Chapitre 32

Chapitre 32
« Je ne te connais pas ! »

Et encore
un poignard dans le dos !
Une n
ouvelle gifle manque de partir, mais je me retiens, et pars hâtivement. Derrière moi, je prends le soin de fermer la porte à clé, enfermant Bill loin de tous les dangers.

Je souffle,
enfin ! Mon soulagement est pourtant accompagné de larmes...
Il n'a
pas peur de faire mal, il n'a plus de tact, il n'aime plus personne. C'est dur de voir 18ans de bonheur s'envoler ainsi !
18ans où je l'ai éduqué avec amour...
Et lui qui a perdu tou
te notion de respect !

...Lui qui me
bafouille des paroles insensées ! Il n'a plus aucun sens des valeurs, il ne sait pas que la vie présente des dangers. Et Dieu sait qu'ils sont innombrables.

Je sèche
mes larmes avec mes doigts...
Il ne bouge pas, il ne riposte pas ! Il ne comprend sûrement pas ce qui lui arrive ! Le pauvre ! Et ma conscience qui vient d'en prendre un coup.
C
e n'est pas possible, il joue la comédie...
Comment
peut-il retrouver son apparence du jour au lendemain ?
Il se souvie
nt sûrement de quelque chose !

Mon c½ur
est saccadé et bat à toute vitesse !
Qu'est-ce que
je dois faire de lui ?
Un étranger chez moi, peut-être psychopathe, ça ne me plait pas !
Pe
ut-être que l'interner serait une bonne solution pour qu'il réapprenne le sens de la vie...

_________________
_____________________________________________

« Mais tu es folle, le mettre à l'asile ?
-Tom, r
egarde ce qu'il est devenu !
- Mais c'est mon
frère !
-Et c'est mon
fils !
-Je me
demande dans quelles circonstances tu le considères comme ton fils !
-To
m ne dit pas de bêtises !
-I
l est hors de question qu'on me l'enlève à nouveau ! »


Je tremble...

La sueur dég
ouline le long de mon visage, et j'imagine déjà Bill criant mon nom dans les couloirs d'un bâtiment duquel il ne pourrait pas sortir ! Deux types en blancs le tiennent chacun par un bras...
Il
s avancent, traînent Bill derrière eux.
Bill c
rie, il hurle, il tente de se débattre. Le noir de ses cheveux et de ses yeux contraste avec les murs blancs.
Il e
st la seule chose que je fixe dans mon champ de vision...

Et moi, je
ne bouge pas ! Des chaînes invisibles me figent sur place...
Il s'é
loigne, il pleure, il hurle toujours !
Des gou
ttes salées envahissent mes joues, et je tends ma main vers lui. Mais elle ne veut pas bouger. Elle est trop lourde !

Bill s'éloigne tou
jours plus...
Et je ne
peux rien faire !
Juste
crier aussi !
Et puis
il disparaît au bout du couloir...

Je m'écro
ule au sol, et me retrouve à nouveau devant la table de la cuisine, face au teint pâle du visage de ma mère.

« To
m tu sais ce ne serait que temporaire !
-Il n'
a pas besoin de ça !
-I
l va faire des bêtises !
-I
l fera ses propres expériences...
-Mais T
om il est dangereux ! Il est fou !
-Non il n
'est pas fou ! Il est perdu ! Il ne sait plus qui il est !
-Et
où est le problème qu'il se fasse suivre par des spécialistes ?
-Si tu ve
ux qu'il devienne fou, alors interne-le !
-I
l retrouvera sa lucidité !
-
Non, maman...
Il devie
ndra taré ! Et tu ne le verras plus ! S'il rentre là dedans, il n'en sortira plus !
-Ne dis
pas de bêtises !
-Si tu
me l'enlèves, je te jure que je te le ferai regretter !
-Tom !
-Tu
n'as pas le droit de lui faire ça !
-Je suis s
a mère !
-Tu n'as plus aucune valeur à ses yeux ! Alors essaye plutôt de gagner son estime !
-Il doit être soigné !

-Il
n'est pas malade ! Et il a besoin de nous ! Pas d'une cage où il sera isolé !
-Tom je
crois que tu ne comprends pas !!
-Il est hors
de question que je te laisse lui faire ça !
-I
l ira mieux !
-Non !
-Et tu veux faire quoi d'autre alors ?
-M'occu
per de lui !
-T'occuper
de lui comme tu l'as fait cet après-midi ?
-S
i je n'étais pas là, il se serait déjà fait tuer par des fans hystériques !
-Tom
je ne le laisserais pas entre tes mains !
-Et
moi je ne le laisserais pas cloisonné avec des vrais fous, derrière des barreaux !
-Mais c'est la
meilleure solution !
-Lais
se-lui du temps ! Il doit se redécouvrir Maman !
-Et si on dit aux m
édecins qu'il est Bill Kaulitz, ils pourront s'en occuper plus...
-Ar
rête de parler de l'interner ! Tu m'énerves ! Laisse-lui sa liberté !
-Il y sera bien !
-Non ! Il doit voler de ses propres ailes !
-Il a
besoin d'être suivi !
-Alors je le ferai !
-Tu n'es pas à la hauteur ! Tu craqueras au moindre obstacle Tom !
-Tu
m'énerves ! »


J
e sens la haine monter...
Mes
poings serrés sur la table auraient déjà frappé si ce n'était pas ma mère !
Je
cache mon exaspération dans mes dreads.
On ne me le prend
ra pas. Pas mon Bill, pas mon frère !
Il n
e se sentira pas bien si on le coupe du monde extérieur !
Et ma mère ne
peut pas prendre la décision seule !
Je l'e
mpêcherai de le priver de sa liberté !
Et je pr
endrai soin de lui.
Car
il est mon frère, celui que j'ai toujours aimé...
Mis à part qu'il
est juste un peu déboussolé !

