Je voulais juste...
(
Gardien) Chut !»

Le dialogue cesse aussitôt, et je me replonge tristement dans mes pensées.
Q
u'est-ce que je vais lui dire ? Comment lui expliquer ? Je meurs d'envie de le voir, mais j'ai peur de la façon dont il va réagir.
J'ai
déjà été étonné plusieurs fois par lui, il pourrait le faire une fois de plus.

La
main de Georg me pousse vers la gauche, signe que je dois tourner.
Je l
e suis sans lever les yeux. Comment lui justifier le fait que j'ai attendu deux semaines avant de comprendre qu'il était interné ?
Est-ce
qu'il acceptera que je le prenne dans mes bras après tout ça, ou est-ce qu'il voudra que je reste à distance ?
Pire...est
-ce qu'il se souviendra de moi ?

« (Gardien) C'est ici ! »

J'ai
froid ! Ici, c'est si sombre ! Les murs sont noirs de saleté, les fenêtres voilées par les toiles d'araignées. Elles sont tellement sales qu'on ne voit pas les barreaux noirs qui isolent ce bâtiment de la civilisation, la vraie.
Tout est si étrange, si oppressant, stressant !
La port
e qui se tient devant moi ressemble à celle d'un coffre-fort...

« (Gustav) Il est là dedans ?
(Gardien) To
i, on t'a pas sonné. Et où tu veux qu'il soit d'autre ?
(Gus
tav) Il y a quoi d'autre derrière cette porte ?
(
Gardien) Demande au petit blondinet qui t'accompagne d'aller jeter un coup d'½il ! »


Il
se met à rire, à pleines dents, d'une voix forte et portante qui résonne dans le silence des couloirs noirs. Je n'ai pas compris ce qui le motivait à rire !
Même
les gens sont spéciaux ici !

Je com
mence à frissonner en regardant la lourde clinche métallique.
Est-ce
qu'il est vraiment derrière ? Est-ce que maman a été assez folle que pour qu'on le mette là, pour qu'elle l'accepte sans rien broncher ?

« (Georg) Tom ?
(M
oi) Il ne peut pas être là !
(G
ardien) Hahaha ! Pourquoi est-ce qu'il serait ailleurs ? Tu sais, quand on tue, on ne mérite aucune grâce !
(Moi) Il n'a
pas tué ! Il a juste perdu la mémoire !
(G
ardien) Tiens, il n'a pas tué ! Laisse-moi rire ! C'est bizarre, parce que le jour de son arrivée, il a avoué avoir poignardé l'un de ses confrères !
(Moi)
Il n'a jamais tué ! C'est quoi ces histoires ?
(Gardi
en) Tu crois qu'on l'aurait mis là dedans s'il était innocent ? Réfléchi à deux fois avant de dire des bêtises, petit gringalet ! Bon, tu veux la voir ta chérie ou pas ?
(Georg)
Je vous prie de le respecter !
(Gardien) Tiens, tu es bien marrant toi ! Heyhey... »


Je r
egarde impuissamment la porte. Tué ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Bill ne po
urrait pas tuer, même avec la meilleure volonté du monde !
« (Gardien) Bon, assez rigolé, petit gringalet...
Le vo
ilà ton chéri. »

Il m
et dans la serrure une énorme clé en métal rouillé, la tourne trois fois dans la serrure, puis abaisse la clinche.
Je ferme
les yeux, inspire profondément, force Gustav à enlever sa main de mon épaule, et tire sur l'énorme porte.

Derrière, il f
ait glacial. Un air froid, noir, lourd !
Je m
'avance dans la pièce, et une odeur infecte me prend les narines ! Mélange de transpiration, d'urine, ajouté à une bouffée de sentiments indescriptibles mais tellement atroces !
L'obs
curité est plongeante, l'atmosphère pesante !
Je me retourne, et observe le sourire édenté du gardien
« Ah oui, j'avais oublié, je ne sais pas s'il reste grand-chose de lui !! »

Qu'e
st-ce qu'il raconte ?
Mes yeux
fixent à nouveau le noir ! C'est comme si j'étais seul ! Et si je me faisais piéger ? Et s'il refermait la porte sur moi ?
Je
le fixe à nouveau, mais il ne fait que me sourire.

Je r
este planté là, à réfléchir. Je ne comprends pas !
Pourqu
oi ce sentiment d'être emprisonné ?
Pourquoi ce no
ir ?
Pourquoi c
e silence ?
Et
cette solitude ?
Rien n'a chan
gé ! C'est bizarre : j'aurais déjà du me jeter dans ses bras !
Je sc
rute le sol ! Je ne vois rien, ni lui, ni aucun objet. Pas un faisceau de lumière !

