Chapitre 46

Chapitre 46
C'est une catastrophe !
Je ne pouvais pas espérer pire !
Moi qui rêvai
s jà de voir Bill chanter avec enthousiasme, me voilà devant un type complètement paumé, qui ne sait pas ce qu'il doit faire.

Je serre le
s poings, mes narines se dilatent, mais j'essaye de cacher mon jeu au maximum !
Comm
ent lui dire sans l'engueuler et lui faire tomber la foudre sur la conscience qu'il devrait être au travail depuis deux heures, pendant lesquelles il n'a strictement rien foutu alors qu'on a qu'une semaine avant de remonter sur scène ?
Je sens que j
e m'emballe, mon c½ur accélère, le stress déjà trop pesant monte encore...
Je to
urne sur moi-même, feignant de réfléchir, cherchant des euphémismes pour expliquer que...
Putai
n mais Bill mais tu ne te rends pas compte ! Si David l'apprend tu vas te faire jeter dehors !! C'était prévu dans nos contrats que tu travailles dès ton retour en studio !! Il va te tuer ! Tu vas te faire engueuler grave! Tu devrais déjà être au travail depuis deux heures, tu aurais déjà réappris quatre ou cinq chansons, tu aurais pris de l'avance, non, bordel, il faut que tu glandes, que tu...
Han
ça m'énerve !

Je serre encore un peu plus mes poings, respire profondément...

« Bon, et tu attends quoi pour te mettre au travail ?
-Qu'o
n m'explique ce que je dois faire ! »


Cette folle en
vie de lui sauter au cou pour le secouer, lui retirer cet air du type banal et nonchalant qui a toute la vie devant lui ! Non, il n'a pas toute la vie, il a une semaine à tout casser bordel !
Et il trouve encore du temps à gaspiller !

Et il f
ait l'innocent...
C
omme si la vie était belle, comme si la vie était un rêve ! Mais ce n'est pas le cas !
O
n s'est engagés, on doit tenir nos promesses, respecter nos contrats ! C'est ça le boulot. Mais lui, l'inconscient, le fou, il fait comme s'il était en dehors de tout ça alors qu'il est le plus concerné !

Je remets mes doigts en bouche, puis le regarde à nouveau, tentant de cacher cet air exaspé derrière un petit voile, avec un petit sourire for !

« Euh, Bill, ne me fais pas croire qu'il ne t'a rien expliqué !
-Je n'ai pas compris, il m'a dit de me servir de ce machin mais je ne sais même pas à quoi ça sert !! »

Il désigne le micro, le casque, et le boîtier de commande !
J
e me frappe le front, d'une main ouverte prête à engloutir mon visage tout entier.
Si seulement
je n'étais pas là...
Pou
rquoi je suis venu déjà ?
Ah
oui, je voulais m'assurer que tout allait bien ! C'est raté !
Il y
a quelques années, c'est lui qui m'a expliqué comment marchait cet engin. Pourquoi aujourd'hui tout s'inverse ? Pourquoi est-ce qu'il faut qu'il ai oublié comment les objets dans son propre bureau fonctionnaient...

Mon mal, je ne
fais que commencer à le prendre en patience. Et j'aurai besoin de persévérer encore beaucoup avec lui...je le sens !

Mais
d'un autre côté...
Je ne peux
pas le lâcher, même si je dois me taper le sale boulot toute ma vie.
P
arce que je lui ai promis, parce qu'il est mon frère !

Résigné à avancer plutôt que de reculer dans la situation, et de prévenir David qui se ferait un plaisir de profiter de sa situation, je prends Bill par le bras, et l'approche du boîtier de commande.

« Bon, et bien je vais t'expliquer, mais après, tu me promets que tu travailles hein ! »

Il acqu
iesce d'un signe de tête. C'est déjà ça !
Je lui met
s le casque sur les oreilles, et lui fait tenir le micro...
Reste à lu
i expliquer !