« Tom tu d
ois comprendre...
-Fais-lui
un lavage de cerveau tant que tu y es !
-Il f
aut que tu acceptes l'idée que Bill ne peut pas être bien avec nous !
-Et
pourquoi pas ?
-Il
doit être suivi !
-Arr
ête de répéter ça en boucle ! Si tu veux que Bill redevienne celui qu'il était, il lui faudra le même terreau familial, les mêmes amis...
-Il ne sera jamais plus pareil ! Il est fou !
-Mais arrête de dire
ça ! Bordel et tu prétends que tu l'aimes ?
Il
faudrait que ta mère t'aime comme tu l'aimes lui !
Je t'interdis d
e l'interner ! S'il a besoin de soutien, moi je serai là ! Et il le sait !
Et je l'
aiderai...
Je l'aimerai,
comme je l'ai toujours aimé !
Et pas en ayant pitié de lui parce qu'il a perdu la mémoire !
Je l'ai
merai sans limites ! Parce qu'il est mon frère, frère de sang, frère de c½ur...
E
t je ne te laisserai pas gâcher une vie qui n'est pas la tienne, SA vie !
Tu di
s toi-même qu'on en a qu'une, qu'elle est précieuse, qu'il faut en prendre soin ! Alors ne lui enlève pas la sienne, du peu qu'il lui en reste ! »


Sans rien
ajouter, je quitte la cuisine en abandonnant ma mère seule devant sa tasse de café. Au passage, je renverse ma chaise...
Je
ne veux plus l'entendre...
Pas ses
propos absurdes, inhumains !

Maman
n'y a vu que du feu, mais je l'ai assez distraite que pour pouvoir reprendre la clé de la chambre de mon double, qui était cachée derrière un pot de fleur sur l'appui de fetre...

Je la tiens f
ermement dans ma main, comme si c'était la clé d'un trésor qui n'avait jamais été découvert...

Et maintenant, je
m'en vais libérer ce trésor...
Le rejoindre,
le prendre dans mes bras, lui promettre que je serai toujours là pour lui...
M
ais surtout, lui rendre sa liberté !

# Posté le mercredi 07 mai 2008 07:34

Modifié le samedi 13 juin 2009 06:51

Chapitre 33

Chapitre 33
Je frappe trois coups à la porte.

« B
ill, je vais te sortir de là, ne t'en fais pas ! Ca n'arrivera plus ! »


La clé s'engouffre dans la serrure, et tourne difficilement.
J
e dois mettre toutes mes forces dans mes doigts pour faire tourner le petit morceau de métal.
U
n déclic se fait entendre, et j'enfonce la porte avec hâte.

«
Bill, ça v... »


Je reste figé sur place.
La l
umière aveuglante pâlit les couleurs de la pièce, les rideaux virevoltent au gré du vent, les fenêtres claquent sur les châssis à cause des courants d'air.

Il n'y a pas un bruit. Pas même celui de mon souffle, qui s'est arrêté en voyant la baie vitrée entièrement ouverte.

Je sc
rute la pièce en entier...
J'ai co
mpris mais je n'y crois pas !
A
lors je balaye encore une fois la pièce du regard.

Des diz
aines de vêtements en tout genre jonchent le sol, les cadres accrochés aux murs sont brisés et les morceaux de verre brillent à mes pieds. Les photos qui étaient dans ses tiroirs sont déchirées et éparpillées sur la moquette...

J'avan
ce dans le véritable dépotoir, et déniche sous le tas de fringues posé sur le lit les paroles de ses chansons.
E
lles sont chiffonnées, roulées en boule...
Je les
déplie soigneusement et les remet dans l'ordre en une pile de papier bien ordonnée.

«
Bill ne me dis pas que tu as fait ça... »


Je ser
re les dents, et en tentant de reclasser les feuilles, me rend compte qu'il en manque une.
La numéro
sept...

Ce
lle après « Stich ins Glück »...et avant « Reden »...
Je fouil
le dans ma mémoire, à la recherche du titre de la chanson...
L
es pensées défilent à toute vitesse...
Je sais ce
qu'il a fait, et pourtant je ne peux pas l'admettre.
Il y a enc
ore un espoir ! Un espoir qu'il soit presque là, sous mes yeux...

Sur le
bureau posé devant la fenêtre, il y a une feuille de papier.
J
e m'avance, et tremble en prenant la feuille d'un geste délicat...
Je n'
ose la porter à mes yeux et pourtant...
« Non ! Bill, non ! »

Plus le temps de réfléchir, je cours vers la fenêtre et regarde en bas.
C'es
t haut ! Très haut !
Mais
je pouvais encore espérer avant de voir ça !

Je
me mets à pleurer, et mon petit monde s'écroule à nouveau...
C
es rêves qui flamboyaient dans mon c½ur s'évaporent comme une goutte d'eau perdue sur le sable chaud du désert...
C'e
st fini...
Elle
me l'a enlevé, une fois de plus !
Et ell
e ne sait pas encore ce qu'elle a fait !
Mais je
vais le lui faire payer !

Parce qu
'elle me tue...
Elle le tue, et moi par la même occasion !
J'en
ai marre.

Je
cache mon visage dans mes mains et laissent les émotions me gagner...
Cett
e angoisse qui me revient, cette absence qui me tourmente déjà...

C
es larmes salées qui dévalent la hauteur qui sépare mes yeux du sol...
Ma peau
rougit sous les sanglots bruyants, ma respiration est tellement irrégulière que j'en étouffe presque !
Et puis
je m'en fous d'étouffer...

Ca
m'éviterait de souffrir, souffrir de ne pas le voir, souffrir qu'on me l'enlève...
Je m'étais pourtant promis de ne pas l'abandonner !