« Bill ? »

Mes
yeux croisent à nouveau ceux du gardien :
« Vous vous moquez de moi ?
-Non,
mais je crois que tu espérais trop ! »


J'esp
érais trop ?
Qu
'est-ce que je désirais ? Oh, bien peu...
Just
e sa chaleur...
Ici, tout est
froid !
« Où est-il ?
-Je ne le
sais pas plus que toi ! Je crois que tu devrais chercher un peu ! »


Je
regarde le noir, à nouveau...
Rie
n que cette nuit profonde, tellement glaciale qu'elle ne peut être que le résultat de la misère, la souffrance, le désespoir que peut bâtir l'homme.
Qu'e
st-ce que ça veut dire ?
L'exc
itation que je ressentais, que j'ai du mal à la contenir, me brûle...
Je fai
s un pas dans la pièce, puis deux.
Mes pas
résonnent sur le métal.
Un bruit c
reux, lourd,...

« Vous n'auriez pas une lampe de poche ?
-E
t puis quoi encore ? Je ne suis pas le Père Noël ! »


Un pas,
encore, puis un autre. Cette pièce n'a pas de limite ! Elle s'engouffre éternellement dans cette obscurité !
Et lu
i, où est-il ?
« Bill ? »

C'est bizar
re ! Si étrange...
Il
est censé être là, et pourtant, c'est comme si j'étais seul.
Je f
ais un tour sur moi-même : aucun signe de lui.

« Bill, réponds-moi...
C'est moi
, Tom ! »


Impos
sible de dire à quel point j'ai froid. Si froid que j'en suis incapable de penser.
C'est co
mme si je ne vivais que corporellement, sans cette spirituali qui accompagne tout être.

« Bill ? »
Un
ger souffle.
Un
haut-le-c½ur !

« Bill,
tu es là ?? »

Rien...


« Bill ? »
J
e tremble, j'ai froid, et pourtant, j'ai cet espoir.
Cette
flamme, si faible, ne pourra me raviver, mais elle est là !
Et je le
sens...

Il ne
peut plus être loin ! Mais pourquoi ne me répond il pas ?
Est-c
e qu'il veut que je parte ?
Je m'accroupis au sol, et commence à marcher à quatre pattes.
Mes mains tâtonnent le métal sous mes pieds, à la recherche de quelque chose. Peu importe quoi...
Mais
ce serait bien si c'était lui !

« Bill ? »
Je
me retourne, tourne dans l'autre sens !
Me
s mains balayent le sol, à sa recherche !
Ce
n'est pas drôle ce jeu de cache-cache...
Il d
evrait être là. Pourquoi est-ce que je ne l'entends pas ?
Po
urquoi est-ce que je ne suis pas guidé jusqu'à sa chaleur par mon instinct ?
Avant
, ça marchait toujours !

« Bill, tu es là, dis-moi que tu es là ! »
Rien...

Je soupire, écoute ma lente respiration...
Il y a q
uelque chose...
C'e
st faible, court, indistinct !
M
a main court sur le sol...

« Bill ! Aide-moi ! Où es-tu ? »
J'ai
trouvé quelque chose !
C
ertes, froid, fin...
Un gl
açon !
Je
m'approche lentement de ma main, en tenant de ne pas lâcher ce que je tiens entre mes doigts.
« Bill ? »

Je tâtonne encore un peu !
Il y a
quelque chose ! Ce n'est pas possible autrement !
Mes
mains voyagent, essuient au sol une matière plus douce...
Faites q
ue je le retrouve, faites qu'il soit là, faites qu'il...

Mon po
uls résonne dans mes tempes, encore plus fort. Je n'entends plus que ça !
« Bill ? »

Mes
mains tremblantes explorent timidement l'obscurité...
Je comm
ence à tout comprendre !

Des
cheveux, une peau, des bras, des doigts !
Il est l
à, allongé à mes pieds !
« Bill, Bill c'est toi ! Bill, réponds-moi !»

Rien.
..
Pourquoi ?

Mes
doigts voyagent, cherchent à faire parler le corps inerte.
« Bill, c'est moi, Tom ! Dis-moi que ça va ! »

Un f
aible souffle...
Je colle
mon oreille à ce qui doit être sa bouche !
Ses poum
ons sifflent, il gémit faiblement.
« Bill ! Bill, qu'est-ce qui t'es arrivé ? Qu'est-ce que tu as ?
Po
urquoi tu ne parles pas ? Pourquoi tu ne réponds pas ! Et pourquoi tu siffles ?
Je sais q
ue tu m'en veux sûrement, mais il ne faut pas ! Pas avant que je ne t'aie sorti de là ! »

Mes
mains parcourent son corps, je redessine ses côtes saillantes, ses joues creuses. Sonur bat faiblement ! Mais c'est lui ! Lui, enfin, il est là ! Sous mes yeux ! Je pleure, de joie, et de tristesse !
De joie
de savoir qu'il est là, de tristesse qu'il me nie ainsi !

