Chapitre 19:



« Oui ?
(Tom)
Ah oui Bill, il faut je te les présente !
A côté de Saki il y'a Gustav, notre batteur, et à ma gauche, le bassiste : Georg.
(
Moi) Ah ok !
(
Tom) Tu ne t'en souviens pas non plus ?
(M
oi) Non !
(Gus
tav) Bill, c'et fou comme tu as changé !
(
Bill) J'en sais rien, je ne sais pas comment j'étais avant !
(G
ustav) Si mais je te le dis !
(Geo
rg) Il t'est arrivé quoi ?
(
Moi) Je n'en sais rien ! Je me suis réveillé, un jour prisonnier...
Et depuis, j'essaye de savoir qui j'étais, c'est tout !
(
Gustav) Ah ben voilà !! Tu as trouvé qui tu étais !
(
Moi) Pas vraiment !
(Tom) On s
era là pour t'aider frérot !
(Moi) Merci !

(
Georg) Oui c'est sûr on est là pour ça !
(Moi) Mais r
acontez-moi l'histoire du groupe ! J'ai envie de savoir ! Puisqu'on a ça en commun, ça intéressera tout le monde !
(Gustav) R
aconte-nous d'abord ton séjour en Arabie Saoudite !
(Moi
) Mais je ne me souviens pas de tout !
(G
ustav) Dis ce que tu sais ! »


D'habitu
de, je n'aurais pas raconté ma vie à des inconnues. Mais eux, c'était différent ! Un peu comme si je me mettais dans l'esprit que je les connaissais déjà !
Je me mis
à raconter avec engouement mes aventures en décrivant la beauté d'Elie, le calme de la vie quotidienne, et l'angoisse de mon identité perdue qui continuait à me poursuivre.

A leur to
ur, ils me firent la biographie du groupe, en racontant quelques anecdotes sur ma vie. Je riais, certes, mais cela aurait été tellement plus agréable su j'avais pu les raconter moi-même ! Ils me décrivirent un monde, une vie que je ne connaissait pas, apparemment excitante et fatigante...

« (Tom) Tu sais Bill, le monde va être heureux de te retrouver. On va remonter en force tu vas voir !
(Georg) Ou
i, on pourra enfin refaire des concerts !
(Gustav) Et des interviews !
(Tom) O
h oui...
Avec notr
e Billou qui raconte plein de conneries pour se moquer des animateurs, c'est excellent... »


Tom me serra dans ses bras et posa sa joue sur la mienne. Cette bande était vraiment chouette, si attachante, si attendrissante...
Bien qu'il ne soit pas prudent de se laisser aller avec des gens qu'on ne connaît pas, je me mis quand même à marcher dans leur jeu.

Ma ph
ilosophie n'était peut-être pas la meilleure, mais je tenais compte du fait que eux, ils étaient censés me connaître depuis plusieurs anes.

« (Georg) Et Gustav ! Tu te souviens du jour où Bill avait oublié son gaufrier !
(Tom
) Ah oui ! Il n'a pas voulu manger tant qu'on ne lui apportait pas ses bonnes gaufres au sucre ! Il menaçait de ne pas faire le concert !
(Gustav)
Oui, et il lui fallait sa marque de sucre préférée à Monsieur ! Impalpable en plus ! Sinon il aurait pu ne pas chanter non plus !
(Tom) Ah Bill, si tu savais tous les caprices que tu nous faisais !
(Georg
) Une fois, tu n'as pas voulu faire une interview parce que Tom t'avait piqué ton caleçon rose ! Tu voulais le récupérer, et Saki a du intervenir de force avant que Tom avoue qu'il ne pouvait pas te rendre ton caleçon vu qu'il le portait sur lui !
(Gustav
) Ah oui, je m'en souviens de celle-là ! Oh mon Dieu qu'est-ce qu'on s'était moqué de toi Tom...
On se demandait bien e qui t'avait poussé à porter le caleçon de ton frère ! »


Tom
éclata de rire, suivi de nous trois. Cette atmosphère détendue m'avait déjà fait oublier tous les soucis d'un type comme moi...
Seul Saki
n'osait pas bouger. Mais je ne m'en plaignais pas !

« (Gustav) Et la fois où Bill a engueulé une animatrice sur un plateau télé parce qu'elle faisait les yeux doux à Tom !
(Tom) Oh
oui ! La pauvre elle doit s'en souvenir, tu t'étais déchaîné dessus cette fois là Bill ! Mais bon, tu n'avais rien à craindre, c'était un vrai thon !
(B
ill) J'ai vraiment fait tout ça !
(Georg) Evidemment, ne fais pas ton enfant modèle, tu es bel et bien capable d'infliger la honte à n'importe qui...
Tu
es juste peut-être un peu rouillé mais ça te reviendra vite !
(Gus
tav) Oui à mon avis ! ... Et puis tu sais tout cela on ne va pas l'inventer ! »


J'ima
ginais les scénarios des différentes anecdotes... Il y avait vraiment de quoi rire !
Comme ça, j'
avais l'air d'un gros gaffeur, qui aimait amuser la galerie...
Mais j'
étais encore loin de me douter du type que j'étais vraiment !
Comment
pouvais-je imaginer à ce moment là que j'étais bien plus capricieux, prétentieux, et égoïste qu'un type qui se contentait d'amuser la galerie ?
________
_______________________________________________________

Sak
i qui conduisait à côté de moi semblait très mal ! Je ne comprenais pas, il aurait du être content de retrouver Bill ! Pourquoi réagissait-il ainsi ?

Enfin, peu
importe ! Son air pensif n'allait pas gâcher ma joie de revoir notre chanteur. Les rêves m'emplissaient à nouveau la tête !
J
e pourrais enfin taper habilement sur mes caisses devant des milliers de gens, me défouler en m'éclatant comme il l'était devenu impossible sans le groupe au complet.

Nous p
apotions avec notre rescapé qui se moquait de l'attitude qu'il avait dans les anecdotes qu'on lui racontait. Mais surtout, on voyait qu'il mourrait d'envie de nous connaître plus...

Sa
ki nous avait bien di qu'il avait perdu la mémoire, et nous avions peur : peur de le choquer, peur de faire un pas de travers !
N
ous ignorions la façon dont nous devions prendre la situation.

Mon
regard se rive sur Tom. Il a l'air aux anges : la façon dont il regarde Bill, avec ses yeux étincelants, son sourire béat...
Ils redevi
endront vite inséparables ces deux là ! Même si à mon avis, le dreadeux est déjà accro à son double !

Il exist
e entre eux une complicité qui m'a toujours étonné, une complicité où les marques d'attention sont omniprésentes, mais sans jamais aller trop loin.
Ils s'ai
ment et ne se le cachent pas, ils ont comme besoin l'un de l'autre pour se sentir bien...
Ils se
portent un amour que moi je ne peux pas comprendre, probablement parce que je suis enfant unique !



_________________________________________________________________

Je les ai vus, je les ai vus, je les ai vus...
Oui, et pourtant...

Grosse déception parce qu'ils n'ont fait que 5chansons en Allemand!
Sur deux heures!

Le show était magnifique, ils étaient magnifiques ( et comme dans les magazines!!)
Ils m'ont bien fait triper, et pourtant, il y avait cette putain de langue de merde... l'Anglais...


Je me suis marée comme une petite folle, et pourtant...
Ca me reste sur le coeur, cet Anglais!