Mais
il faut toujours que ça aille comme ça !
Qu'on m'arrache le c½ur !
Là, tout me
semble vain, inutile.
A
vouloir gâcher une vie on en détruit des dizaines d'autres.
Ma
is sans lui, la mienne jamais ne pourra vouloir revivre...
Mes
espoirs se sont envolés, emportant avec eux la quiétude que j'aurais voulu retrouver.

______________________________________________________________

Je vais vous dévoiler un secret...quelqu'un a fait al remarque "elle ne se déroule jamais comme je veux cette fic" eh ben bonne nouvelle : c'est pas prêt d'être fini :-D
Je suis au chapitre 80 environs et il n'y a jamais rien eu comme je voulais :-D La seule façon de savoir ce qui va se passer, c'est de continuer à lire :-D (oui, comment donner envie de continuer à suivre cette fiction xD)
Contente de voir que certains sont encore là pour suivre :-D
Tous les commentaires sont les bienvenus !

PS : Cette fiction n'est pas une twincest...donc faut pas vous attendre à des passages "chauds"...

# Posté le dimanche 11 mai 2008 04:26

Modifié le samedi 13 juin 2009 06:54

Chapitre 34

Chapitre 34
Je hurle un bon coup...
Par
ce que j'en ai besoin, parce qu'à souffrir je deviens fou...
L'hystérie me ren
d dingue.
Mes crises s'
étaient arrêtées depuis hier, mais elles reprennent le dessus sur ma raison...

Ma
respiration siffle, le sang fait pression sur mes tempes que je tiens dans mes paumes moites.
La sueur d
égouline sur mon front...

Je passe mes mains dans mon cou et resserre mes doigts dessus...
Mes
hurlements longs et puissants deviennent de petits cris.
Comm
e si on égorgeait un porc !

Je deviens
fou...
M
es yeux veulent sortir de mes orbites, et pourtant je serre toujours mon cou.
Je f
ais un pas en avant, et tombe au sol.
Ma tête heurte
le coin de la chaise de bureau...
Pour calmer l
a douleur de la chute, je remonte mes mains dans mes cheveux...

Je me roule en boul
e sur le sol en arrachant presque mes dreadlocks.
Tou
t devient trouble...
Un vo
ile sépare ma vision du plafond...
J'a
i du mal à respirer.

L'impr
ession d'étouffer me fait peur, et je lève les bras au-dessus de mon corps allongé au sol pour espérer trouver quelque chose qui puisse m'aider.
Mais rien
!
Je frôl
e le vide, j'appelle une aide qui ne viendra pas !
Mes
doigts s'enroulent autour d'un cordon...
Je ramène ma
main près de mes oreilles, et un objet tombe sur mon front.

Puis...
Le n
oir !
__
_____________________________________________________________

Je suis étendu a
u sol comme si on venait de me crucifier.
Je suis lo
urd, ma tête est lourde...
Et pourt
ant elle est vide !

Une se
ule obsession, mais rien d'autre qu'une obsession...
« Bill ! »

Je r
elève difficilement mon tronc et frotte mon front endoloris.
Une lam
pe dévale mon torse et se retrouve entre mes deux jambes.
« Mai
s tu devais être sur le bureau toi ! »]/i]

Je
la repose à son emplacement initial, tandis que mes doigts effleurent le cordon noir.
Il fait froid.
Un friss
on parcourt mon corps.
Les r
ideaux caressent ma peau glacée...
Dehors, il fait n
oir.
Le ciel étoilé s'étend
à perte de vue.
Une larme
m'échappe à nouveau.
Mes
doigts se posent sur le bureau, sur le papier, sur l'encre qui saigne...
« Ich
brech aus »...

« Non Bill
! Tu ne devais pas faire ça... »

Je
n'ai pas vu le jour se coucher, mais j'ai l'impression d'avoir raté quelque chose, et surtout d'avoir perdu du temps !

Sans réfléchir, je ferme la fenêtre et me retourne vers la pièce jonchée d'objets divers.
On dirait
que la dernière guerre mondiale s'est déroulée dans cette chambre.
« Bill... »
C'e
st cette fois-ci un long gémissement qui m'échappe...

C
omme pour appeler son corps qui s'est enfui...
Comme
pour retrouver sa chaleur effacée...
Comme pour vou
loir entendre sa voix me renvoyer cet écho.

Une seul
e obsession...
Je marche m
achinalement à travers la chambre, les débris, les vêtements.
M
es pieds ne m'obéissent que parce que je erre sans lui...

Je descen
ds les escaliers, ouvre la porte d'entrée...
Le monde
s'étend devant moi...
Mai
s mon espoir est-il encore caché, là, quelque part ?

Je m'enfuis dans la nuit noire, à la recherche de quelque chose de tellement précieux et rare que j'ignore si je pourrai le trouver un jour.
De toute façon
, si je ne peux pas l'espérer, alors mieux vaut mourir...

____________________
____________________________________________

Je suis
étendu au sol comme si on venait de me crucifier.
J
e suis lourd, ma tête est lourde...
Et pourt
ant elle est vide !

Une seule obse
ssion, mais rien d'autre qu'une obsession...
« La li
berté ! »
Je
relève difficilement mon tronc et frotte mon front endoloris.
Une
branche dévale mon torse et se retrouve entre mes deux jambes.
« Mais qu'est-ce que c'est que ça ? »

Je
la pose à côté de moi, tandis que mes doigts effleurent l'herbe humide.
Il f
ait froid.
Un frisson parco
urt mon corps.
Les feuilles
caressent ma peau glacée...
Il fait noir.
Le
ciel étoilé s'étend à perte de vue.
Une larme m'échappe à nouveau.
Mes doigts se posen
t sur mon bras, sur ma peau, sur l'encre qui saigne...
« Fre
iheit »...