«Bill, dis-moi que tu m'entends ! C'est moi, Tom ! Ton frère, tu te souviens?
Je su
is là, je suis revenu ! Je vais te sortir de là, mon frère ! »

Rie
n...
Ma main
descend sur son bras, et va chercher ses doigts fins, glacés !
M
on regard fixe le gardien
« Mais qu'est-ce que vous lui avez fait ?
-Juste le
laisser crever à petit feu !
-Quoi ?
-
Le laisser crever !
-
Depuis quand il est là ?
-Il e
st sur le point d'y passer, je dirais deux semaines !
-Deu
x semaines qu'il vit là ?
-Tu ne
voulais pas que je l'héberge chez moi non plus ?
-C
'est inhumain !
-Parc
e qu'il est humain lui peut-être ?
-
Oui !
-
Ah, tu es si drôle ! »

Le
noir est si profond que je ne distingue même pas mes mains sur le ventre de mon double...
Le laisser
crever à petit feu ! Mais dans quel état es-tu, Bill ?
Es-
ce que tu es malade ?
Pourquoi t
u ne bouges pas ? Parle-moi...
Je t'en
prie !
La cra
inte me tord ! Je respire profondément en me mordant les lèvres à sang pour réussir à me contrôler, et ne pas brusquer mon frère !
Qu'est-ce
qu'il s'est passé ici ?

Je glisse mon bras droit sous le dos de mon double et m'approche de son oreille.
Il
est si inerte que j'en ai les entrailles retournées ! C'est comme si je tenais contre moi un bloc de pierre couvert de neige fraîche...
« Bill, je vais te sortir de là...
J
e suis là maintenant...
To
ut va bien se passer, tu n'as plus à avoir peur... »


Ses poumon
s sifflent alors qu'il expire faiblement...
Le fond
de ma gorge se serre. Ce n'est pas normal !
A l'ent
endre, on dirait qu'il exhale son dernier souffle !

J'e
nfonce mes ongles dans la peau de son dos...
Il
ne semble même pas stimulé. Toujours cette impression qu'il étouffe dans mes bras !! Ou qu'il est déjà mort !
A m'entendre respirer si vite, à sentir mon c½ur battre si fort, j'aimerais pouvoir partager mon corps avec lui pour cesser d'entendre cette agonie qui me bourdonne dans les oreilles.
J'aimerais lui donner mon poumon, mon c½ur, pourvu qu'il me parle et qu'il me dise ce qu'on lui a fait, pour sentir non pas ce froid glacial parcourir ses veines, mais une onde de chaleur !

« Ils n'ont pas le droit de te faire ça, mon frère !
Je ne les laisserai pas faire ! Mais il va falloir que tu te battes ! Tu sais aussi bien que moi ce qu'est le prix de la liberté ! Je suis avec toi Bill, je vais t'aider...
Et Gust
av et Georg aussi, on est tous là pour toi ! Tiens bon, on va te sortir de là!»

Alors que
je lui offre quelques dernières paroles, je sens ses doigts frétiller et ses phalanges se replier courageusement sur ma main...

________________________________________________________________

Voilà la suite que vous attendez depuis si longtemps ;-)
alors, vos impressions ? vous vous attendiez à ca ? ^^

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 10:38

Modifié le samedi 13 juin 2009 11:30

Chapitre 64

Chapitre 64
Tout est vide, noir, sans espoir...
Ou du moins ici. Il est temps que je m'en aille, vers un ailleurs, un autre horizon !
Je vois toujours cette femme, si parfaite ! Elle me tend la main !
Bientô
t, je la lui prendrai et elle m'emmènera dans son beau pays.
Au moins, j
e ne pourrai y être que mieux qu'ici, qu'entre la vie et la mort, qu'entre la réalité et le rêve...
Chez el
le, il y aura au moins des fleurs, de la chaleur.
Ici,
tout se prête à vous détruire moralement !
Carl avai
t raison en disant que les cachots étaient plus terribles que tout. Et je comprends maintenant que personne n'ait envie de vivre ici...
Tout l
e monde doit s'arranger pour partir le plus vite possible une fois qu'il a compris qu'aucune issue n'est possible.

Mon corps
me quitte à présent. Je sais qu'il ne se relèvera plus !
Il est devenu
comme indépendant à mon âme.
Bien
t, je n'aurai même plus la sensation de l'avoir un jour habité. Je n'aurai pas le malheur de le sentir vieillir et souffrir plus longtemps...

L
a mort recommence à chanter, en me souriant...
El
le rayonne de vie ! Moi, je ne suis plus rien.
Fa
ites qu'elle m'emmène et qu'elle me rende l'envie d'être pétillant comme je le fus...

Faites qu
e mon frère ne se rende jamais compte de mon absence, et qu'il vive toujours avec l'espoir de me retrouver. Car je lui reviendrai, mais juste un peu plus tard !
Un petit pi
ncement traverse ce qui reste de mon c½ur...
Je
ne voulais pas lui mentir ! Je m'en voudrai pendant longtemps. Mais c'est impossible pour moi de faire demi-tour !