Je n'ai qu'une envie...
Qu'ils ressortent des chansons en Allemand, qu'ils m'aident à oublier que oui, ils ont fait beaucoup d'Anglais.
Parce que je ne vais pas les lâcher pour ça, parce que a tournée c'était pour Scream...

J'ai profité à fond d'eux, je ne regrette pas, j'en veux encore...
Mais qu'ils pensent à nos goûts la prochaine fois!!...

Enfin bon voilà...

Une vidéo de notre action pour eux (on devait lever 7000 "FREI"...)
Ca a marché du tonnerre!
(Regardez leurs bouilles de petits gosses! Les sourires béats... )

... Peux pas m'empêcher d'avoir kiffé ce show à mort! (Les sourires, les yeux... le lèvement de sourcils digne de Reden(sur le dvd!) ...)
Ambiance de malade! Vive les belges!xD


Suite!

# Posté le mercredi 05 mars 2008 14:33

Modifié le vendredi 12 juin 2009 11:33

Chapitre 20

Chapitre 20



Nous arrivons à
l'aéroport. Mon estomac se noue. Je sais à quel point je déteste l'avion.

Le seu
l avantage est que cette nuit, nous serons chez Maman. Et Bill et moi, nous passerons une belle soirée, comme au bon vieux temps. A moins que Maman ne prépare un festin pour les retrouvailles ! A ce moment là, je lui présenterais tout le monde !

La voiture
s'arrête. Nous sortons en quatrième vitesse. Je tire mon double par le bras pour qu'il nous suive. L'avion décolle dans un quart d'heure. Nous devons embarquer pendant que les bagages sont enregistrés. Il n'y a que les stars qui peuvent se permettre ce genre de choses. Nous avons de la chance !

Sur le con
seil de Saki, nous nous mettons à courir. IL ne nous reste plus beaucoup de temps. Nous traversons l'aéroport, une partie de la piste, montons ma passerelle. Nous y sommes arrivés ! Nous nous installons sur cinq places confortables en première classe. Ca doit faire un changement pour Bill, qui a été dépourvu de tout confort pendant des mois !

U
ne hôtesse arrive et se plaint de notre manque de discipline : nos ceintures ne sont pas encore attachées !
Nous les bouc
lons, et déjà la porte de l'avion se referme. D'habitude, à ce moment là, je suis en train de suer et de jurer en pensant au décollage. Mas aujourd'hui, notre retard en a décidé autrement. Je suis encore en train de vérifier que Bill est convenablement attaché quand les moteurs se mettent en route.

D'un co
up, je me sens mal ! Mes mains s'agrippent aux accoudoirs et griffent le tissu. Ma gorge se serre. J'attrape des nausées ! J'ai peut-être le mal de l'air avant d'être en l'air !!

L'avion prend
de la vitesse ! Je suis collé au siège, en train de mordre dans mes lèvres. C'est dans ces moments là qu'on se dit qu'il aurait été utile de prendre un chewing-gum ! Je ferme les yeux, je ne veux plus rien voir !

M
a respiration se bloque...
Je sens que l'avion quitte le sol !

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Nous s
ortons de l'avion après un atterrissage assez secoué. Tom, accroché à mon épaule, claque des dents !

« Je n'aime pas l'avion du tout !
-Au moins
nous sommes déjà à Berlin !
-Ou
i ! Oh Bill je suis trop heureux ! Enfin on va rentrer à la maison tous les deux !
-Eu
h... oui...
-Dommage que tu ne te souviennes pas de toutes ces soirées qu'on a passées ensemble. Tu ne demanderais qu'à recommencer tu sais !
-J'en sais rien...
-Non mais
moi je te le dis !
-Peut-être ! »


En quelques heures de temps, Tom m'avait vraiment fait craquer. Il était spontané, bon vivant !! Sans oublier de dire que j'étais fier de lui ressembler autant physiquement ! Il avait un certain charme qui me plaisait bien !

G
ustav et Georg, derrière, semblaient ne vouloir qu'une chose : rejoindre leur lit au plus vite. Ils papotaient à voix basse pour se maintenir éveillés.
Quand à S
aki, il scrutait attentivement les environs. On ne s'était pas adressés la parole dans l'avion, mais cela ne faisait que me laisser indifférent !

Soudain, il
s'arrêta et mis ses bras devant nous pour nous empêcher d'avancer.
« Les garçons, mieux vaut attendre vos parents ici !
Plus
loin, il y'a trop de monde ! Mieux vaut ne pas vous faire remarquer !! »


Inquiets, les
autres enfouirent leurs visages sous des écharpes qu'ils avaient emmenées avec eux.

« Tom pourquoi tu te caches ?
-Pour ne pas qu
'on me reconnaisse tiens !
-Ah..
.
-J'ai pas
envie d'être assaillis par des groupies, pas à cette heure ci !!
-Ah !

-Ne me regarde
pas comme ça ! Tu devrais faire gaffe aussi avec ta toge d'arabe ! »


Alors q
u'il venait de couvrir ses dreads de son écharpe, il poussa un cri !

« Maman ! »

Il
se mit à courir devant lui. Une petite femme s'était retournée et ouvrit ses bras. Tom se jeta sur elle et elle l'embrassa tendrement.

__
______________________________________________________________

Tom me lâcha et pointa du doigt un blondinet planté comme un poteau au milieu de la foule mouvante.
« Regarde Maman ! On l'a retrouvé ! C'est Bill ! »

A
côté de lui, je reconnus Georg, Gustav et Saki.

« T'as vu, t'as vu, c'est lui Maman ! »

J'aima
is la comédie que me faisait Tom. A l'entendre, on aurait dit un enfant. Mais après avoir vu mes files adulés par des milliers de gens et considérés comme des adultes matures, ce petit retour en arrière me ramenait à la réalité : ils n'étaient encore que deux adolescents qui débutent dans la vie. Voir que je comptais tellement pour ces deux stars dont on parlait à l'autre bout du monde me réchauffait le c½ur.

Je
me rapprochai des autres, et du blondinet ! Il était le sosie de Tom, mais ne ressemblais pas beaucoup à Bill. Je sais que ça ne veut rien dire, mais c'est e qui me traverse la tête !

« Maman, Maman !
-Oui Tom !

-Tu l'as vu hein ?
-Ou
i, je crois ! »


Le d
readeux sautait comme une puce à côté de moi, si bien que je devais faire attention à chacun de mes mouvements pour ne pas qu'il saute sur mes pieds !

Puis, il couru
t vers l'autre blondinet, le prit dans ses bras et me pointa du doigt. Sur leurs lèvres, je pus lire leur dialogue.

« Regarde Bill, c'est elle Maman !
-Laqu
elle ? La rousse là ?
-Non, la brune
derrière !
-Ah !
Désolé !
-
C'est pas grave ! »


Un sourire se dessina sur mon visage, malgré l'amertume qui me pinçait le c½ur. Saki m'avait bien prévenu : Bill ne nous connaissait plus ! Comment allait-il réagir quand je serais à côté de lui ?

Mes pieds dev
enaient plus lourds au fur et à mesure que ma mémoire s'habituait à la nouvelle image de mon fils. Il était...différent !
Je le p
référais comme il était avant : androgyne !
Mai
s je ne devais pas le laisser paraître. Je devais au contraire lui laisser le choix d'être comme il le souhaitait !

Mon regard p
longea dans le sien...
Des yeux n
oisette, profonds, étincelants, les yeux de son père.