___
_____________________________________________________________

« Achtung, fertig, los und lauf
Vor uns
bricht der Himmel auf
Wir
schaffen es zusammen übers Ende dieser Welt... »

Trentième foi
s que j'entame la chanson, une centième que je répète leme refrain.
Ca commen
ce tout doucement à sonner juste, mais je ne suis pas encore satisfait de mon travail.
Ma
voix ne m'obéis pas comme je le voudrais !
Elle me lâ
che toujours dans les notes les plus aiguës, ou les tons trop graves.

E
xaspéré, refusant de passer à autre chose tant que je n'y arrive pas, je reprends les mêmes phrases... inlassablement...
« Achtung, fertig, los und lauf...»

Je
crie de joie! Ca sonnait juste! Un grand sourire aux lèvres, je reprends encore cette phrase ! Elle résonne parfaitement, sans ce malaise qui me perturbe à chaque fois que je dois hausser la voix...
J'ai trouv
é le feeling ! Enfin...

Heureux, j
'entame le couplet suivant...
_____
___________________________________________________________

J
e travaille en ce moment avec Gustav, qui tape fièrement sur ses caisses, en suivant le tempo qu'ont lancé mes accords de guitare !

Je gratt
e les cordes, partant de la plus grave, en quelques notes qui s'harmonisent parfaitement...
Et
je rêve...
Mes
pensées me projettent dans mes souvenirs, ou peut-être dans l'avenir !

J
e transpire comme un fou, la sueur gouline dans mon cou, mais j'ai retrouvé le bonheur, le nirvana !
Un public en hystérie crie nos noms, lève les bras, chante à tue-tête, plus pour se faire remarquer que pour nous accompagner ! Mais nos fans, ils sont comme ça !
Je fais
un clin d'½il à gauche, un autre à droite, et regarde l'émeute qui se crée dans le public. Sur leurs lèvres, je lis la réjouissance, la folie,
« Regardez les filles, il m'a fait un clin d'½il !
-Ma
is et mais non c'est à moi qu'il a fait un clin d'½il !
-Et moi il
m'a sourit !
-Menteu
se, c'est moi qu'il regardait ! »

Je gratte encore un peu, m'abaisse devant les quelques privilégiées qui nous voient du bord de la scène, et fait mine de leur tendre la main ! Une fois de plus, c'est l'émeute !

« Tom, tu continues ou quoi ? »

J
e viens d'arrêter de jouer, et Gustav boude parce qu'il tape sur ses caisses dans le vide !
« Excuse-
moi Gus, j'ai la tête ailleurs !
-D
ans les nuages ?
-
Dans les rêves !
-Ne t'en fait pas, bientôt, la scène sera à nouveau à nous... »

Je dé
croche ma guitare et la pose au sol, dans un long soupir.
« Et tu crois que Bill, il va y arriver ?
-Bien
sûr ! C'est Bill, il est capable de tout ! Tu es le premier à le dire !
-...
-Toooom !
-Hm
?
-Ca ne v
a pas ?
-Ca pourrait
aller mieux quoi... »


Gust
av pose ses baguettes, et vient devant moi, en me tapotant légèrement l'épaule.
« Qu'est-
ce qui se passe ?
-Ce n
'est pourtant pas compliqué à comprendre...
Si tu
avais un frère, et qu'il perdait la mémoire, imagine l'état dans lequel tu serais...
-Je n
'ai pas besoin que ce soit un frère pour en souffrir tu sais !
-J'ai p
eur...
De ce
que l'avenir nous réserve ! Je ne sais plus où je dois aller, ce que je dois penser ! J'ai peur qu'il se plante !
-On s
era là non ?
-C'est plus
compliqué que ça ! Ca reste un humain à part entière, avec ses idées, ses principes auquel il ne voudra rien changer. Ce qu'il a vécu là-bas, ce n'est pas comme ici...
-Il est
encore influençable !
-Mais il ne
faudrait pas non plus qu'il le reste trop !
-On t'a
idera Tom, ne t'en fait pas !! »


Je
pose ma main sur son épaule, à lui aussi...
Ca me co
nsole, mais m'attriste en même temps.
Car il y a aut
re chose qui me turlupine !
Mais en
parler, ce serait répandre une idée qui me semble injuste ! Alors je préfère la taire.
________________________________________________________________