La
déchirure sera profonde, mais je ne tiens plus à rester en vie si mon existence n'est faite que de longues méditations dans un pièce où je ne sentirai jamais plus la chaleur du soleil effleurer ma peau et illuminer mon esprit.

La
jeune femme chante toujours. J'ai même envie de chanter avec elle, pour franchir le pas plus facilement...
En moi
-même, j'entends résonner ces quelques paroles :
« Wir müssen
nur noch 1000Meere weit...
Noch 10
00dunklen Jahren ohne Zeit... »

Mes d
oigts effleurent l'épaule de la Mort.
Elle est froide
!
So
n sourire s'efface...
Sa
voix se perd dans l'obscurité...
Sa beau
té ne s'éteint pas, certes, mais s'estompe dans un noir complet.
« Non ! Ne t'en vas pas, reviens ! J'ai besoin qu'on me sorte de là ! J'ai besoin de mener une existence heureuse ! »

Tout d'un co
up, j'ai du mal à respirer ! Mes poumons sifflent en soulevant difficilement ma poitrine aux côtes saillantes ! Mon corps glacé éteint les quelques espoirs d'évasion qui me motivaient !
Je suis lo
urd. De tristesse, de désespoir, de souffrance.
Mon e
stomac se tord sous la faim qui me ronge depuis des jours entiers.
Je n
'arrive pas à ouvrir mes yeux qui ont décidé de se fermer tant que la lumière ne viendrait pas effleurer mes paupières.

«Bill, dis-moi que tu m'entends !! C'est moi, Tom ! Ton frère, tu te souviens ??
Je suis là,
je suis revenu !! Je vais te sortir de là, mon frère !! »


Mes pensées
se figent !
Une vo
ix me frappe...
El
le m'est familière, et pourtant si lointaine !
M
ort serait-elle de retour ? Reviendrait-elle enfin assouvir ma soif de pardon ?

Je cherche à
retrouver cette voix, mais le silence la domine.
D'ab
ord sceptique, je m'abandonne rapidement à l'idée que ce n'était qu'une illusion !
La foli
e m'a déjà emportée plusieurs fois ces quelques temps...
Elle me joue p
eut-être encore un tour.
Je me co
ncentre sur mon c½ur.
Il
bat toujours, mais faiblement.
Je sais que le temps m'est compté, que tout n'est qu'une question de minutes, d'heures.
Je
soulève une nouvelle fois ma poitrine dans laquelle j'étouffe !

Souda
in, je sens une onde de chaleur parcourir mon ventre !
Je frissonne int
érieurement. Mon corps n'est plus capable de rien.
C'
est à peine s'il peut encore ressentir le monde extérieur.
Elle parcourt
tout mon bras, en me faisant un bien fou, et va se lover dans le creux de ma main.
D'abo
rd faible, elle grandit ensuite pour recouvrir toute ma main.
M
on pouls accélère, ma respiration aussi. Mais elle m'horrifie, tant mes bronches sifflent.
J'a
i l'impression que mon corps agonise !

Puis, une
autre onde de chaleur réchauffe mon dos !
Je la sens me soulever légèrement en savourant le bien qu'elle me fait. Mort, est-ce que tu as décidé de m'emporter en beauté ?

Même un souff
le chaud brûle ma peau, glacée depuis longtemps.
« Bill, je vais te sortir de là...
Je su
is là maintenant...
Tout va bien se
passer, tu n'as plus à avoir peur... »


Mes pensées s
e figent à nouveau...
Cette
voix...
D'où vient-elle ?
Je la connais, elle me fait du bien. Mieux, elle m'apaise !
Le visage
d'un dreadeux souriant ressort de ma mémoire !
Je
croyais que jamais plus je ne pourrais le retrouver, son visage !
En moi
-même, la joie explose, même si mon corps ne veut pas buger !
Tom ! Tom,
c'est toi ? Tom, tu es là ? Tom !
Par
le-moi...
Je
veux entendre ta voix, encore !
Parle-moi
, touche-moi, réveille-moi !
Ai
de-moi à faire couler les larmes ! Aide-moi à revenir Tom !

Aide-moi à t
e prouver que je suis encore là ! Aide-moi...
Sor
s-moi de mon enfer !
Tou
che-moi, que je puisse sentir ta peau contre la mienne !
Appelle-moi, qu
e je puisse savourer ta voix !
Réve
ille mon corps...
Aide-moi à me relever, je t'en supplie.

« Ils n'ont pas le droit de te faire ça, mon frère !
Je ne les laisserai pas faire ! Mais il va falloir que tu te battes ! Tu sais aussi bien que moi ce qu'est le prix de la liberté ! Je suis avec toi Bill, je vais t'aider...
Et Gustav et Georg aussi, on est tous là pour toi ! Tiens bon, on va te sortir de là!»


