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Chapitre 35

Chapitre 35
Ma voix timide résonne dans le froid, dans le noir, dans l'immensité.
« Bill ? »

C'est l
a centième fois que je l'appelle.
Ma
is il ne m'a toujours pas répondu !
Alors je fais encore trois pas, avant de laisser ma voix fatiguée retentir à nouveau.
« Bill ? »

Je ne prononce plus qu'un nom, plus qu'un mot...
Je n'ai pas le courage de faire des phrases.

Je
renifle un peu, frotte mes yeux avec ma manche, et continue à marcher.
« Bill ? »

Toujo
urs rien.
Je ne sa
is pas où il est. Mais j'ai peur...
Et si cette retrouvaille n'était vraiment qu'une « Stich ins Glück » ?
Ce moment magique, qui me brûlerait à jamais, mais que j'avais pourtant tellement désiré pendant sa si longue absence !
Deux
rues s'étendent devant moi.
Je ne
sais pas si je dois prendre à gauche ou à droite...
Il
est peut-être du coté droit, ou peut-être pas. Pareil pour la gauche !

«
Bill ? »


J'ex
hale encore un soupir...
Est-ce qu
e ça sert vraiment à quelque chose ?
O
ù aller ? Que faire ? Me laissera-t-on encore être heureux dans ma vie ?

Je
me souviens qu'étant petits, nous allions souvent au parc !
Nou
s jouions entre les arbres déracinés...
Nous
faisions la guerre !

Et apr
ès, nous allions soigner nos blessures imaginaires dans l'eau claire de la fontaine !
C'é
tait la belle époque.

Ce souffle
de nostalgie emplit mes pensées, et je prends à gauche.

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Je n
e sais pas trop où aller !
La libe
rté ne devrait pas être en symbiose avec cette solitude !
Moi, j
e rêvais de pouvoir aller où je voulais, quand je le voulais, mais sans perdre tous mes repères !

Je tourne en r
ond, autour d'un enclos sur lequel quelques affiches présentent le nom du lieu.
« Parc municipal »

*FL
ASH BACK*


La porte se
referme sur mon nez !
Je me jette de
ssus et frappe le bois clair.
Un
bruit de déclic sort de la planche de bois...

J
e pousse sur la clinche et tire sur la porte !
M
ais elle ne bouge pas ! Elle ne s'ouvre pas !!

J
e m'acharne sur la clinche, qui ne fait que descendre et monter au gré des pressions de mes doigts !!

«Arr
ête tu n'as pas le droit ! »


Ma vo
ix résonne dans la pièce vide de toute présence, mis à part la mienne.
J
e n'aime pas ça !

Je f
rappe à nouveau la porte...
Je
donne des coups de pieds dedans !
Mais elle ne bouge pas !

« Sors-moi
de là ! »


Je tap
e dans le bois, mais regrette bien vite mon geste en massant mes doigts endoloris...
Mes
yeux se posent sur ma manche remontée qui laisse apparaître la fin de mon tatouage.
« Hei
t »

« Laisse-mo
i sortir ! »

Je
me tais, et écoute une éventuelle voix qui serait apte à me répondre. Mais aucun bruit ne se fait entendre ! Pas même les pas de Tom qui s'approcheraient de ma porte !

Je me dir
ige alors vers mon bureau, et ouvre le tiroir !
U
n tas de feuilles volantes en sort.

Je regarde un peu le contenu de la pile de papier après l'avoir recomposée.
La présentation très soignée m'intrigue, et je me dirige vers mon lit pour lire à mon aise.

Je
ne comprends pas ce que c'est, du moins au début.
Mais après, je
prends conscience que ce sont des paroles de chanson.

Les
premières lignes que je lis sont celles d'une dénommée « Schrei ! »

E
lles me plaisent bien, et le refrain me donne des idées.
Car au f
ond, si tout ce qu'il me reste à faire est de crier, peut-être que je devrais essayer !

J
e me lève, tape violemment sur la porte, et commence à crier à tue-tête !
« Laissez-moi sortir !
Hey !!
Y'a quelqu'un ?

Youh
ou ?
E
t !!
Tom ?
.
..
Tom tu
m'entends ?
Répo
nds s'il te plait !

Tooom ? »


Je me décourage bien vite, peut-être trop vite. Mais peut-être qu'en réessayant plus tard, ça ira mieux.
Je
me dirige à nouveau vers le lit, et trouve une photo qui glisse de la pile de paroles.

En la prenan
t en mains, je comprends qu'elle représente Tom, Maman, et moi !
Je
souris, la pose à côté de moi, et reprends les paroles de chansons !
Bien vite, je roule en boule celles de « Durch Den Monsun ».
Cet amour plat
onique n'est pas d'appoint à ce moment.