Question existentielle : vivez-vous encore ?
Je sais que je ne vous préviens pas toujours et que je ne suis pas toujours à jour, mais le plus souvent quand je ne sais pas poster une suite, je la poste le plus vite possible (le jour apres sauf quand je ne suis pas chez moi...)
J'espère que ce blog va revivre un peu parce que là...;-)
Par contre qu'est-ce que vous pensez de cette suite ? mettre Bill sous pression (sans lui expliquer dans une langue compréhensible comment marche le matériel xD) Tom qui pète quasi un câble...
J'attends vos commentaires avec impatience ^^
Bizouuuu

---------------------------------------------------------------------------

Cheres lectrices (lecteurs s'ils existent ^^) MERCI !
Vous revoilà, j'ai vraiment eu peur a un moment ^^ Mais je vois que vous êtes encore là pour suivre cette fiction qui (je vous le dis déja) n'est pas prete de finir tout de suite ^^ ils vont encore passer par plein de haut et plein de bas ^^
Bon ben je vais faire mon boulot vu que vous l'avez fait aussi : je vais répondre a quelques comms ^^

DarkOnyx
--> Je suis contente que tu l'aimes de plus en plus, c'est un bon signe ! et normalement, si jusque maintenant (malgrès le sadique de l'histoire) tu as aimé, tu vas adorer le reste ! Le talent d'Istalas se voit ici comme tu dis, par les changement de reacions...

xx-freiheit-x-lemon89-xx --> Je ne sais pas si Bill ne fait pas d'effort, je crois plutot qu'il ne realise pas ce que c'est...la scene, la musique, les fans...c'est une chose normale et tres importante pour les 3 autres, mais Bill n'a "jamais connu ca", enfin il ne s'en souvient pas quoi, donc il ne realise pas que dans 1 semaine il doit chanter devant X fans...Mais c'est sur que pour Tom ca doit etre super du de voir son frere comme ca...Je crois que ca fait du bien a tout le monde de voir Bill se mettre au travail (même si il a eu vachement dur au debut grace aux explications de David lol ^^) Pour la question de pub je ne sais pas, c'est Istalas qui s'en est occupée au début, mais a mon avis elle en a fait pas mal quand même...(vu tous les amis de ce blog) mais pas tout le monde suit la fiction malheureusement...si vous avez envie de faire de la pub ou de parler de ce blog autour de vous, c'est pas du tout interdit (c'est même presque demandé ^^) et comme vous etes les lecteurs, c'est different que qaund l'auteur fait la pub avec "va lire c'est genial" ^^

o0olily-fic-tho0o --> comme je disais à xx-freiheit-x-lemon89-xx, je ne sais pas vraiment si Bill ne fait pas d'éffort, mais il ne s'en rend pas compte...mais c'est sur que ca doit etre dur pour Tom de devoir porter son propre stress et celui de son frere...

Eh ben ca fait du bien de voir des commentaires ^^
la suite vient mercredi (ah bah c'est demain ^^)

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 12:03

Modifié le samedi 13 juin 2009 09:17

Chapitre 47

Chapitre 47
Je lance mon sac sur le fauteuil en ouvrant la porte en coup de vent !
Pu
is, tout mon corps s'écrase lourdement sur le canapé !
Que
lle journée !

Je ne peux m'empêcher de sourire en pensant à l'avenir. Ce ne sera peut-être plus jamais pareil, mais ce sera mieux que rien !
Bil
l entre à son tour, beaucoup plus calmement...
Il alig
ne méticuleusement un pied devant l'autre, essuie soigneusement ses pieds sur le paillasson, et pose son sac au pied du portemanteau.

Mes yeux se voilent d'une expression rieuse et la peau à côté de mes paupières se plisse.
Il est vrai
ment à croquer !
J'avais oub
lié à quel point sa marginalité et son côté trop maniaque m'avaient manqué !
Il
leva ensuite la tête sur moi, après avoir défroissé ses vêtements.

« Journée bien chargée, n'est-ce pas ? »

Il étouffe sa dernière syllabe sans un énorme bâillement...
Sa bouche s'est déjà refermée quand il constate qu'il a été un peu impoli en omettant de la couvrir de sa main.