T
om...
Tom...
Tom..
.
Enfin...
Ce
nom qui sortait de ma bouche à chaque fois que j'osais entrouvrir la bouche!
Je te jure que j
e ne voulais pas te mentir ! Je voulais revenir, te retrouver !
Tu ne m
e croiras pas, mais pitié, ne me lâches pas, pas maintenant.
J'ai besoi
n de toi...

Aide-
moi...
Fais-mo
i encore entendre ta voix !
Arrache-moi
à cette souffrance !
Libère-moi d
e ce malheur !
Je
t'en supplie.
Laiss
e-moi vivre avec toi, contre toi !

Et je me battrai pour toi ! Mais j'ai besoin de savoir que tout n'est pas vain !
Je ne lâ
cherai pas, peu importe les désespoirs supplémentaires à endurer.
Rien
ne pourra être pire que ce que j'ai vécu !
Mais aide-m
oi !
Pardonne-moi !

Mes pens
ées fusent, mon esprit est en ébullition. Ca fait des jours et des nuits entières que cela ne m'était plus arrivé ! Une nouvelle chaleur parcourt mon corps...
Je sens
ta peau contre la mienne...
Mais j'ai toujours froid, je ne peux pas bouger !
Il n'y a q
ue mon âme qui s'éveille...
Mais san
s toi, elle serait déjà partie !

Et
pourtant, j'en ai envie...
De pouv
oir manipuler mon corps, de t'enlacer de mes bras, de pleurer de joie, de me brûler les yeux sous les rayons du soleil...
De
sentir tes cheveux fouetter ma peau pour la raviver...
Mais j'ai beau f
aire ce que je veux, je reste immobile...
Enfin, pr
esque...
Mes doigts
parviennent difficilement à se refermer sur ta main !

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 10:47

Modifié le samedi 13 juin 2009 11:32

Chapitre 65

Les pas lourds de Saki résonnent derrière moi. Je m'écarte un peu, puis prend sa main en attendant qu'il s'accroupisse. Une fois à ma hauteur, je guide ses doigts vers le visage de mon double.

J
e sens les frissons le parcourir, ses poils se hérisser sur ses bras robustes.
Dans le no
ir, je devine son regard inquiet qui accompagne cette voix incertaine :
« Il est...
-Il v
it toujours, mais il faut qu'on l'aide Saki !
-Il es
t si froid...
-Eco
ute comme il respire. »

Le lourd s
ilence est régulièrement interrompu par un sifflement léger.
Ses phalan
ges repliées faiblement sur ma main frétillent par moment...
Je ne ress
ens que cette souffrance, cet appel à l'aide qui me rapproche enfin de lui !
« Mon Dieu, on ne va pas le laisser ainsi !
-O
n fait quoi ?
-Bon
, sors, moi je m'occupe de lui ! Va près de Gustav et Georg !
-
Je veux rester près de Bill !
-J'arrive tou
t de suite, il faut juste que je le prenne sur mes épaules. Et je dois être délicat ! Laisse-moi seul, j'aurai plus facile... »


Sans broncher
plus, j'obéis ! Mes pas lourd se dirigent vers le faible faisceau de lumière qui indique la sortie. Avant que j'aie quitté la pièce, Gustav m'accueille dans ses bras...
« Il va comment ?
-Il nou
s faut absolument un médecin !
-
Il a quoi ?
-Je ne sa
is pas Gus'... »

Georg sort déjà son portable de sa poche et le colle à son oreille avant de s'éloigner un peu de nous.
Je
me blottis contre le batteur en agrippant fermement son col entre mes doigts fragiles.
« Tom, tu as vu comme tu trembles ?
-J
e sais...
-Commen
t tu te sens ?
-Co
upable !
-C
oupable de quoi ?
-De to
ut !
-Mais tu n'as
pas à t'en vouloir !
-C'est à
cause de moi que ma mère le prend pour un fou !! Je n'ai pas veillé assez sur lui ! Je n'ai pas su m'en occuper convenablement ! Regarde ce qu'il est devenu...
-Tom
, ce n'est pas ta faute !
-J'a
urais jamais du le laisser me quitter ! J'aurais du le suivre !
-Tom, ...
tu n'as pas à t'en vouloir !
-Si c'est
moi, ne dis pas le contraire ! J'aurais du lui expliquer ce que Maman complotait contre lui ! J'aurais du lui dire qu'il était en danger ! J'aurais du...
-
Calme-toi ! »