« Bill!
Mais qu'est-ce qu'il t'a pris ? »

J
e n'ai pas vu le jour se coucher, mais j'ai l'impression d'avoir raté quelque chose, et surtout d'avoir perdu du temps !
Sans réfléchir, je me relève et découvre un peu les environs.
On dirai
t que la dernière guerre mondiale s'est déroulée autour de moi.
Les branches qui j
onchent le sol, les arbres déracinés...
« Tom... »
Ce l
ong gémissement m'échappe...

Comme pour appel
er la seule personne qui peut encore m'aider...
Comme pour ret
rouver sa trace perdue...
Comme pour vouloir entendre sa voix me renvoyer cet écho.

Une seule obsession.
..
Je
marche machinalement à travers les branches, les détritus, les arbres.
M
es pieds ne m'obéissent que parce que je dois m'éloigner...

Je m
'approche de la fontaine...
Le monde s'é
tend devant moi...
Mais mo
n espoir est-il encore caché, là, quelque part ?

Je
m'enfuis dans la nuit noire, à la recherche de quelque chose de tellement précieux et rare que j'ignore si je pourrai le trouver un jour.
De toute
façon, si je ne peux pas l'espérer, alors mieux vaut mourir...

_________________________________________________________________

revolution-of-the-rock, --> Aah! je me disais aussi que il nous manquait une lectrice !! ca fait du bien de te revoir miss :D Je suis contente que tu aies pris le temps de venir lire les suites que t'avais raté :D En effet, par moment c'est un peut compliqué à comprendre, mais tu vas voir, il y a toujours un moment ou on retombe dedans et ou tout redevient claire :D

xx-freiheit-x-lemon89-xx --> Je vois que la répétition des pensées plait à tout le monde :-D c'est sur que ca a été une super idée de Istalas de les relier en pensées...(meme si moi la premiere fois que je l'ai lit, je me suis dit "mince, elle à répété le truc deux fois...faut que je lui dise qu'il y a une faute" xD)

Ca fait du bien de voir ce blog qui revit un peu :-D Suite ce soir !

# Posté le mercredi 14 mai 2008 07:47

Modifié le samedi 13 juin 2009 06:56

Chapitre 35

Chapitre 35
Ma voix timide résonne dans le froid, dans le noir, dans l'immensité.
« Bill ? »

C'est l
a centième fois que je l'appelle.
Ma
is il ne m'a toujours pas répondu !
Alors je fais encore trois pas, avant de laisser ma voix fatiguée retentir à nouveau.
« Bill ? »

Je ne prononce plus qu'un nom, plus qu'un mot...
Je n'ai pas le courage de faire des phrases.

Je
renifle un peu, frotte mes yeux avec ma manche, et continue à marcher.
« Bill ? »

Toujo
urs rien.
Je ne sa
is pas où il est. Mais j'ai peur...
Et si cette retrouvaille n'était vraiment qu'une « Stich ins Glück » ?
Ce moment magique, qui me brûlerait à jamais, mais que j'avais pourtant tellement désiré pendant sa si longue absence !
Deux
rues s'étendent devant moi.
Je ne
sais pas si je dois prendre à gauche ou à droite...
Il
est peut-être du coté droit, ou peut-être pas. Pareil pour la gauche !

«
Bill ? »


J'ex
hale encore un soupir...
Est-ce qu
e ça sert vraiment à quelque chose ?
O
ù aller ? Que faire ? Me laissera-t-on encore être heureux dans ma vie ?

Je
me souviens qu'étant petits, nous allions souvent au parc !
Nou
s jouions entre les arbres déracinés...
Nous
faisions la guerre !

Et apr
ès, nous allions soigner nos blessures imaginaires dans l'eau claire de la fontaine !
C'é
tait la belle époque.

Ce souffle
de nostalgie emplit mes pensées, et je prends à gauche.

______
_________________________________________________________

Je n
e sais pas trop où aller !
La libe
rté ne devrait pas être en symbiose avec cette solitude !
Moi, j
e rêvais de pouvoir aller où je voulais, quand je le voulais, mais sans perdre tous mes repères !

Je tourne en r
ond, autour d'un enclos sur lequel quelques affiches présentent le nom du lieu.
« Parc municipal »

*FL
ASH BACK*


La porte se
referme sur mon nez !
Je me jette de
ssus et frappe le bois clair.
Un
bruit de déclic sort de la planche de bois...

J
e pousse sur la clinche et tire sur la porte !
M
ais elle ne bouge pas ! Elle ne s'ouvre pas !!

J
e m'acharne sur la clinche, qui ne fait que descendre et monter au gré des pressions de mes doigts !!

«Arr
ête tu n'as pas le droit ! »


Ma vo
ix résonne dans la pièce vide de toute présence, mis à part la mienne.
J
e n'aime pas ça !

Je f
rappe à nouveau la porte...
Je
donne des coups de pieds dedans !
Mais elle ne bouge pas !

« Sors-moi
de là ! »


Je tap
e dans le bois, mais regrette bien vite mon geste en massant mes doigts endoloris...
Mes
yeux se posent sur ma manche remontée qui laisse apparaître la fin de mon tatouage.
« Hei
t »

« Laisse-mo
i sortir ! »

Je
me tais, et écoute une éventuelle voix qui serait apte à me répondre. Mais aucun bruit ne se fait entendre ! Pas même les pas de Tom qui s'approcheraient de ma porte !

Je me dir
ige alors vers mon bureau, et ouvre le tiroir !
U
n tas de feuilles volantes en sort.

Je regarde un peu le contenu de la pile de papier après l'avoir recomposée.
La présentation très soignée m'intrigue, et je me dirige vers mon lit pour lire à mon aise.

