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Chapitre 38

Chapitre 38
Le voilà, à murmurer des mots à peines audibles dans la nuit muette.

Je
ne l'avais pas reconnu de loin, mais je suis heureux de pouvoir parler à une personne qui saura me réconforter !
Il ignore sûrement qu'une oreille attentive recueille ses larmes...

Ce
petit dreadeux, il est vraiment épatant !
Je ne le connais qu'à peine, et pourtant je m'ouvre à lui comme si je l'avais toujours connu.
Ca
me semble étrange, et pourtant ça me fait beaucoup de bien !
Com
me s'il était un confident, un ange gardien tombé du ciel, sortit de la main de mère nature elle-même.

Je
m'approche encore un peu de lui.
Maintenant
, je comprends mieux ce qu'il dit...

« Pou
rquoi il faut que tu me laisses seul ?
On n
'était deux...
I
l n'y a plus que ton corps, et mon âme... »

Mon
c½ur est secoué...
Qu
i donc pouvais-je être pour qu'il tienne tellement à moi ?
Es
t-ce vraiment possible que deux jumeaux soient si proches ?

Je com
mence à éprouver de la compassion.
Il est t
ellement différent !
J'en ai
envie de le consoler !

Il n'est pas comme toutes ces femmes arabes ! A se jeter sur vous pour un sourire, puis à vous fouetter parce que vous n'avez pas accomplit leur petit caprice !
Lui, il es
t ...
Il es
t toujours prêt à vous aider ! Toujours à vous soutenir et non pas à vous enfoncer pour une futilité!

Lui
, il est... juste !
Sa
tête enfouie dans ses genoux rythme son mouvement de va et viens d'avant en arrière sur le sol rocailleux.

J'ai envi
e de me jeter sur lui et de le consoler, comme une mère le ferait avec un petit bébé chagriné.
Ma
réaction est impulsive, et je ne réfléchis pas aux conséquences que cela peut avoir !
Mes
bras se resserrent sur son fin ventre, ma tête se pose sur son épaule.
Il relève une joue humide que j'embrasse tendrement.

« N
e pleure plus, mon frère ! »

Tout est allé vite !
Je ne
sais plus pourquoi je me suis jeté comme ça dessus...
J
e ne suis pas un animal, comme un lion à l'affût de sa proie !

Je prends peur et tente de reculer ! Mais à ma grande surprise, ses doigts se mêlent aux miens et il resserre mes bras sur son ventre.
J
e me retrouve collé à lui, à sentir les arômes fruités de son shampoing.

Et l
à, ça me revient ! J'ai envie de le consoler, de me consoler ! Comme j'aurais voulu qu'on le fasse quand je ne savais plus qui j'étais, perdu, isolé, rejeté de tous pour mon ignorance !
Cette co
mpassion qui m'a manqué et qui a approfondi mes blessures déjà trop marquées par l'oubli !
Mon ét
reinte se resserre encore, et je me mets à pleurer, moi aussi...

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Son ode
ur emplit mes narines encombrées...
Ses mai
ns réchauffent mes doigts glacés...

Je ne
sais pas si c'est une illusion, mais si c'en est une, j'ose y croire.
Peut
tre est-ce ma folie qui me joue des tours...
Et si c
'est le cas, j'y crois quand même...

Son a
bsence s'efface déjà...

Il me s
erre contre lui, tellement fort que l'idée que c'est une illusion s'accentue encore !
Ses cheveux caressent ma joue. Ils sentent la noix de coco !
C'e
st si authentique et impossible à la fois !

Commen
t pourrait-il être là ?
Non pas qu'il soit parti trop loin, ni qu'il ne se soit déjà fait prendre !
Mais voilà
, je suis dans ses bras !
Et c'e
st là que tout bascule.
Il ne
me connaît pas, je n'ai pas de valeur à ses yeux !

...
Donc je rêve !
Qu'est-ce que c'est agréable de laisser votre imagination s'évader !
Ev
idemment, quand je retrouverai mes esprits, la chute sera d'autant plus douloureuse !
Alors je profite...
P
our les quelques secondes de bonheur qui peuvent encore me faire oublier mon désespoir !

« Tu accepterais de sécher mes larmes ? »

Des doigts effleurent mes yeux, et essuient les larmes...
C'est si gai !
L'ima
gination peut vraiment vous faire vivre n'importe quoi !

Et il
n'y a même plus besoin de fumer pour planer ! Déprimer suffit !

« Voilà, mon frère...
-Tu pleure
s toi aussi ?
-
Demande à mon ur ! »


Il
est toujours là ! Il me parle me ! Jusqu'où va aller ce bonheur pourtant si irréel ?
Je pose ma tête contre son torse...
J'ai
peur qu'il s'efface, qu'il ne s'envole avec la vérité...

M
ême ses sentiments sont tellement humains !
Sa p
oitrine est secouée comme s'il pleurait tel un humain expiant sa tristesse.
« Bill, pourquoi tu es parti ? »

Il bouge
!
J
'ai peur...
Il
va s'effacer !
Il va m
e laisser dans l'ignorance, me ramener à ma tristesse, au milieu d'un parc ravagé par le vent glacé qui vous fouette le visage !

De
s lèvres effleurent à nouveau ma joue...
Et
s'il me faisait son adieu ?

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Vous êtes encore là ? --' il y a eu un commentaire sur la suite rpécédente (et c'est pas que c'est une suite ou rien ne se passe!) enfin bon j'espère que vous allez vous réveiller, parce que ce qui se passe maintenant, c'est rien comparé à ce qui va venir :D

# Posté le mercredi 28 mai 2008 15:03

Modifié le samedi 13 juin 2009 07:50

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