Je trem
ble tellement que je lâche le col du batteur, pour éviter de l'étrangler. Il me resserre contre lui et pose sa main sur l'arrière de ma tête. J'enfouis discrètement mon nez dans son cou pour masquer les larmes qui coulent. J'ai peur...
Je m'en v
eux...
Tout est ma fa
ute ! Si j'avais pris soin de lui, si j'avais été là aux bons moments, il n'en serait pas là ! NOUS, ne serions pas là !
« Ca va aller...
Ne t
'en fais pas...
(G
eorg) Les gars, le médecin va arriver à l'hôtel qu'on a réservé !
(Gust
av) D'accord !
(Georg) Il a dit qu'il ferait le plus vite possible !
(M
oi) Merci...
(Sa
ki) Euh... Les garçons ? »

Je me ret
ourne brutalement pour découvrir dans les bras du garde du corps le long corps maigre de mon frère. Cette vision arrache les quelques maigres couleurs de mon visage que je sens pâlir.
« (Georg) Oh mon Dieu !
(Gust
av) Mais qu'est-ce qu'il a fait ? »

Ma mai
n se referme sur les doigts du batteur, alors que je me rends vraiment compte de l'état de mon double !Mais qu'est-ce qu'il a eu ?
Qui
lui a fait ça ?
Po
urquoi ?
Les lar
mes abondent plus encore...
Mes yeux
se ferment...
Ma
voix s'égosille dans ma conscience même si je n'ai pas la force de crier...

J'aurais pr
éféré qu'il reste dans le noir ! J'aurais préféré ne pas voir ça !
J'au
rais préféré qu'on m'arrache les yeux, qu'on me les ble, plutôt que de voir ça !
Cette i
mage reste malheureusement gravée dans l'obscurité dans laquelle je me réfugie. Derrière mes paupières closes, ce corps pendant dans les bras de Saki interpelle mon attention sans que je puisse l'éviter, sans qu'elle puisse me rassurer !
Pire, je
me sens trembler,...
Mes lèvres
s'entrouvrent, mes dents claquent.
Je n
'ai pas peur, mais je suis horrifié, choqué, vexé, alors que je me suis coupé de la vérité sans même l'accepter jusqu'au bout !
Je
n'ai pas tout vu, mais le peut qui a effleuré mes pupilles me met dans tous mes états.
Je m'agrip
pe à la manche du batteur, mais les tremblements ne cessent pas.
Il ne fa
ut d'ailleurs pas longtemps avant que mes genoux ne se dérobent et que m'écroule au sol.

Gustav
se jette sur moi...
Il v
oile mon regard de sa main, mais ça ne changera rien à ce que j'ai vu !
E
t à ce qu'il voit en ce moment...
L'h
orreur qui s'est ouverte à mes yeux alors que j'espérais que le voir me consolerait de la froideur que j'avais ressentie en lui !
Il
déglutit, puis s'adressechamment au gardien.

« C'est vous qui lui avez fait ça ?
(Gardien) No
n, je vous jure que non !
(Georg) C'
est qui alors ?
(G
ardien) Je... Mon Dieu c'est horrible...
(G
ustav) Qui ?
(Gardien) C
a ne peut-être que lui !
(Georg) C'est lui qui s'est fait ça ?
(Gardien)
Je ne vois que ça !
(Moi
) C'est impossible !
(Gar
dien) C'est peut-être la folie...
(Georg)
Il n'est pas fou ! »


Lui, se
faire ça ? Non, il ne pourrait pas ! Non !
C'est
trop horrible !
J'abaiss
e la main de Gustav qui cache mes yeux...
_______
__________________________________________________________

Alors que je le soutiens du mieux que je peux, Tom s'évanouit dans mes bras !
Sa tête
heurte le sol sans que je puisse le rattraper à temps ! Devant la scène macabre, je vois Georg se cacher les yeux à son tour.

Mais moi je ne peux pas ! Je ne pourrais pas renier Bill en lui tournant la tête !
Même
si les larmes coulent à flot, je ne détache pas mon regard de son corps...
Si inerte...

Je relève
Tom sans dériver les pupilles...
Je le fix
e...
E
t je sens bouillonner en moi la colère, la rage...

Il est innoce
nt, il n'avait pas à subir ça !
Pas cette torture ! Pas lui !
Si faible
...
Sans r
epères...
Jamais il n'au
rait du payer à ce prix les erreurs d'un autre !
Jamais !

Je fixe toujo
urs son corps maigre !
Et
ce qui a effrayé Tom, ce qui l'a rendu impuissant face à la situation.
M
ême Saki semble vouloir lâcher cette horreur, courir au loin s'assainir de la saleté que Bill porte.
Il n'aurait ja
mais dû, jamais !
Un jeune homme si innocent...

Je n
'en reviens pas, et pourtant, je fixe toujours...
D
ans mes bras, Tom ne bouge pas !
Le g
ardien semble pétrifié, figé sur place.
Personne ne s
'attendait à ça. Pas même les plus sadiques, à ce qu'on pourrait croire !
Le t
emps ralentit, mes yeux se voilent d'humidité.
J'
ai envie de crier qu'ils n'avaient pas le droit, qu'il n'avait jamais rien fait !
Envi
e de laisser exploser cette frayeur qui me glace,
En
vie de laisser couler le sang d'un autre innocent pour racheter le sien !
Envie
de m'écrouler...
Envie d
e lui venir en aide, avant que tout soit fini, avant qu'il ne soit trop tard.