La
suivante me dégoûte rien que par le titre ! « Leb Die Sekunde ! »

Mo
i, je suis enfermé ici, et on vient me dire que je dois profiter de l'instant présent !
N'importe
quoi ! Je chiffonne aussi cette feuille, avant de passer à la suivante !

«
Rette Mich » aurait pu m'intéresser si cela ne parlait pas d'une histoire d'amour !

«
Freunde Bleiben, Ich bin nicht ich, wenn nichts mehr gehr »...

Sans tr
ouver assez d'idées pour me sortir de là, je chiffonne toutes les feuilles!
L'exaspérat
ion monte, et je retourne près de la porte !
« Hého quelqu'un m'entend ?
Toom ?

Aidez-moi !
Tom
?
Tom
j'ai besoin de toi !

.
..
L
aissez-moi sortir bordel ! »


Pe
rsonne ne m'entend ! Personne ne m'écoute !
Je se
rre les poings, prends les cadres accrochés au mur, et commence à les lancer sur la porte !
« Bordel mais qu'on me réponde ! »

L
e bruit du verre qui se brise fait souffrir mes tympans, mais on dirait que je suis le seul à en être affecté !
« Mais vous êtes où ? »

Les c
adres se brisent un à un, je crie, je hurle, mais personne ne me répond !
Exaspéré,
je retourne sur mon lit !
La phot
o me tape à l'½il !

Je la
serre entre mes doigts, l'approche de mon visage, et contemple attentivement ma mère...
Ses yeux noisette deviennent verts !
Un v
ert émeraude qui vous saute aux yeux !
Ses chev
eux châtains frisés s'allongent, se raidissent, s'assombrissent !

Je co
mmence à crier en déchirant la photo !

« Mais b
ordel je suis aveugle !
Tu es par
eille ! Tu es comme elle !
Pourq
uoi tu m'enfermes ? Laisse-moi sortir !
Je veux
être libre ! Tu entends, libre !!

Tu es pareille
que elle ! Que Yasmina !
J
e te hais !
Je t'aurai ! Sorcière !
Je
ne suis pas un esclave !
L
aisse-moi sortir ! Tu n'as pas le droit de m'enfermer ! »


Je me jette
sur la porte, essayant de la défoncer ! Elle ne bouge pas !
Ma
is le pire là dedans est que tout le monde feint de ne pas m'entendre !

« Tom m
ais pourquoi tu ne me réponds pas ?
Tom ! »


Je co
mmence à m'arracher les cheveux de la tête en retournant vers mon bureau !
D'autr
es photos tapissent le fond du tiroir !

Sans
fléchir, je les prends, et commence à les déchirer !
Je n'ai même
pas envie de regarder ce qu'elles représentent...
Je les
déchire juste !

«
Je te hais !
Tu e
s pareille !
Tu e
ntends ? Toi aussi tu veux te servir de moi !
Mais
je suis libre !
Et tu ne m'en empêcheras pas !
J
'aime la liberté, et tu ne pourras pas me l'arracher ! Que tu le veuilles ou non ! Que tu m'entendes ou non ! »

Toujours rien...
Auc
un bruit, aucun son...
Sauf les miens !

Je d
églutis ! Il y a quelque chose qui cloche !!
Je
me dirige à nouveau vers le lit, et continue à feuilleter les chansons pour me calmer.

C'est à c
roire que je suis seul, face à mon opinion, mes pensées, ma conscience ! Mais ça ne peut pas durer !

Je lis les
titres à toute vitesse, et chiffonne toutes les paroles !
Sauf un
e feuille!
« Ich brech aus »


Une
idée germe dans mon esprit! Ou disons plutôt qu'elle concrétise mes intentions !
Je parcours rap
idement les paroles avant de me relever.

« Bord
el y'a quelqu'un ici ?
Non ?
Ben
je commence à croire que vous le faites exprès !
Et puis je m
'en fous...
De tou
te façon, JE ME CASSE ! »


Toujour
s rien...
Ca ne
m'étonne pas !
M
ais il ne viendra pas se plaindre !
Parce
que je l'ai appelé et qu'il n'est jamais venu !
Parc
e que même si je suis son frère, que je lui ai manqué, il n'est pas pour moi !

J
e m'approche de la fenêtre et pose la feuille de paroles sur le bureau.

Ma
liberté, on ne me l'enlèvera plus !

*FIN FLASH BACK*

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Voilà, vous avez même droit a une suite extra-longue :-D
J'espère que ça vous plait toujours autant!
J'attends plein de commentaires sur cette suite, et j'essayerai de venir répondre !

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my-fic-about-tokio-hotel --> J'avais dit que je ne previendrai plus quand je suite, mais c'est posté tous les mercredis et dimanches... enfin contente que tu sois toujours là :-D

# Posté le mercredi 14 mai 2008 08:08

Modifié le samedi 13 juin 2009 07:00

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