Je m'arrêt
ai à un mètre de lui. Je ne voyais plus que lui...
M
on fils, ma chair, mon Bill. Les larmes commencèrent à couler tant l'émotion était forte ! Je ne savais pas quoi dire, j'avais peur de sa réaction.

E
nvie de le prendre dans mes bras...
Envie
de caresser ses cheveux...
Envi
e de le serrer contre moi...
Env
ie de plein de choses...
Mais env
ies arrêtées par mes peurs...
Pe
ur d'être repoussée,
P
eur de l'effrayer,
Peu
r qu'il ne m'accepte plus !

Pour fi
nir, je trouvai un compromis entre mes désirs et mes craintes, et je tendis une main vers son visage.

Mes doigts
délicats se posèrent sur sa joue douce et effleurèrent sa peau.
Il s'efforçait de rester serein en ma présence, mais son visage s'imprégnait d'expressions d'inquiétude.
Ses yeux se dilatèrent, ses lèvres tremblaient...

Comme
nt pouvais-je le rassurer ?
Comme
toute bonne mère qui se respecte, j'aurais dû lui parler. Mais les mots ne sortaient pas...

En
revanche, je le vis entrouvrir la bouche pour bégayer interrogativement un timide :
« Maman ? »



_________________________________________________________________

Coucou les miss...
J'ai été absente pendant quelques jours, je n'ai pas su mettre la suite, mais me revoilà, avec une suite presque toute fraîche :p

Ah oui, si vous voulez me faire des commentaires sur votre concert des TH, n'hésitez pas...

De mon côté je suis déçue qu'ils nous aient fait de l'Anglais alors qu'ailleurs c'est de l'Allemand.. -_-'

xD

# Posté le jeudi 13 mars 2008 15:34

Modifié le vendredi 12 juin 2009 11:36

Chapitre 21:

Chapitre 21:


« Maman ? »
Cette pe
tite voix qui avait prononcé timidement ce petit mot, c'était la mienne ! La voix d'un adolescent perdu dans le monde, à la recherche de lui-même...

La
petite femme devant moi répondit :
« Oui Bill ! »

Sa voi
x à elle était mêlée aux sanglots.
Peut-être
de retrouvailles.
La
joie que ressent une mère lorsqu'elle retrouve son enfant perdu...

Les cares
ses de ses doigts sur ma joue sont délicates, douces, attentionnées, agréables.
Je me d
emandais comment je devais réagir pour ne pas la choquer.
Qu'aurais-je
fais si je la connaissais depuis toujours ?

Je l'
aurais prise dans mes bras, comme Tom tout à l'heure. Mais je n'y arriverais pas. C'était la première fois que je la voyais, il ne faut pas pousser ! Déjà appeler « Maman » une inconnue, ça vous noue les tripes !
Parce qu'u
ne maman, en général, vous l'avez toujours eue avec vous, vous la connaissez, elles est unique pour vous, alors que pour moi, cette femme ne se distingue pas des autres dans la foule.
Mais ne pas r
éagir du tout lui aurait fait du mal, beaucoup de mal, beaucoup trop !

Je pos
ai alors ma main sur la sienne. Je ne pleurais pas, mais elle oui. Dans ses yeux régnaient l'espoir que je l'avais reconnue, mais dans les miens, elle n'y trouvait qu'une réponse négative !

Jouer
à ce petit jeu ne me bottait guère...
F
aire semblant d'aimer les gens que vous n'avez jamais croisé, c'est dur.
Mais
je le faisais parce que toutes ces personnes m'aideraient, à l'avenir, à redécouvrir mon passé.

S
aki prit la parole :
« Vous ne devriez pas tarder, on risquerait de vous reconnaître !
(T
om) Ah non ! Je ne veux pas de fans maintenant ! »


Maman
nous pris tous les deux par les bras et nous emmena à l'extérieur de l'aéroport.

___
___________________________________________________________

M
aman passa la clé dans la serrure et ouvrit la porte de la maison. Sa maison, notre maison, ma maison.
Elle p
leurait toujours, comme durant tout le trajet !

Je m'engo
uffrai dans le hall tandis que Tom se précipita sur l'interrupteur.

« Tadaaaaaaaaam !! Voilà tu es chez toi Bill ! »

Je rest
ai muet en commençant à faire mon petit tour...
J'avais dan
s l'intention de visiter la maison, mais Tom, excité au possible, ne me facilitait pas la tâche !

« Oh, et tu sais Bill, il faudra que je te montre ma Gibson !
-Oui...
-Et j'ai
acheté une nouvelle casquette, il faudra que tu la voies hein !
-Oui
Tom !
-O
h, et il faudra qu'on aille promener le chien, comme ça tu feras sa connaissance aussi !
-Oui Tom,
mais attends un peu tu veux ! »


Je
levais les yeux au plafond à chaque fois qu'il me faisait une nouvelle proposition. C'était vraiment plus important que de prendre mes repères, toutes ces petites choses ?

Je tra
versai la cuisine, qui était impeccablement rangée, et me dirigeai vers le salon.

« Et Bill, dis tu regarderas un film avec moi ce soir ?
-On verra !
-Allez
!! Et on prendra un gros pot de nutella, comme tu les aimes !
-On
verra j'ai di !
-Oh et...

.
..
C
a va Bill ? »


Sur l
a cheminée, je venais de trouver un cadre avec une photo de Tom aux côtés d'une fille. Elle était grande, souriante, maigre, habillée d'une façon très moulante avec une coiffure assez spéciale : des cheveux noirs éclatés tout autour de la tête.
Tom et ell
e avaient l'air heureux !

Je passai
mon doigt sur la fille en question, redessinant la forme de son corps. Tom s'approcha de moi, souriant, et en voyant mon doigt posé sur la jeune femme, lâcha :

« Ah, tu t'es reconnu ?!? »
J'ouvris
grand la bouche...
T
ellement que ma mâchoire était prête à se déboîter !
« T'as di quoi ?
-Je t'ai
demandé si tu t'étais reconnu !
-Hein
? C'est moi cette...
CHOSE ?
-Ben évid
emment ! Et puis tu n'es pas une chose ! Tu es mon frère je te signale !
-Mais n
on, attends ça ne peut pas être moi !
-
Avec quelques modifications, si ! »


Il
m'arracha le cadre des mains...
Je n'aj
outai rien et continuai à faire le tour du rez-de-chaussée.
La photo que je venais de voir me perturbait légèrement...
Quand Elie m'avait
di que j'étais bizarre, c'était vraiment justifié !
Mais é
tais-ce vraiment moi ?

Tom continuai
t à me suivre mais ne posait plus de questions. Il regardait ce par quoi mon regard était attiré, puis reposait ses yeux sur moi.

Les prem
ières minutes de ce petit jeu étaient amusantes, mais à la fin, j'avais l'impression d'avoir à faire à un pot de colle. Je décidai alors de me débarrasser de lui.

« Euh, Tom, je suis fatigué ! Je crois que je vais aller me coucher !
-Mais tu ne veux même pas que je te montre ma Gibson ?
-P
as maintenant !
-E
t tu ne veux pas regarder un film ?
-Non
, je ne saurais pas ! »


Ses
yeux se rivèrent au sol, de déception...
Mais j
e voulais juste qu'il me laisse souffler. J'avais besoin d'être seul.

« Ok, je vais te montrer ta chambre. »

Il mo
nta les escaliers d'un pas lourd. Je le suivais en culpabilisant déjà de l'avoir vexé ainsi...
Il fit quelque pas et ouvrit une porte.

