Après ce rapide bain, la femme enceinte me ramena auprès de sa maîtresse. Yasmina sourit béatement en me voyant.
« Voilà qui est mieux, Etranger ! »
Elle se leva et descendit de son pied d'estale. Je n'avais pas remarqué la beauté de cette femme, ses yeux vert pomme et ses cheveux noir jais, bien raides. De sa main habile, elle empoigna mon menton.
Elle fixa mes yeux et me demanda clairement.
« Quel est ton nom ? »
Je m'y attendais ! Mais je n'étais pas beaucoup plus apte à répondre que quelques minutes plus tôt. Je me mordillai à nouveau les lèvres, les mâchant comme un chewing-gum.
Leur goût fruité prit un arôme de sang...
Yasmina attendait impatiemment une réponse...
« Alors, réponds-moi ! »
Elle était là, à côté de moi, m'interrogeant comme le ferait une mère inquiète pour son enfant, partagée entre colère et incompréhension.
Après une longue respiration, je répondis calmement :
« Je l'ignore, Maîtresse »
Yasmina lâcha mon menton et remonta sur son énorme sofa rouge.
« Alors, espérons qu'un bonne sieste t'aidera à retrouver la mémoire.
Servantes donnez lui une chambre, ainsi que de quoi boire et manger »
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J'étais seul, dans cette petite chambre. Je contemplais le soleil se coucher à l'horizon.
Ma première journée d'anonymat se terminait. Même si quelques fruits et des boissons fraîches m'avaient remis en forme, je n'avais pas le moral.
Demain serait peut-être un autre jour. Peut-être ma mémoire me rendrait-elle enfin mes souvenirs.
En attendant, je n'avais toujours pas de nom.
Je posai ma main sur la vitre et retraçai du doigt la ligne d'horizon.
« Je suis tellement différent des gens ici ! Est-ce que je viens de là-bas ? De ces pays qui s'étendent à perte de vue ? »
Le silence de la pièce ne répondit évidemment pas à ma question !
Quelqu'un frappa. Je me mis rapidement debout, pour ne pas faire mauvaise impression en restant affalé sur ma chaise.
« Entrez !
-Etranger, Yasmina souhaite vous voir ! »
Sans ajouter un mot, la servante partit. J'avais déjà remarqué une grande particularité dans ce palais : j'étais le seul homme. Je me demandais bien pourquoi ! Bien que je ne me souvenais pas avoir un jour vécu autrement, cela me semblait un peu anormal !
Je me rendis dans la pièce où séjournait la plupart du temps la Maîtresse.
En me voyant arriver, elle me dévisagea de la tête aux pieds avant de me prononcer ces quelques mots, que j'attendais...
« Etranger, quel est ton nom ? »
Troisième fois qu'elle tentait de savoir. Mais cette question, qui n'était en aucun cas indiscrète, me transperçait le c½ur. Elle insistait tellement sur le fait que j'avais perdu mon identité que j'en étais profondément vexé.
Mon poing se serra, mes doigts craquèrent.
Cela n'arrangeait rien.
Je lui répondis avec cet éternel :
« Je l'ignore, Maîtresse ! »
Je lus dans ses yeux précédemment si doux une colère noire. Elle descendit de son sofa, m'ordonna de m'agenouiller et prit en main un flagelle que lui avait tendu l'une de ses servantes.
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J'allais lever la main sur lui. Le fait qu'il ne m'aie pas donné son nom aurait pu être compréhensible au début, car il avait probablement peur de nous. Mais après l'accueil que je lui ai fait, je ne supporte pas de le voir me résister !
Je peux être clémente, mais il ne faut pas abuser. Et quand la manière douce ne marche pas, on emploie la manière forte !
Il apprendra qu'ici, c'est moi qui commande et qui décide. Il a déjà tellement de chance pour un homme d'être ici ! D'habitude, je les fais sortir en quatrième vitesse, et là, je prends la peine de l'héberger !
Il ne se rend pas compte de sa chance !
Maintenant, je veux qu'il me donne son nom...
« Etranger, je répète une dernière fois ma question ! Quel est ton nom ?
-Je l'ignore, Maîtresse ! »
Je n'en peux plus, il m'exaspère, il se moque de moi ! Il va apprendre à me répondre correctement. C'est dommage d'en arriver là avec un garçon si charmant !
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Elle m'a encore reposé la question ! Celle qui me fait tant souffrir ! C'est comme si elle ne comprenait pas que je ne sais pas qui je suis.
Elle tient le flagelle au dessus de moi, et elle ne va pas tarder à l'utiliser. Je tremble comme une feuille mais je ne peux rien faire !
Je l'ai énervée, et j'ignore comment remédier à la situation. Un coup de flagelle fend l'air. Heureusement pour moi, c'était un leurre, elle essaye de m'intimider ! Mais si je ne réagis pas, je vais souffrir !
La voilà qui me tire par les cheveux pour que je la fixe ! Cette fois, je le lis dans son visage, elle va passer à l'acte...
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Bon, 5commentaires avant la suite!! Vous pouvez le faire!