Alors je me
lève, je cours vers Bill en laissant Tom dans les bras de Georg.
Je par
cours du regard toute cette saleté qui inonde l'innocent...
Cette souil
lure !
Ma
main se pose sur la joue du chanteur...
On
croirait un mort! Et pourtant, je le sens respirer...

_______________________________________________________________

Vu l'état de Bill, je peux pas mettre de photo...il est trop mal en point pour ca (et je crois pas qu'il ait déja été agressé au point d'être dans cet état xD) et bon en meme temps j'avais pas trop d'idée de photo...
si vous avez une idée, vous pouvez toujours le dire :-D

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Euh il se passe quoi là ? 4 commentaires de 2 lectrices différentes ! j'en connais une qui va pas etre contente ;-) Bon allez quoi sur une suite pareille faut quand meme un peu plus, non ?

# Posté le jeudi 16 octobre 2008 15:03

Modifié le samedi 13 juin 2009 11:36

Chapitre 66

Chapitre 66
Mes doigts tracent les joues creuses de Bill.
Pourquoi suis-je le seul à oser le toucher ?
G
eorg tourne la tête en essayant de réanimer Tom qui demeure à moitié inconscient.
Saki se r
épugne à le garder dans ses bras !
L
e gardien reste bouche bée devant le corps frêle du chanteur !

Je m
e rends très bien compte que son état me fait peur à moi aussi. Mais le simple fait qu'il soit mon ami m'empêche de fermer les yeux.
Je
ne peux que partager ses souffrances, m'en imprégner, essayer de comprendre comment les combler. Mes doigts caressent ses cheveux crasseux, qui mélangés à la terre et l'humidité, collent entre eux.
Puis, je reviens sur son visage.

Se
s traits tirés et crispés sont empreints d'une douleur que j'essaye d'assimiler.
Sa t
ête, pendant dans le vide, tire sur son cou, et fait ressortir sa pomme d'Adam, coine entre d'énormes ganglions.
J
e descends mes doigts, et frotte un morceau de peau. La terre semble s'effacer, révélant une pâleur effrayante.
Mais le
pire, là dedans, c'est son souffle ! A croire qu'on lui a mis late dans un sac en plastique, et qu'il n'y pas moyen de l'en sortir. Ses poumons sifflent une note aiguë, désagréable à l'oreille.

Je
grimace, mais je continue à le toucher, à sentir cette froideur...
M
es doigts descendent ensuite sur son torse qui se gonfle et s'affaisse en cet affreux bruit. Ses côtes pointues sont tellement saillantes qu'on pourrait croire qu'elles vont lui traverser la peau ! Je ne peux d'ailleurs m'empêcher de grimacer en les sentant si acérées sous mes phalanges.
Bill n'a ja
mais été si maigre !! D'habitude, sa minceur lui va bien, il semble encore tenir sur ses jambes.
Aujour
d'hui, il est réduit à un squelette. Sa peau colle à ses os comme pour l'étouffer encore plus !! Il a l'air si fragile. Comme si en le touchant, je pouvais lui briser le bras !

Mais le
pire n'est pas là ! Mes yeux descendent sur le bas de son ventre, tandis que je déglutis bruyamment. Je n'ai pas besoin d'y promener mes mains pour être terrorisé par la douleur qui doit l'accabler !
J
e suis sûr que c'est ça qui a effrayé Tom depuis le début. C'est ça qui m'a flashé le plus quand je l'ai vu ! C'est ça qui répugne Saki !

Ca !
Ces én
ormes sillons, tracés profondément dans son ventre et ses bras. Et ces morsures ! Les bras du chanteur en sont couverts ! Il est mordu à sang, par des dents qui ne sont autres que les siennes ! Les traces, entourées d'matomes, suintent encore d'une substance brune et nauséabonde.

Mais
ces sillons sont encore bien pires !
C'
est comme si sa chair avait été arrachée au fur et à mesure qu'il répétait de longs mouvements sur celle-ci. Le point commun entre tous ces sillons, c'était qu'ils étaient toujours alignés en quatre traits parallèles.
P
robablement ceux de ses doigts !

Je
regarde longuement les lignes proches de l'état d'ulcères. Le sang qui continue à en sortir se mêle à la terre pour les ensevelir et les remplir d'une substance brunâtre.
De no
mbreuses cicatrices décorent sa peau, signe qu'il a gratté de nombreuses fois ses croûtes...
Comme
s'il voulait se punir...
Comme
pour entretenir une souffrance, un rituel qui lui servait de pénitence !
P
our expier ses fautes...
Comme
s'il devait payer...
Com
me s'il devait se marquer de cette punition, pour ne jamais en oublier les causes !
Mais pour
quoi ?
Lui seul
avait pu se faire ça ! C'était clair et net !
Mais
pourquoi en arriver à se mutiler ?
Pour sentir
qu'il était encore vivant ? Ou pour se tuer à petit feu ?