Je
ne comprends pas ce que c'est, du moins au début.
Mais après, je
prends conscience que ce sont des paroles de chanson.

Les
premières lignes que je lis sont celles d'une dénommée « Schrei ! »

E
lles me plaisent bien, et le refrain me donne des idées.
Car au f
ond, si tout ce qu'il me reste à faire est de crier, peut-être que je devrais essayer !

J
e me lève, tape violemment sur la porte, et commence à crier à tue-tête !
« Laissez-moi sortir !
Hey !!
Y'a quelqu'un ?

Youh
ou ?
E
t !!
Tom ?
.
..
Tom tu
m'entends ?
Répo
nds s'il te plait !

Tooom ? »


Je me décourage bien vite, peut-être trop vite. Mais peut-être qu'en réessayant plus tard, ça ira mieux.
Je
me dirige à nouveau vers le lit, et trouve une photo qui glisse de la pile de paroles.

En la prenan
t en mains, je comprends qu'elle représente Tom, Maman, et moi !
Je
souris, la pose à côté de moi, et reprends les paroles de chansons !
Bien vite, je roule en boule celles de « Durch Den Monsun ».
Cet amour plat
onique n'est pas d'appoint à ce moment.

La
suivante me dégoûte rien que par le titre ! « Leb Die Sekunde ! »

Mo
i, je suis enfermé ici, et on vient me dire que je dois profiter de l'instant présent !
N'importe
quoi ! Je chiffonne aussi cette feuille, avant de passer à la suivante !

«
Rette Mich » aurait pu m'intéresser si cela ne parlait pas d'une histoire d'amour !

«
Freunde Bleiben, Ich bin nicht ich, wenn nichts mehr gehr »...

Sans tr
ouver assez d'idées pour me sortir de là, je chiffonne toutes les feuilles!
L'exaspérat
ion monte, et je retourne près de la porte !
« Hého quelqu'un m'entend ?
Toom ?

Aidez-moi !
Tom
?
Tom
j'ai besoin de toi !

.
..
L
aissez-moi sortir bordel ! »


Pe
rsonne ne m'entend ! Personne ne m'écoute !
Je se
rre les poings, prends les cadres accrochés au mur, et commence à les lancer sur la porte !
« Bordel mais qu'on me réponde ! »

L
e bruit du verre qui se brise fait souffrir mes tympans, mais on dirait que je suis le seul à en être affecté !
« Mais vous êtes où ? »

Les c
adres se brisent un à un, je crie, je hurle, mais personne ne me répond !
Exaspéré,
je retourne sur mon lit !
La phot
o me tape à l'½il !

Je la
serre entre mes doigts, l'approche de mon visage, et contemple attentivement ma mère...
Ses yeux noisette deviennent verts !
Un v
ert émeraude qui vous saute aux yeux !
Ses chev
eux châtains frisés s'allongent, se raidissent, s'assombrissent !

Je co
mmence à crier en déchirant la photo !

« Mais b
ordel je suis aveugle !
Tu es par
eille ! Tu es comme elle !
Pourq
uoi tu m'enfermes ? Laisse-moi sortir !
Je veux
être libre ! Tu entends, libre !!

Tu es pareille
que elle ! Que Yasmina !
J
e te hais !
Je t'aurai ! Sorcière !
Je
ne suis pas un esclave !
L
aisse-moi sortir ! Tu n'as pas le droit de m'enfermer ! »


Je me jette
sur la porte, essayant de la défoncer ! Elle ne bouge pas !
Ma
is le pire là dedans est que tout le monde feint de ne pas m'entendre !

« Tom m
ais pourquoi tu ne me réponds pas ?
Tom ! »


Je co
mmence à m'arracher les cheveux de la tête en retournant vers mon bureau !
D'autr
es photos tapissent le fond du tiroir !

Sans
fléchir, je les prends, et commence à les déchirer !
Je n'ai même
pas envie de regarder ce qu'elles représentent...
Je les
déchire juste !

«
Je te hais !
Tu e
s pareille !
Tu e
ntends ? Toi aussi tu veux te servir de moi !
Mais
je suis libre !
Et tu ne m'en empêcheras pas !
J
'aime la liberté, et tu ne pourras pas me l'arracher ! Que tu le veuilles ou non ! Que tu m'entendes ou non ! »

Toujours rien...
Auc
un bruit, aucun son...
Sauf les miens !

Je d
églutis ! Il y a quelque chose qui cloche !!
Je
me dirige à nouveau vers le lit, et continue à feuilleter les chansons pour me calmer.

C'est à c
roire que je suis seul, face à mon opinion, mes pensées, ma conscience ! Mais ça ne peut pas durer !

Je lis les
titres à toute vitesse, et chiffonne toutes les paroles !
Sauf un
e feuille!
« Ich brech aus »


Une
idée germe dans mon esprit! Ou disons plutôt qu'elle concrétise mes intentions !
Je parcours rap
idement les paroles avant de me relever.

« Bord
el y'a quelqu'un ici ?
Non ?
Ben
je commence à croire que vous le faites exprès !
Et puis je m
'en fous...
De tou
te façon, JE ME CASSE ! »


Toujour
s rien...
Ca ne
m'étonne pas !
M
ais il ne viendra pas se plaindre !
Parce
que je l'ai appelé et qu'il n'est jamais venu !
Parc
e que même si je suis son frère, que je lui ai manqué, il n'est pas pour moi !

J
e m'approche de la fenêtre et pose la feuille de paroles sur le bureau.

Ma
liberté, on ne me l'enlèvera plus !

*FIN FLASH BACK*

______________________________________________________________

Voilà, vous avez même droit a une suite extra-longue :-D
J'espère que ça vous plait toujours autant!
J'attends plein de commentaires sur cette suite, et j'essayerai de venir répondre !