« Tiens, c
'est ta chambre.
Bo
nne nuit. »


Et
il partit dans une autre pièce en cachant son visage dans ses dreads.
C'était simp
le, mais très significatif : il attendait plus de moi.
Ce n
tait pas compliqué à comprendre : il ne m'avait plus vu depuis trois mois alors qu'on avait toujours été ensemble...
Il voulait juste p
asser du bon temps avec moi !
Sur ce c
oup là, j'aurais pu faire un effort !

J'
entrai dans ma chambre, indécis, fermai la porte et m'affalai sur le lit, plein de remords !
Je ne
pris même pas le temps d'appuyer sur l'interrupteur pour faire le tour de la pièce avant de me déshabiller.

J'enfoui
s ma tête dans l'oreiller...
Q
ue fallait-il que je fasse ?

# Posté le mercredi 19 mars 2008 15:14

Modifié le vendredi 12 juin 2009 15:45

Chapitre 22

Chapitre 22



Je claquai la porte violemment et sautai dans mon lit. Je m'enfouis sous la couette, en pleurs.

Alors c'es
t tout ce qu'il avait trouvé ? Trois mois, trois mois d'absence interminable, trois mois de manque permanent, et le jour où je le retrouve, il me remballe comme une merde ?

Alors c'e
st vraiment tout ce que je mérite ?
Juste ça ?
Quand
je pense que j'ai couru jusque là-bas pour le retrouver ! Ca me tue !
Je n'ai même pa
s eu un merci, même pas un petit bisou avant d'aller dormir...
N
i un câlin !! Ni un petit sourire !
Ca me t
ue !
Rien, niks, nada
, nicht, que dalle, niets, nothing...

Quan
d je pense que je n'ai plus aucune importance à ses yeux ! Il m'a oublié !
Ca me tue,
ça me bouffe...
Ca me
ronge lentement, je me consume à petit feu...
Combien de temps est-ce que je pourrai encore tenir sans le frère que j'ai tant aimé ?
Quand je pense
que j'espérais que tout redevienne comme avant !
Rien ne sera j
amais pareil ! Il ne tient plus à moi !
Moi
qui pensait tout le temps à lui, et lui qui ne soupçonnait même pas mon existence !
C'est plus que dérou
tant ! C'est... indescriptible ! Ca me tue !

J'étouffe mes sang
lots bruyants dans mon oreiller.
Je sais q
u'il est dans sa chambre, qu'il dort à poings fermés, qu'il est à l'abri...
Il ne lui
arrivera rien et pourtant je suis de plus en plus angoissé...
M
on manque de lui est toujours là ! Parce qu'il n'a pas répondu à mes attentes !
Parce
qu'il n'y a rien de plus douloureux que de se rendre compte que non, je n'ai aucune valeur pour lui !
Oui,
il est mon frère, mais sait-il ce que ça signifie ? Est-ce qu'il se rend compte qu'on a partagé 18ans de vie commune ?

Ca me tu
e ! Ca me déçoit et pourtant je ne peux pas l'accuser. Il n'y peut rien ! Mais alors qui dois-je accuser ? Le Bon Dieu peut-être ? Qui est si cruel pour me faire subir cette souffrance ?
Pourq
uoi a-t-il fallu qu'il oublie tout ?
Et ce
manque, ...
Cette ab
sence...

J'ai froid.
Sans lui, je n'ai plus raison d'être...
On
a tout vécu ensemble, tout enduré, tout bravé ! On était au sommet...
On était glorie
ux !
Et ça c'était gr
âce à lui, à son ambition, son égocentrisme qui lui a permi de se dire qu'il était à la hauteur, sa prétention qui l'a poussé à se démarquer des autres...
Nous étions les
meilleurs.

Mai
s maintenant, c'est fini ! Bill a subi un véritable lavage de cerveau !
C'est devenu un vra
i agneau !
Il n'a plu
s rien du Bill que je connaissais. Celui qui avait le don d'intimider, celui pour qui tout le monde se bougeait tant il était imposant...
Celui dont o
n ricanait parce qu'au fond de nous, il nous impressionnait, on l'enviait.
Il était r
especté et même admiré, même si l'image que les gens donnent sont très trompeuses !
No
n, le temps de ce Bill là est révolu !


Ma
is il restera toujours mon frère !
C'est p
eut-être pour ça qu'en ce moment, j'ai envie de le rejoindre, d'aller le voir somnoler.
J'ai envie d'être
à côté de lui, de voir son sourire s'afficher sur son visage alors qu'il rêve...
J'ai
envie de passer ma main sur sa peau pour ressentir sa douceur ! Envie de l'embêter pour l'entendre gémir de sa petite voix !
Env
ie de lui...
Envie de
me l'approprier égoïstement...
Besoin de l
ui...

Je lève le bra
s et appuie sur l'interrupteur.
La pièce s'
éclaire.
D'un cou
p, je me sens observé par des dizaines de paies d'yeux.
J'
ouvre les paupières et constate mon ½uvre d'art !

Le
s murs sont remplis de photos de Bill...
On
n'aperçoit plus un seul centimètre carré de la tapisserie bleue.
Les yeux de
tous ces Bills sont rivés sur moi, ils m'observent, me dévisagent, parfois même me parlent...

Je me souviens avoi
r couvert mes murs de ces photos pour pouvoir oublier qu'il n'était pas là ! J'espérais retrouver une parcelle de lui dans ces photos, une toute petite présence. Mais tout son côté humain manque toujours. Les images, ça ne dégage pas de chaleur, ça ne souffle pas de mots réconfortants...
To
ut ce qui m'est vital chez lui, elles ne me le procurent pas !

En y repe
nsant, je me dis que j'ai du mettre un temps fou à faire tout ceci ! Mais je n'avais plus la notion du temps. Ou plutôt, les secondes étaient tellement lentes, les jours étaient si interminables que je croyais parfois que le temps s'était figé...

Je m'éti
rai avant de frotter mes yeux rougis par les larmes avec ma couette. Je reniflai un bon coup et m'assis sur le lit. J'enlevai mon T-shirt, que je lançai au pied de mon bureau.

Mes yeux se lev
èrent sur l'une des nombreuses photos de mon double, choisie au hasard, et je lançai spontanément un :
« Qu'est-ce que tu regardes ? »

Puis, je soupir
ai...
Je devenais fou
, complètement dingue.
Et c'était à cause d
e lui ! Pourquoi fallait-il que tout aille tellement de travers ?
Pourquoi n
e pouvais-je pas avoir une vie normale avec un frère qui se souvient de son passé ?

Je déboucl
ai ma ceinture, enlevai mon baggy et le jetai au pied de la chaise de bureau. Ensuite, je m'enfouis sous la couette avec la ferme intention de dormir...

Je devais oublier
, oublier ma souffrance, me contenter de savoir que lui, il se sentait bien. Sinon, je me détruirais ! Je me détruirais à cause de ma nostalgie !

Je
me retournai et fermai les paupières.
...

Au b
out de dix minutes, j'avais déjà changé mille et une fois de position. Je ne parvenais pas à fermer l'½il. L'énervement pesait, en plus de la tristesse et de la déception.

J
e me mis sur le ventre et glissai les mains sous mon oreiller. Mes doigts touchèrent une texture douce...

« Han... Biiiill ! »
Ce gémissement
m'avait échappé...
J
e ne pouvais pas m'empêcher de penser à lui !