_
_________________________________________________________________

En tremblan
t, je frappe à la porte !
« Entre ! »

J'enfo
nce la clinche et entre dans la petite chambre d'hôpital, improvisée dans un petit hôtel où il fait bon vivre. Gustav est au chevet de Bill !

J'observe
mon jumeau dormir paisiblement dans ses draps blancs ! Ses cheveux sont redevenus noirs, sa peau d'une blancheur maladive !
« Tu t'es occupé de lui ?
-Oui, je lui ai fais sa toilette ! Il est mieux comme ça ! Tu ne trouves pas ?
-
Il fait moins peur, mais il semble souffrir encore plus !
-Ne
t'en fais pas Tom, le médecin va arriver, il va s'occuper de lui !
-Tu pense
s que c'est vraiment lui qui s'est fait toutes ces blessures ?
-Oui Tom...
C'est les traces de ses dents sur ses bras, et celle de ses doigts sur son ventre !
-Mais pourquoi il se serait fait ça ?
-V
a savoir...
-Gu
stav, je te dois beaucoup !
-
Mais non...
-S
i,...
-Je lui ai j
uste fait sa toilette !
-Il n'y
a pas que ça tu sais !
- ^^ !
-Enfin bon, un tout grand merci pour tout !
-C
'est avec plaisir tu sais ! »


Il rougit et to
urnant la tête, mais je pose ma main sur son épaule, le regard toujours plongé sur les yeux clos de mon double.
« Je suis tellement heureux de le voir !
-Moi je vais t'avouer que je trouve qu'il a déeu bien meilleure mine !
-M
oi aussi, mais tu ne t'imagines pas ce qu'est le soulagement de voir qu'il est toujours en vie ! Quand je suis entré dans cette pièce, je ne me suis pas rendu compte...
Pour moi, il n'y avait aucun doute sur le fait qu'il était toujours en vie !
Il y a juste quand il en est sorti que je me suis rendu compte qu'il était miraculé !
- Heu
reusement qu'il est fort !
-
Ca tenait à quelques heures Gustav... Maintenant qu'on s'occupe de lui, il ne risque plus rien. Il va se rétablir. Mais là dedans, il ne lui restait plus longtemps...
-Tom,
attends l'arrivée du médecin avant de te réjouir !! Je n'ai pas réussit le faire boire, ni manger. Il ne bouge pas, il respire à peine.
-
Il sait que je suis là !! Il tiendra bon !
-To
m, tu oublies qu'il a perdu la mémoire...
Il
ne tient pas tellement à toi tu sais ! IL se sent à mon avis plus délaissé que soutenu !
-Ce
qui nous lie, c'est plus fort que la mémoire. C'est plus encore que le sang !
-C'est quoi
alors ?
-Il est m
oi, je suis lui...
Et je sais que même s'il ne sait plus qui il est, il est conscient qu'on s'appartient !
-Ce n'est pas possible.
-C'es
t comme si nous avions en chacun d'entre nous une âme commune...
-Tom, tu divagues...
-Non...

-S'il n
e se souvient de rien, tu ne peux pas avoir de valeur pour lui. Regarde ta mère ! Regarde-nous !
-Vo
us n'êtes pas son jumeau !
-Tu
te rends compte de ce que tu dis ? Comme si le fait que tu sois son jumeau allait faire que tout s'arrangerait entre vous !
C
omme si tout redeviendrait comme avant sous prétexte que tu sois né le même jour que lui !
-C'est
plus que d'être né le même jour, d'être jumeau !
-O
ui, vous avez les mêmes gènes...
-Et la même âme...
-Non, les
mêmesnes, ça s'arrête là !
-
La même âme ! Je te le dis !
-Q
u'est-ce qui te le prouve ?
-L
'instinct...
L
a confiance...
-T
u dis n'importe quoi !
-Mais no
n !
-Bref, on n
e va pas se disputer là-dessus !
De t
oute façon vu l'état dans lequel il est, on ne va pas essayer de lui faire retrouver la mémoire !
-I
l ne la retrouvera pas !
-Peut
-être que si !
-
Non !
-Et pourquoi ?
-L
'instinct...
-Ton
instinct se trompe peut-être !
-
Peut-être...
Mais
de toute façon, je sais que s'il ne la retrouve pas, il y a ce lien entre nous, qui fait que tout pourra redevenir comme avant, tout en étant différent !
Il y a cette âme commune... »

# Posté le mardi 21 octobre 2008 13:33

Modifié le samedi 13 juin 2009 11:38