______________________________________________________________

my-fic-about-tokio-hotel --> J'avais dit que je ne previendrai plus quand je suite, mais c'est posté tous les mercredis et dimanches... enfin contente que tu sois toujours là :-D

# Posté le mercredi 14 mai 2008 08:08

Modifié le samedi 13 juin 2009 07:00

Chapitre 36

Chapitre 36
Je continue à courir désespérément dans la rue en appelant mon jumeau à tue-tête !
« Bill ?
Mais tu es où ? »

Trois pas e
n avant, une pause pour scruter les environs, ma voix triste qui retentit dans le silence pesant !
« Bill ? »

Je n'ose
plus imaginer combien de fois j'ai prononcé son nom !
Je frissonne dans la fraîcheur nocturne, et ma peau devient pareille que celle d'un coq déplumé...

Quelqu'un de censé a
urait fait demi-tour jusqu'à son domicile.
M
ais je n'étais plus très censé !
Il n'y avai
t que lui, mon obsession !
Il fallait que
je le retrouve, avant qu'on ne lui fasse du mal, avant que quelqu'un le reconnaisse !

L
a haine emplissait la moindre parcelle de mes pensées !
Contre e
lle ! Elle qui voulait faire de lui un fou, elle qui voulait l'interner, elle qui faisait semblant de l'accepter en argumentant par le simple fait qu'il était son fils.

Mais je
ne la croyais pas ! Son jeu n'était pas très flou !
L
'interner, c'était s'en débarrasser et faire de lui un futur mollusque sans personnalité concrète, qu'on pourrait manipuler à souhait !
Mais mon
frère, je voulais qu'il redevienne cette personnalité forte et ambitieuse !
Et
elle ne l'aurait pas ! Je l'en empêcherais !

La se
ule chose qui manquait à mon frère en ce moment était le sens des convenances.
Marchant
toujours seul dans l'allée sombre en percutant régulièrement un caillou du pied, je continuais à l'appeler, sans vraiment espérer de réponse.
« Bill ? »

_________
________________________________________________________

Je
rentre une nouvelle fois dans le parc, contemple la belle fontaine éclairée par les projecteurs, et commence à boiter sur le petit sentier terreux.
Mon genou est douloureux !

Je n'i
rai pas très loin avec lui ! Et puis où aller ?
Qui su
ivre ? Qui espérer trouver ? Qui attendre ?

L'inconnu qui s'ouv
re devant moi me fait peur ! La solitude ne va pas me permettre de me lancer à l'aventure. La liberté, j'ai envie d'en profiter solidairement !

*FLASH BACK*

J'ouvre la
fenêtre ! Le vent s'engouffre dans la pièce et réveille les morceaux de papiers qui se mettent à danser sur le sol.

La fraîc
heur me libère de l'oppression que le confinement m'apportait.
La liber
té m'appelle, et je ne vais pas m'en priver.
Elle
m'appelle, mais je ne vais pas me faire prier beaucoup plus longtemps...

Je saute par-d
essus le bureau, écrase la feuille de « Ich brech aus »...
Mes doi
gts s'accrochent aux bords des châssis, et je regarde le vide avec appréhension.

C'est
haut, mais j'ai fait pire !
« Tom ? »

..
.En dessous, des voix résonnent. Elles semblent se disputer violemment, mais je ne peux pas comprendre la discussion.
Je
me penche en avant, et me laisse caresser par la brise qui réveille mes sens engourdis.
Ell
e m'apaise, me calme, me met en confiance.
Je souris
...
Me
coupe du monde...

Mes doigts lâ
chent prise, et je tombe dans le vide !
Je n'ai p
as peur, car tout était calculé !

Je reto
mbe violemment sur mes jambes qui cèdent sous le choc, et m'écrase au sol, face contre terre...
Ca fait mal !
C
a ne devait pas être aussi douloureux, mais on dirait que j'ai mal évalué ma chute !
Je
grimace, un gémissement m'échappe,...
Je n'
ai pas la force de me relever !

Me voilà do
nc plaqué contre l'herbe, le genou à moitié brisé...
La
seule chose que j'arrive à faire est de me tirer sur mes bras.

Alors j'avan
ce lentement, en rampant sur le sol.

*FIN FLASH BACK*

Le parc e
st vide...
Le froid me
transperce la poitrine.
J'ai envie de vo
ir quelqu'un. Quelqu'un que je pourrais reconnaître, avec qui je pourrais entamer la conversation. Mais je suis seul, isolé avec pour seule compagnie des platanes centenaires desquels émanent une froideur et une rigidité sans égal.

Je masse
mon genou, et tend curieusement l'oreille en entendant un bruit...
On dirait une voix, une voix fatiguée...

Ma
is elle est lointaine !
Je me dir
ige derrière une haie, et m'assis derrière les buissons.
Je préfère
savoir qui rôde à cette heure-ci dans un endroit si triste avant de me laisser repérer !

_
______________________________________________________________


« Bill
! »


Me voilà enfin
dans le parc ! C'est ici que les meilleurs souvenirs de mon enfance se sont produits. Ici, et à la fontaine là-bas !
Je
cours vers cette petite vasque dont l'eau claire scintille dans le noir, grâce aux projecteurs !

C'
est magnifique cet endroit...
Cela n
e m'étonne pas que je l'adorais !

Je fris
sonne en revoyant les grands platanes !
Il
s sont au moins dix fois plus haut que moi !

_______
__________________________________________________________

U
ne ombre traverse le parc.
J
e l'observe avec intérêt, alors qu'elle court vers la fontaine.

P
eut-être enfin quelqu'un à qui parler ! Si du moins cet inconnu semble assez sociable !