Je mordis mes lèv
res en délogeant le tissu de sa cachette, puis le mis sur mon visage avant de le respirer à pleins poumons. Ce vulgaire morceau de coton n'était rien d'autre qu'un T-shirt que j'avais piqué après Bill sa disparition. Je l'avais toujours gardé dans mon lit depuis. Je dormais avec toutes les nuits.
C
'était encore une façon pour moi de penser à lui, de me rassurer, de me dire qu'il était là, qu'il pensait à moi...
Ce petit bou
t de tissu avait déjà épongé des litres et des litres de larmes salées, larmes de tristesse, larmes d'inquiétude, larmes de souffrance, larmes de toutes sortes...

Je mis
le T-shirt en boule dans mon cou et commençai à réfléchir. Mon estomac était noué, ma gorge serrée. Je n'arriverais pas à dormir ! Pas dans cet état !
J'avais
besoin d'un geste d'affection de sa part ! Je n'avais même pas eu un petit bisou ! Comment donc pouvais-je m'endormir ?
____________________
_____________________________________________

Je me retournai u
ne fois de plus dans mon lit ! Le sommeil refusait encore de m'emporter. En plus, je n'avais pas la conscience tranquille ! J'avais lâché Tom, je l'avais déçu...
Il compta
it sur moi pourtant ! Pourquoi avais-je voulu me débarrasser de lui ainsi ?

Mon atti
tude me donnait beaucoup de remords. Après toutes les choses gentilles qu'il avait dites, j'étais resté froid avec lui. Et pourtant, il m'a bien prouvé qu'il attendait de me retrouver depuis des mois !! Ses petits gestes, ses caresses, ses mots ! Toutes des petites choses qui m'ont fait tellement plaisir...
Plaisir parc
e que je ne me souviens pas que quelqu'un me montre tellement qu'il tenait à moi. Même là-bas, Elie tenait ses distances avec moi, et Yasmina m'a fait plus de mal que de bien !

Je ne pouvais
pas en rester là ! Il méritait plus, beaucoup plus ! Il avait tellement souffert, et il n'hésite pas à me le faire comprendre...
Et moi, je ne pense qu'à me séparer de lui pour pouvoir souffler.
Comme si je n'avais
pas été assez solitaire dans ce palais !
A
quoi ça servait d'en vouloir encore ?
C'e
st tellement plus agréable de pouvoir parler à quelqu'un !
J
e m'assis dans mon lit, avant d'hésiter longuement. Peut-être qu'en allant le voir quelques minutes, il me pardonnerait...
Il oublier
ait que je l'ai déçu !
Ca lui ferait du b
ien !
Mais d'un autre c
ôté, il dort sûrement à poings fermés !
All
er le voir, c'est risquer de le réveiller, c'est risquer de le vexer encore plus !
V
oilà à quoi ça mène lgoïsme ! Rien de très joli !

Je m'en veu
x ! Mais je ne sais pas quoi faire ! Y aller, ne pas y aller ?
J
e me laissai retomber sur mon lit.
Un long
soupir m'échappa.
J'é
tais comme dans un dilemme, hésitant, mourrant d'envie d'aller le voir tout en ayant peur de le vexer, et autant l'avouer, trop paresseux que pour me lever !

J'allais me
résigner à me recoucher, me disant que j'arrangerais cela demain, lorsque trois coups retentirent dans le bois creux de la porte.

Je me levai en quat
rième vitesse pour aller ouvrir. Peut-être Maman tenait-elle à me souhaiter bonne nuit ??

J'appuyai sur la
clinche et fit coulisser la porte avant d'entrevoir dans la petite ouverture une fine silhouette vêtue d'un simple boxer qui se démarquait difficilement de l'obscurité.

« Bill, je peux dormir avec toi ? »[/align]

# Posté le samedi 22 mars 2008 09:32

Modifié le vendredi 12 juin 2009 15:49

Chapitre 23

Chapitre 23

Je parcours mon frère du regard de la tête aux pieds en me demandant si j'ai bien compris qu'il m'a dit.

« Oh et Bill, je ne sais pas pourquoi je te demande ça ! Je deviens fou, il ne faut pas m'en vouloir !! Oublié ça !! Je vais me recoucher. Bonne nuit ! »

Il tourna
it déjà les talons lorsque j'eus enfin assimilé sa demande. Pourquoi voulait-il dormir avec moi ?
Quelque chose devait m'échapper...
Derrière ma port
e, je me sentais pris au dépourvu. Je ne m'attendais pas à ça !
Mais mon
intention étant plus de lui faire plaisir pour qu'il me pardonne de sa déception que de l'enfoncer encore plus, j'étais prêt à acquiescer d'un signe de tête !

Mais To
m m'avait déjà tourné le dos, pour rejoindre sa chambre. Il fit trois pas avant que je ne lui attrape fermement le poignet ! Ma main était partie toute seule...
Je ne voulais pas l
e voir triste. Il avait déjà trop souffert !

Il se tourna
vers mes moi, laissant mes yeux plonger dans ses pupilles...
Ma main glissa le long de
son bras pour remonter jusqu'à son épaule.
Il posa sa tête d
essus et ferma les paupières.

Au
cun son ne s'échappait de nos bouches.
Je devais répondre...

Mais quoi ?? Est-ce vraiment
très moral de dormir avec son frère ??
Avec une femme, d'acc
ord, tant qu'elle ne ronfle pas !! Mais un mec !!
Je fis une
petite moue avant d'entrouvrir les lèvres.

« Euh... si tu veux !! »
Je me sentais gêné..
.
Et s'il se moquait de moi ?
S'il me plantait là dans le couloir après !!
S'il me testait
juste pour voir de quoi j'étais capable ??

« C'est vrai ? Tu veux bien que je dorme avec toi ??
-Oui...
-Oh merci Bill
!!! »


Un
grand sourire s'afficha sur ses lèvres et illumina son visage, ses yeux se mirent à luire dans l'obscurité. Il courut vers ma chambre et se tint debout devant mon lit.

« C'est un lit une seule personne, tu es sûr que je ne vais pas te déranger ??
-Ne t'inqui
ète pas pour si peu !
-Ca va s
i je me cale contre le mur ?
-
Fais comme tu le sens !! »


Il
poussa un petit cri d'hystérie, tout content que j'aie accepté de partager mon lit avec lui cette nuit. Il monta sur le matelas et alla s'allonger le long du mur. A mon tour, je rentrai dans les draps, avant qu'il ne nous recouvre tous les deux de la couette, d'un geste furtif.
Au passage, les poil
s de mes bras s'étaient hérissés. Il était tout froid !!

Il
ne fallut pas longtemps pour constater qu'en effet, la place était limitée. Mais cela m'était bien égal : cette nuit, je ferais des sacrifices, pour lui, mon frère.

++++++++++++++
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Je rêve ! Il
a accepté !! Il a bien voulu que je dorme avec lui cette nuit !! Je n'en reviens pas. Mon c½ur bat la chamade. Je me sens déjà mieux, beaucoup. Plus encore, je me sens bien !

Il
est à juste quelques centimètres de moi ! Je sens la chaleur de sa peau, j'entends son souffle paisible, je sens son odeur fruitée. C'est du Bill plus vrai que nature !! Que du bonheur !

Je sens mon sang froid
se réchauffer...
Ma chair de
poule se dissipe...
J'ai envie
de me rapprocher encore un peu, pour qu'il m'emplisse encore plus de sa chaleur...

