« Bill, je vais te sortir de là, ne t'en fais pas ! Ca n'arrivera plus ! »
La clé s'engouffre dans la serrure, et tourne difficilement.
Je dois mettre toutes mes forces dans mes doigts pour faire tourner le petit morceau de métal.
Un déclic se fait entendre, et j'enfonce la porte avec hâte.
« Bill, ça v... »
Je reste figé sur place.
La lumière aveuglante pâlit les couleurs de la pièce, les rideaux virevoltent au gré du vent, les fenêtres claquent sur les châssis à cause des courants d'air.
Il n'y a pas un bruit. Pas même celui de mon souffle, qui s'est arrêté en voyant la baie vitrée entièrement ouverte.
Je scrute la pièce en entier...
J'ai compris mais je n'y crois pas !
Alors je balaye encore une fois la pièce du regard.
Des dizaines de vêtements en tout genre jonchent le sol, les cadres accrochés aux murs sont brisés et les morceaux de verre brillent à mes pieds. Les photos qui étaient dans ses tiroirs sont déchirées et éparpillées sur la moquette...
J'avance dans le véritable dépotoir, et déniche sous le tas de fringues posé sur le lit les paroles de ses chansons.
Elles sont chiffonnées, roulées en boule...
Je les déplie soigneusement et les remet dans l'ordre en une pile de papier bien ordonnée.
« Bill ne me dis pas que tu as fait ça... »
Je serre les dents, et en tentant de reclasser les feuilles, me rend compte qu'il en manque une.
La numéro sept...
Celle après « Stich ins Glück »...et avant « Reden »...
Je fouille dans ma mémoire, à la recherche du titre de la chanson...
Les pensées défilent à toute vitesse...
Je sais ce qu'il a fait, et pourtant je ne peux pas l'admettre.
Il y a encore un espoir ! Un espoir qu'il soit presque là, sous mes yeux...
Sur le bureau posé devant la fenêtre, il y a une feuille de papier.
Je m'avance, et tremble en prenant la feuille d'un geste délicat...
Je n'ose la porter à mes yeux et pourtant...
« Non ! Bill, non ! »
Plus le temps de réfléchir, je cours vers la fenêtre et regarde en bas.
C'est haut ! Très haut !
Mais je pouvais encore espérer avant de voir ça !
Je me mets à pleurer, et mon petit monde s'écroule à nouveau...
Ces rêves qui flamboyaient dans mon c½ur s'évaporent comme une goutte d'eau perdue sur le sable chaud du désert...
C'est fini...
Elle me l'a enlevé, une fois de plus !
Et elle ne sait pas encore ce qu'elle a fait !
Mais je vais le lui faire payer !
Parce qu'elle me tue...
Elle le tue, et moi par la même occasion !
J'en ai marre.
Je cache mon visage dans mes mains et laissent les émotions me gagner...
Cette angoisse qui me revient, cette absence qui me tourmente déjà...
Ces larmes salées qui dévalent la hauteur qui sépare mes yeux du sol...
Ma peau rougit sous les sanglots bruyants, ma respiration est tellement irrégulière que j'en étouffe presque !
Et puis je m'en fous d'étouffer...
Ca m'éviterait de souffrir, souffrir de ne pas le voir, souffrir qu'on me l'enlève...
Je m'étais pourtant promis de ne pas l'abandonner !
Mais il faut toujours que ça aille comme ça !
Qu'on m'arrache le c½ur !
Là, tout me semble vain, inutile.
A vouloir gâcher une vie on en détruit des dizaines d'autres.
Mais sans lui, la mienne jamais ne pourra vouloir revivre...
Mes espoirs se sont envolés, emportant avec eux la quiétude que j'aurais voulu retrouver.
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Je vais vous dévoiler un secret...quelqu'un a fait al remarque "elle ne se déroule jamais comme je veux cette fic" eh ben bonne nouvelle : c'est pas prêt d'être fini :-D
Je suis au chapitre 80 environs et il n'y a jamais rien eu comme je voulais :-D La seule façon de savoir ce qui va se passer, c'est de continuer à lire :-D (oui, comment donner envie de continuer à suivre cette fiction xD)
Contente de voir que certains sont encore là pour suivre :-D
Tous les commentaires sont les bienvenus !
PS : Cette fiction n'est pas une twincest...donc faut pas vous attendre à des passages "chauds"...