# Posté le mercredi 14 mai 2008 08:12

Modifié le samedi 13 juin 2009 07:02

Chapitre 37

Chapitre 37
Je m'accroupis au bord de l'eau et laisse mes doigts effleurer la surface humide.
Elle es
t froide, revigorifiante...
Au
fond de la fontaine, des centaines de pièces de monnaie illuminent l'eau de reflets dorés et cuivrés...

Pro
bablement des gens qui espéraient que leurs v½ux se réalisent !
Je so
uris à cette idée, mais les larmes remontent à mes yeux.
Mo
i aussi je voudrais faire un v½u.
Celui
qu'il revienne là, maintenant, tout de suite !
Qu
'il apparaisse devant moi, sortant de l'eau, et qu'il me sourie !

En
core un fois, je prononce son nom.
Même
si je sais qu'il ne sera probablement pas là pour l'entendre...
« Bill... »

Ma
is bon, si on n'ose pas espérer l'inespéré, on ne risque pas de le trouver !
M
on espérance, c'est mon obsession, ma souffrance, mon bonheur, mon deuxième moi !
Je reni
fle, et caresse l'eau en rêvant à nos bons moments passés ici !

Les j
ours heureux où nous rentrions à la maison trempés, après nous être châtiés des heures durant dans cette eau claire.
J
e revois son image dans ma tête !

Ses cheveux courts ébouriffés arrondissaient son visage souriant.
C'était
le moment où il vivait encore dans ses propres souvenirs, où il avait un véritable passé !

« Bill... »
Mes
illusions recréent son visage dans le reflet que me renvoie la surface de l'eau.
Ses
cheveux noirs dressés autour de sa tête, son air perdu...
Celui
qu'il est maintenant.

L
es larmes coulent et humidifient ma peau froide ! Dire que si elle ne l'avait pas enfermé, on serait en train de s'amuser chez nous, au chaud.
Si elle ne voulait pas le rendre victime de folies absurdes, il ne se serait pas enfui !

J'ai envi
e de me dire qu'il n'est pas loin, peut-être encore dans le village, ou même en ville !
I
l lui aurait été facile de prendre un bus jusque là !

Mais
par-dessus tout, je crains qu'on ne le reconnaisse...
S'il
est assaillit par les fans, il ne saura pas comment réagir !

Et dire
qu'on aurait pu être devant un bon film, un pot de nutella entre les mains !
M
a main sort de l'eau et va recueillir une larme au coin de mon ½il.
S
ous le feu des projecteurs, elle brille sur le bout de mon doigt !

J
e lui souris,...
C'
est la folie.
Comme s
i une larme pouvait vous rendre heureux !
Je déblo
que totalement, mais j'ai tellement besoin d'espérer !

Mes
mains font le tour de mon torse et réchauffent ma peau...
Malgré les frissons, je n'ai pas envie de rentrer !
J'essui
e la larme sur mon T-shirt en pensant toujours à mon frère !
« Bill... »

Je tr
emble à nouveau...
J
e pleure de plus belle...
Ma m
ain essuie une autre larme, avant de replonger dans l'eau froide !

F
roid comme son c½ur à elle !
Ca me tue qu'elle ne veuille pas l'aider, qu'elle accepte de le laisser crever !!
Mais el
le ne l'aura pas !

Parce que soit il ne reviendra plus, soit elle n'aura pas l'occasion de l'y envoyer, cette folle !
Quel c½ur peut-elle avoir pour lui prévoir un tel destin ?
Ca me dégoûte !

Et
puis moi j'ai besoin de lui...
Certes,
ce n'est qu'un frère, mais c'est mon frère quand même !
Nous
avons tout franchi ensemble, tout affronté !
Pou
rquoi tout devrait s'arrêter ?

Je m'as
sis, me laisse tomber sur le bord, car rester accroupi me donne des crampes ! Ma main quitte l'eau et enlace mes genoux que je ramène contre mon torse. Mon pouce frotte mon baggy, comme un vieux doudou que je n'arriverais pas à laisser tomber.

L'
air est froid, et je me souviens...
De l
ui, de nous, ensemble...
Je t
ends la main dans le vide comme si j'espérais qu'il apparaisse devant moi !
Mai
s rien ne se passe !
Les gravi
ers avalent les larmes...
L'ea
u dégouline sur mon visage abattu !

Le
désespoir est cruel !
Te
llement que je crève d'envie de me cacher, pour pleurer de plus belle.
Lai
sser ces sanglots s'échapper dans le silence, même si personne n'est là pour les entendre !

Je res
serre encore mes genoux sur mon ventre, et laisse ma tête tomber entre mes jambes !

« Bill...
Pou
rquoi tu as fait ça ?
Pourquoi
il faut que tu partes ?
Pourq
uoi il faut que tu me laisses seul ?
On
n'était deux...
Il
n'y a plus que ton corps, et mon âme... »


Et tou
t coule, tout s'écroule, tout s'effondre...
Même l
e froid et la tristesse qui m'habite !

Des
lèvres se sont trop approchées de mes joues, des bras ont étreint chaleureusement mon ventre noué...
« Ne pleures plus, mon frère ! »

_________________________________________________________________

xx-freiheit-x-lemon89-xx --> Je ne dirais surement pas que tu pleures pour un rien, vu que moi-même j'ai (pas pleuré mais) été émue quand j'avais fini ce chapitre...Cette phrase à la fin, c'est un tournant inattendu, mais j'avoue, elle 'la très bien ecrit! Mais je te rassure, Istalas n'a pas décidé d'arrêté ses talents ! Il y a des suites ou on le voit encore mieux, et qui sont encore plus émotives ! :-D Préparez vos mouchoirs xD

# Posté le dimanche 25 mai 2008 14:09

Modifié le samedi 13 juin 2009 07:04

Chapitre 38

Chapitre 38
Le voilà, à murmurer des mots à peines audibles dans la nuit muette.