Et en
même temps, je sais que je ne peux pas. Je ne sais pas ce qu'il pense de moi, je risquerais de me faire jeter ! Ca doit déjà être tellement dur pour lui de m'accepter dans son lit. Il me prend peut-être même pour un fou ! Mais peu importe, Bill est là...
Il faut que j'
en profite !! Je ne dois pas rater cette occasion ! Trois mois qu'il me manque atrocement !!

J'ose à peine bouger !!
Je
suis dingue de faire des trucs pareils ! C'est vrai quoi j'ai 18ans ! Et je ne sais pas encore dormir sans faire de comédie ! Il faut que j'aille voir un psychologue ! Absolument...
C'est vrai quoi c'est honteux
!!

Mes neurones carburent, m
on pouls résonne dans mes tempes. Je n'arrive pas à réaliser qu'il est bien là !!

A perc
evoir sa chaleur... J'avais envie de me coller à lui.
A sent
ir son odeur... J'avais envie d'enfouir mon nez dans ses cheveux...
A r
essentir le crissement de ses doigts sur les draps... J'avais envie que mes doigts s'entrelacent avec les siens...
A imagin
er ses jambes se replier contre lui... J'avais envie de croiser les miennes avec les siennes...
A écouter
sa chair crépiter sous les frissons... J'avais envie de l'embrasser allégrement...
A enten
dre sa petite voix briser le silence... J'avais envie de lui répondre !!

Mais... Il m'ava
it parlé !!

« Tom ??

...
Too
om ???
...
Tooooom tu m'entend
s ??
...
Tom ??
-Oui ?
-Tu dors ?
-Oui !
-Ah !
-Gné ?
-J'av
ais juste un truc à te demander !
-Vas-y demande toujours !
-Comment tu me trouves ?? Enfin je veux dire physiquement ??
-Comme moi !
-Non mais ce n'
est pas ça !
Tu penses que ce s
erait mieux si je reprenais mon style ?
- C'est sûr que c'et
ce qui plairait le plus aux fans !
-Oui mais, et toi ?
-C'e
st comme tu le sens Bill ! C'est ton corps !
-En fait, je n'
ai pas envie de rester comme Yasmina voulait que je sois !
-
Tu m'étonnes !! Déjà je ne vois pas de quel droit elle t'a touché cette folle !
-Moi non p
lus !
Ma
is dis le temps que mes cheveux repoussent !!
-Tu ri
goles ?? Tu mets des rajouts hein !!
-Des quoi ?
-Des rajout
s ! C'est des trucs que tu mets pour allonger tes cheveux ! C'est pratique !!
-Ah bon, on
peut faire ça ??
-On peut fair
e plein de choses ! Demain tu peux redevenir physiquement le Bill que tu étais !!
-Sérieux
??
-Evidemment !
-Piercings et
tout ?
-Oui si t
u veux !! Tu veux refaire tes piercings ?
-
Ca m'allait pas mal je trouve !
-C'est sûr ! Ca t'allait mêm
e très bien !
-C'est
possible en une journée ??
-Oui !! Si t
u veux, on s'occupera de ça demain !!
-Oh oui !!
-Et on ira
faire les magasins !!
-Oui !!
- D'accord !! Mais maintenant
il faut penser à dormir tu ne crois pas ?
-...Tom ?
-Oui ?
-Tu me montreras ta Gibson ?
-
Oui... »


Il se tu.
Je me sent
is tout d'un coup gêné.
Le s
ilence me rappelait que je n'avais rien à faire ici ! Et pourtant, ça me plaisait ! Juste parce qu'il était là.

Son souff
le semblait long et paisible...
Je sentais toujours la chale
ur de son dos à proximité de mon ventre. Le mien, adossé au mur, était beaucoup plus froid !!

Plus je le regardais, plu
s j'avais envie de me rapprocher...
Mais je devais absolumen
t me modérer ! Je n'étais pour lui qu'un inconnu !!
Ne pas c
éder...
C'
était la seule pensée qui m'emplissait l'esprit...

Je replaç
ai la couette sur son torse. Il sourit, se retourna légèrement et déposa un léger baiser sur mon front.
« Merci frérot !!! Dors bien !! »
J
e me sentis rougir...
Cela me
touchait énormément !!

Je n'e
n pouvais plus ! Il était trop craquant !!!
Je n
e pourrais pas rester trop éloigné de lui toute la nuit !! Seuls quelques centimètres ! C'était beaucoup trop !

Ne mesuran
t pas mes risques, je plaquai mon ventre sur son dos et posai ma main sur son ventre, tout en logeant mon visage dans son cou.

C
'était plus fort que moi ! J'avais besoin de ce contact !!
Il tressaillit entre mes bras avant de finalement me laisser apprivoiser son corps.

J'éta
is heureux. Peut-être fou, aussi ! Mais au moins je savais ce que c'était que le bonheur !!

# Posté le jeudi 27 mars 2008 14:52

Modifié le vendredi 28 mars 2008 07:04

Chapitre 24

Chapitre 24
Je le sens remuer dans mes bras. Après un long gémissement, je pousse un soupir. C'est déjà l'aube. Le soleil a pris le dessus sur la pénombre, mais je n'ai pas envie que la nuit s'arrête ici.
Bill et
moi sommes encore plus proches que la veille. Lorsque je me rends compte que mes lèvres sont posées sur son épaule, je recule immédiatement. Il gémit à son tour.
J'enlève aussi la main qu
i réchauffait le bas de ventre.

J'i
gnore quelle folie m'a prit hier pour que j'en arrive à lui demander de dormir avec lui, mais je serais prêt à le refaire, parce que c'est la première nuit que je passe sans angoisse depuis des mois.
Rien
qu'à sentir sa présence, tous mes soucis se volatilisent !

++++++++++
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Lorsque sa mai
n lâche mon entre, j'ai envie de la rattraper, pour qu'il me serre encore plus fort contre lui. J'ai passé une nuit extrêmement agréable, protégé par les tendres bras de mon double. Je sors à peine de mon sommeil trouble que déjà des questions se battent dans ma tête. Est-ce vraiment correct de désirer que votre frère se colle à vous pour passer la nuit à vos côtés une nouvelle fois ?

J'en doute, e
t pourtant, j'ai apprécié. Toute cette affection qui découlait de ses gestes, on ne m'en avait jamais donné autant si peu de temps.

Je t
ournai la tête et caressai sa joue, facile à atteindre puisque sa tête était toujours logée dans mon cou. Elle était douce. J'ouvris les yeux pour admirer son visage endormi. Il n'y a rien de plus beau que cette expression insouciante, où tous les traits sont relâchés pour vous révéler la véritable beauté physique de quelqu'un.
Il était vraim
ent à croquer.

Mais plutôt que de continuer à m'
abreuver de son innocence en le dévisageant avec toujours plus de curiosité ; je lui murmure quelques mots.

« Tom ?
-?
-Tom !
-Mhhh...
-Bien
dormi ? »


En guise de réponse, il
embrassa mon cou. Je supposai que c'était une affirmation !

« Et toi Bill ?
-Oui !
-...
-J'ai faim !
-
jà ?? Enfin bon, je te reconnais bien là ! Note, mon ventre commence à réclamer lui aussi un bon bol de céréales !!
-O
n descend manger ?
-Déj
à ? On ne peut pas rester encore un peu là ?
-J'ai faim !!
- Et moi j'a
urai froid si tu quittes le lit !
-
Tu boiras un café !
-Un café ?? Tu bois du café toi ??
-Au palais
on avait ça !!
-Ah dégueux !! Je préfèr
erais un cacao !!
-C'est quoi ??
-Ro
h tu ne sais pas ça ?? Je vais te faire goûter alors !!
C'
est bon...
Hm
...
L'o
deur du lait chaud qui t'emplit les narines, le chocolat dont le goût fond sur ta langue...
-Han !!
!...On descend alors ?
-Oui, il fau
t vite que tu sois comblé de ton ignorance mon cher !! ^^ »


Je dé
collai mon dos de son ventre, pour laisser les frissons me parcourir.
Des b
rûlures se réveillèrent quand Tom traça de l'index des lignes obliques sur mes omoplates et le bas de mon dos.

« Mais Bill ? C'est quoi toutes ces entailles ? »
Sa main s'apl
atit pour réchauffer de plus grandes surfaces de peau.
« Euh...
Je su
ppose que c'est à cause de Yasmina !
-
Je n'avais pas vu tout ça hier soir moi !! Tu les as depuis quand ?
-De
ux semaines environ !
-Deu
x semaines ? Mais qu'est-ce qu'elle t'a fait pour que ça soit encore si profond ? »


Il lu
i suffisait de me poser la question pour que les images de torture me parcourent à nouveau l'esprit. Elle avait osé me flageller, juste parce j'ignorais mon nom ! Ca me révoltait !!

La haine monta à nou
veau en moi, mes poings se serrèrent sous la pression des remords.

Ma
is pour éviter de mêler Tom à ce passage de ma vie que je devais oublier, je ne prêtai pas plus grande attention à sa question et le laissai imaginer lui-même ce qui m'était arrivé.
J'attrapai un T-shirt qui traî
nait dans la pièce et couvrit mes blessures.

« On va manger ?
-Euh..
. oui ! »


Il sortit du lit à
son tour, frissonnant de tous les côtés, avant de balayer le sol des yeux.

« Tu me prêtes un de tes T-shirts ? Je n'ai pas le courage d'aller en chercher un dans ma chambre !
-Si
tu veux. »


+++++++++++++++++++++++++++
+++++++++++++++++++++++++++

Nous n
ous assîmes à table à table devant des cacaos tous chauds. Bill regarda la boisson avec curiosité avant de tremper son doigt dedans et de le porter à ses lèvres. Une lueur de satisfaction parcourut son regard, qu'il porta ensuite sur la croûte dorée des viennoiseries décorant la table.

Sa main se leva et poigna
dans un pain aux raisins encore fumant. Il l'apporta à sa bouche et croqua goulûment dedans, avant de bafouiller quelques mots. De mon côté, je guettais la réaction qu'il aurait devant le talent de cuisinière de notre petite maman.

« MerCHi Maman !! CH'est très Pon ! Ch'est toi Gui la GuiZiné ?
-
Oui...
-CH'est eXZêlle
nt !!
-M
erci ! »


Mais elle
ne semblait pas flattée du compliment. Etrangement, elle avait sa tête de déterrée sortie toute droite de sa tombe.

« (Moi) Maman ça va ?
(Maman) Ou
i, enfin, ça peut aller !
(Moi) Tu
as l'air fatiguée !!
(Maman) C'est que, je dois vous parler de quelque chose et que je ne sais pas trop comment aborder le sujet !
(Moi) Nous
parler ?
(Mama
n) Oui !
(Bill) FaCh'y on T'éKouT' !!
(Maman
) Bill je t'ai déjà dis des centaines de fois qu'on ne parlait pas la bouche pleine !
(Bil
l) Ch'KuZ moi Che me raBpelais Bas !
(Maman)
Vous devriez faire attention pour l'image de vos fans !!
(Moi) Bon, Maman, tu vo
ulais nous parler de quoi ?
(Maman) Je ne po
rte pas de jugement sur ce qui s'est passé, mais il s'avère que je vous ai surpris en train de dormir à deux dans un même lit, enlacés de façon assez suspecte, et que je n'ai guère apprécié !
(Moi) Ah ! Mai
s tu sais il ne faut pas t'en faire, on avait juste l'intention de passer une belle « nuit de retrouvailles ».
(
Maman) Oui, mais je n'apprécie guère ! Je peux comprendre que vous ayez envie de passer du bon temps après tout ce temps, mais vous devez garder une certaine distance. D'a utant plus que ce serait un bon scoop en couverture de magazine si les médias avaient le malheur de l'apprendre ! Et puis de toute façon, vous avez 18ans, vous savez dormir seul.
(Mo
i) Mais Maman...
(Maman) Désormai
s, je veux vous voir chacun dans vos chambres, c'est compris ?
(Moi) M
ais Maman...
(Maman) Tom n'ess
aye pas de négocier ! Ca ne sert à rien de discuter, je veux que vous restiez chacun dans la chambre qui vous a été attribuée ! Le débat est clos ! »

# Posté le jeudi 03 avril 2008 13:01

Chapitre 25

Chapitre 25
Nous ne nous sommes plus échangés de regard de tous le repas. Chacun gardait le nez dans son assiette ou son bol.
Je te
rminai mes céréales en hâte afin de quitter au plus vite cette table autour de laquelle régnait une ambiance soporifique.

Sans mêm
e prendre la peine de débarrasser, je montai dans ma chambre, un peu dégoûté de la réflexion de ma vieille. On n'avait même pas su s'expliquer. Même s'il n'y avait rien à expliquer. Nous avions juste dormi ensemble. Point final.
Qu
el mal y avait-il à ce que nous soyons complices ? Nous avons toujours été ainsi !
Elle
ne veut pas qu'on se fasse la guerre non plus ? En plus, il m'a tellement manqué ! Elle pourrait essayer de comprendre ce que j'ai ressenti tout ce temps.
Elle e
st proche de lui, certes, il lui a manqué, mais moins qu'à moi ! Et ça, je suis sûr qu'elle n'y pense même pas !

Ca me se
mblait tellement débile qu'elle de soucie autant pour ça que j'évacuai ces pensées sans réfléchir plus.

Comme
un automate, j'avançais un pied, puis l'autre. Je rentrai dans ma chambre et fermai machinalement la porte. Une résistance s'opposa. Elle fut amortie dans le vide plutôt que de se glisser simplement dans son châssis.
__
________________________________________________________________

Je gl
isse ma main sur la clinche et sens une poussée qui m'indique qu'il voulait fermer la porte.

« Euh, Tom, je peux entrer ?
-Oui, bien s
ûr ! »


Il me
laissa ouvrir et pénétrer dans sa chambre, pour la première fois.

D'ailleu
rs, ce fut pour moi comme un choc. En voyant les murs, mes pupilles se rétrécirent immédiatement ! Tout était recouvert de photos de moi, dans des postures plus originales les unes que les autres.

« Qu'est-ce que ?
-Oh, ne t'
en fais pas Bill ! C'est juste que...
Je
dois encore les retirer !
-Mai
s pourquoi des photos de moi ?
-C'est toi
que j'avais perdu, je n'allais pas mettre des photos de la voisine non plus !
-Waouh ! C
'est...
-Je
te montre ma Gibson ?
-
Oui ! »


Serpentan
t à travers les vêtements étalés au sol, il dénicha derrière un meuble une magnifique guitare noire.

« La voilà !! Mon petit bébé d'amour ! »

Il c
aressa délicatement le bois noir, et la sangla fièrement sur son épaule avant de gratter énergiquement quelques accords.