Je
ne l'avais pas reconnu de loin, mais je suis heureux de pouvoir parler à une personne qui saura me réconforter !
Il ignore sûrement qu'une oreille attentive recueille ses larmes...

Ce
petit dreadeux, il est vraiment épatant !
Je ne le connais qu'à peine, et pourtant je m'ouvre à lui comme si je l'avais toujours connu.
Ca
me semble étrange, et pourtant ça me fait beaucoup de bien !
Com
me s'il était un confident, un ange gardien tombé du ciel, sortit de la main de mère nature elle-même.

Je
m'approche encore un peu de lui.
Maintenant
, je comprends mieux ce qu'il dit...

« Pou
rquoi il faut que tu me laisses seul ?
On n
'était deux...
I
l n'y a plus que ton corps, et mon âme... »

Mon
c½ur est secoué...
Qu
i donc pouvais-je être pour qu'il tienne tellement à moi ?
Es
t-ce vraiment possible que deux jumeaux soient si proches ?

Je com
mence à éprouver de la compassion.
Il est t
ellement différent !
J'en ai
envie de le consoler !

Il n'est pas comme toutes ces femmes arabes ! A se jeter sur vous pour un sourire, puis à vous fouetter parce que vous n'avez pas accomplit leur petit caprice !
Lui, il es
t ...
Il es
t toujours prêt à vous aider ! Toujours à vous soutenir et non pas à vous enfoncer pour une futilité!

Lui
, il est... juste !
Sa
tête enfouie dans ses genoux rythme son mouvement de va et viens d'avant en arrière sur le sol rocailleux.

J'ai envi
e de me jeter sur lui et de le consoler, comme une mère le ferait avec un petit bébé chagriné.
Ma
réaction est impulsive, et je ne réfléchis pas aux conséquences que cela peut avoir !
Mes
bras se resserrent sur son fin ventre, ma tête se pose sur son épaule.
Il relève une joue humide que j'embrasse tendrement.

« N
e pleure plus, mon frère ! »

Tout est allé vite !
Je ne
sais plus pourquoi je me suis jeté comme ça dessus...
J
e ne suis pas un animal, comme un lion à l'affût de sa proie !

Je prends peur et tente de reculer ! Mais à ma grande surprise, ses doigts se mêlent aux miens et il resserre mes bras sur son ventre.
J
e me retrouve collé à lui, à sentir les arômes fruités de son shampoing.

Et l
à, ça me revient ! J'ai envie de le consoler, de me consoler ! Comme j'aurais voulu qu'on le fasse quand je ne savais plus qui j'étais, perdu, isolé, rejeté de tous pour mon ignorance !
Cette co
mpassion qui m'a manqué et qui a approfondi mes blessures déjà trop marquées par l'oubli !
Mon ét
reinte se resserre encore, et je me mets à pleurer, moi aussi...

________
________________________________________________________

Son ode
ur emplit mes narines encombrées...
Ses mai
ns réchauffent mes doigts glacés...

Je ne
sais pas si c'est une illusion, mais si c'en est une, j'ose y croire.
Peut
tre est-ce ma folie qui me joue des tours...
Et si c
'est le cas, j'y crois quand même...

Son a
bsence s'efface déjà...

Il me s
erre contre lui, tellement fort que l'idée que c'est une illusion s'accentue encore !
Ses cheveux caressent ma joue. Ils sentent la noix de coco !
C'e
st si authentique et impossible à la fois !

Commen
t pourrait-il être là ?
Non pas qu'il soit parti trop loin, ni qu'il ne se soit déjà fait prendre !
Mais voilà
, je suis dans ses bras !
Et c'e
st là que tout bascule.
Il ne
me connaît pas, je n'ai pas de valeur à ses yeux !

...
Donc je rêve !
Qu'est-ce que c'est agréable de laisser votre imagination s'évader !
Ev
idemment, quand je retrouverai mes esprits, la chute sera d'autant plus douloureuse !
Alors je profite...
P
our les quelques secondes de bonheur qui peuvent encore me faire oublier mon désespoir !

« Tu accepterais de sécher mes larmes ? »

Des doigts effleurent mes yeux, et essuient les larmes...
C'est si gai !
L'ima
gination peut vraiment vous faire vivre n'importe quoi !

Et il
n'y a même plus besoin de fumer pour planer ! Déprimer suffit !

« Voilà, mon frère...
-Tu pleure
s toi aussi ?
-
Demande à mon ur ! »


Il
est toujours là ! Il me parle me ! Jusqu'où va aller ce bonheur pourtant si irréel ?
Je pose ma tête contre son torse...
J'ai
peur qu'il s'efface, qu'il ne s'envole avec la vérité...

M
ême ses sentiments sont tellement humains !
Sa p
oitrine est secouée comme s'il pleurait tel un humain expiant sa tristesse.
« Bill, pourquoi tu es parti ? »

Il bouge
!
J
'ai peur...
Il
va s'effacer !
Il va m
e laisser dans l'ignorance, me ramener à ma tristesse, au milieu d'un parc ravagé par le vent glacé qui vous fouette le visage !

De
s lèvres effleurent à nouveau ma joue...
Et
s'il me faisait son adieu ?

_________________________________________________________________

Vous êtes encore là ? --' il y a eu un commentaire sur la suite rpécédente (et c'est pas que c'est une suite ou rien ne se passe!) enfin bon j'espère que vous allez vous réveiller, parce que ce qui se passe maintenant, c'est rien comparé à ce qui va venir :D

# Posté le mercredi 28 mai 2008 15:03

Modifié le samedi 13 juin 2009 07:50