« C'est de loin ma guitare préférée ! Tu entends ce son ?? C'est magnifique !Et regardes, si je joues plus loin de la rosace, tu as un son plus métallique. Je trouve que ça donne trop bien ! J'adore... »

Il c
hemina en sens inverse et s'assit sur son lit avant de jouer habilement quelques arpèges.
« Viens t'asseoir à côté de moi, je vais te jouer quelque chose ! »

Je
le rejoins timidement, en m'asseyant en tailleur, les jambes croisées sur la couette, pour pouvoir mieux entendre la mélodie produite par la guitare.
« Ecoute ça Bill... »

Il in
spira profondément avant de recommencer à gratter. Ses doigts sautaient habilement d'une corde à l'autre, d'une case à l'autre, coulissant le long du manche noir. L'annulaire, l'index, le pouce, le majeur, tous ses doigts s'étaient lancés dans une folle danse.
La rap
idité des doigtés, des barrés et des coulés était impressionnante. Tout se faisait à l'oreille et au par c½ur ! Il replaçait ses doigts tellement vite qu'il n'avait pas le temps de vérifier la position de chaque doigt, ce qui prouvait qu'il jouait bel et bien à l'aveuglette.

J'étais
émerveillé par un tel talent, par la beauté du son qui était produite par six simples cordes tendues au dessus d'une cage de résonance. Alors c'était ça la musique ? De l'art ? Cette envie qui vous démange de produire, de créer quelque chose d'époustouflant avec presque rien ?

Je rêv
ais d'être à sa place, que mes mains m'obéïssent, comme les siennes se soumettent à ses désirs, pour produire LA NOTE qui succédait parfaitement à la précédente.

Grâce à ce
tte simple musique, j'avais à nouveau des idées plein la tête ! Moi aussi j'aurais voulu avoir un talent pareil ! Celui d'être un artiste !


Tom termina son morceau en étouffant légèrement une note aiguë. Il venait de boucler sa mélodie par la perfection même, le plus beau son que peut vous produire une guitare, comparable au bouquet final d'un feu d'artifice, à la cerise que l'on pose sur le gâteau pour le couronner : une note harmonique.
Il é
tendit sa main à plat sur les six cordes pour faire taire l'instrument, avant de soupirer, satisfait.

« Merci Tom, c'était magnifique !
Ca fa
it rêver de voir ce que tu sais faire !
-Tu sais
, c'est encore plus beau quand tu chantes ! »


Il trifouilla dans le premier tiroir de sa table de chevet avant d'en sortir une feuille chiffonnée qu'il défroissa soigneusement.
« Tiens, voilà les paroles, à toi maintenant !
-Mais Tom,
je ne connais pas le rythme !
Et puis t
u me vois sérieusement chanter ? Je ne suis même pas sûr de chanter juste, d'autant plus que je ne me souviens pas de la dernière fois qu'une musique est sortie de ma bouche !
-T
u as fait ça toute ta vie Bill ! Je la chanterai avec toi la première fois si tu veux, mais à mon avis ce ne sera pas nécessaire. Laisse-toi simplement bercer par la musique. Ton instinct fera le reste.
-C'est
quoi comme chanson ?
-Une chanson que tu m'avais écrite !
-Quoi ? C'es
t vrai ?
-Je te jure !

-
Et, ça parle de quoi ?
-Chante la ! Tu comprendras ! »


Il recommença
à jouer quelques arpèges...
Avec s
es yeux, il essayait de me faire sentir le tempo du morceau.
« Suis-moi Bill !... »



In mir wird es langsam kalt
wie lang k
önnen wir beide hier noch sein
Blei
b hier
die Schatte
n wollen mich holen
und
wenn wir gehn
dann gehn
wir nur zu zweit
Du bis
t alles was ich bin
und
alles was durch meine Adern fließt
Immer werden
wir uns tragen
eg
al wohin wir fahren
egal wie t
ief



Ich will da nich
t allein sein
Lass
uns gemeinsam in die Nacht
Ir
gendwann wird es Zeit sein
Lass uns g
emeinsam in die Nacht

Ich höre
We
nn du leise schreist
Sp
üre jeden Atemzug von dir
Und auch
We
nn das Schicksal uns zerreißt
Egal
was danach kommt
D
as teilen wir


Ich
will da nicht allein sein
Lass un
s gemeinsam in die Nacht
Irgendwann w
ird es Zeit sein
L
ass uns gemeinsam in die Nacht

In die Nacht
Irgendwa
nn – In die Nacht
Nur mit dir zusammen
Halt mich
Sonst
treib ich
Alleine
in die Nacht
Nim
m mich mit
Und h
alt mich
Sonst treib
ich
Alleine in di
e Nacht


I
ch will da nicht allein sein
Lass uns gemei
nsam in die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein
Lass
uns gemeinsam in die Nacht

Du bist a
lles was ich bin
U
nd alles was durch meine Adern fließt


Je terminai la chanson avec des larmes aux yeux, tant les paroles me touchaient.
Les p
remiers mots incertains étaient vite devenus plus justes, plus distincts...
Ma
voix m'avait épatée...

« J'aime ta voix Bill !
-Arrête, ce n'est pas fameux tu sais !
Par cont
re, la façon dont tu joues, ça me fait rêver !
- Tu as un sacré talent !
C'
est ton premier essai, mais tu m'as épaté ! Tu as un don !
-Mais no
n, c'et grâce à toi !
C'est quoi le titre de la chanson ?
- In die Nach
t !
-Et, c'est moi qui l'ai écrite ?
-Ou
i... »


Mes sentim
ents à ce moment là étaient indescriptibles tant j'étais épaté, par lui, par moi, par nous.
Je levai les y
eux sur Tom pour lui sourire. Il avait été vraiment prodigieux.

A ce mo
ment là, je sentis une main parcourir mon dos et un bras m'étreindre.
U
ne bouche chuchota, comme si la chanson n'était pas encore finie, comme s'il nous manquait une phrase, comme un écho qui résumait toute la chanson :

Du bist alles was ich bin
Un
d alles was durch meine Adern fließt

(Tu es tout ce
que je suis, et tout ce qui coule dans mes veines.)



______________________________________________________________

Coucou les miss!

Alors, une fois de plus, désolé pour la traîne...
J'ai de moins en moins de temps à consacrer à ce blog, et je vais vous avouer que je viens de demander à une fille si elle ne pouvait pas le gérer à ma place, comme je le fais déjà pour d'autres blogs, parce que je suis tellement à la bourre que je n'avance pas!

Et puis, au moins, il y aurait quelqu'un pour répondre à vos commentaires!

De toute façon, je vous tiens au courant (ou elle, si elle est plus rapide que moi ;) )
Gros bizouw' à toutes et merci de continuer à être là...
Je vais faire quelque chose pour que ça avance plus vite ici!

______________________________________________________________

Salut les gens!
Ici la nouvelle bloggeuse :-D
Je voulais juste vous dire que beaucoup d'entre vous demandent que je prévienne quand il y a une nouvelle suite, mais je n'ai pas énormément de temps, et donc surtout pas le temps de passer sur chaque blog, alors je vous dit tout de suite :
les suites seront postées tous les mercredis et tous les dimanches
(sauf bien sur quand je suis pas chez moi...là la suite sera postée le plus rapidement possible)
J'essayerai d'être une bonne bloggeuse :-D xD si j'y arrive je répondrai parfois aux comms ;-)
Voilà à mercredi pour la suite :-D

# Posté le dimanche 13 avril 2008 12:52

Modifié le vendredi 12 juin 2009 16:04