J
'éclate de rire !
Non pas que ce soit drôle de bâiller, mais le simple fait que ces yeux soient si ébahis à cause d'une si petite chose était à mourir de rire !

« Ce n'est pas un drame de bâiller tu sais...
- Non je
sais... désolé...
-Dis, B
ill, c'est bon tu es chez toi ici ! »

E
t le voilà qui recommence le même scénario, avec la même erreur, et le même regard ébahi !! Je manque de m'étouffer avec ma langue...

« Et mais ce n'est pas marrant ! »

Une moue se dessine sur ses lèvres !
Enc
ore plus craquant !
Je me
mets à genoux sur le dos du canapé, et attrape son T-shirt...
Il s
'approche de moi, en sentant que je l'appelle intérieurement !
Nos
regards plongent l'un dans l'autre...
_
_____________________________________________________________

Je déglutis en sentant sa main agrippée fermement à mon dessus...
Une
étincelle traverse mes yeux, sans que j'aie pu la retenir ni la cacher...

Cette chaleur qui passe dans ses ongles, qui poussent à vue d'½il pour se planter dans ma chair...

Je
ne peux pas retenir mes sentiments, et ma main se resserre sur la sienne...
Mes doig
ts se mêlent volontairement aux siens, sans que je ne puisse l'éviter.

Un
e journée sans qu'il ne soit resté près de moi, c'était trop...

Il me
porte un regard rieur, le mien est sincère...
J'espèr
e qu'il ne le déchiffrera pas, mais je ne saurais m'en encombrer trop longtemps !

Mon visag
e se rapproche du sien, mes pupilles dévorent son visage tout entier !

__
_______________________________________________________________

Je me
sens d'un coup si bizarre, comme si je venais de faire une bêtise en t'attrapant. Et pourtant, je l'ai fait des centaines de fois, avant !
Celle-c
i ne peut pas tout changer !

Pourquoi
tu me sembles si différent tout d'un coup ??
Ta
main se resserre sur la mienne et me réchauffe...

Tu m'a
s manqué toute cette journée, j'ai eu peur que tu ne tiennes pas le coup !
Mai
s on dirait que tu es toujours aussi persévérant et acharné...

To
n visage s'approche du mien !
J'ai envie d'un câlin !

Je p
ose alors mon index sur tes lèvres, alignées en une moue voluptueuse !

« La prochaine fois, n'oublie pas de mettre ta main devant ta bouche ! »

Tu souris, mais te coupes de ton monde !
___
_____________________________________________________________

Mes p
ensées s'envolent...
Je ne
peux pas aller plus loin, pas maintenant...

Penda
nt que tu laisses ton doigt éteindre mes espoirs, je profite de leur douceur, juste quelques secondes, avant qu'elles ne me quittent !

Mes doigt
s te rendent à ta liberté en t'abandonnant...
Je me ret
ourne et ramasse mon sac posé au pied du portemanteau, dans l'intention d'aller ranger mes affaires dans ma chambre...

Ca m'a litté
ralement crevé de chanter autant aujourd'hui, d'autant plus que je n'ai quasiment rien appris.
David se
mblait très insatisfait quand il est revenu me voir l'après-midi !
I
l voulait que j'aille plus vite, que j'apprenne plus de chansons en moins de temps, et surtout de manière pus efficace. Il n'a pas cessé de se plaindre comme quoi je n'avait pas assez de justesse, je manquais de rythme...
Et je sautais des syllabes qui rendaient mes paroles incompréhensibles.

La tête
basse, je m'apprête à quitter la pièce. Mais une main se pose sur mon épaule...
____________
_____________________________________________________

Je n
'ai pas envie de te voir partir encore une fois, alors je laisse mes doigts entrelacer les tiens pour que tu laisses tomber ton sac. Tu m'as déjà trop manqué aujourd'hui !

J
'ai envie de passer une belle soirée avec toi, puisque la journée touche déjà à sa fin.
Tu te ret
ournes, dans un élan d'étonnement...

J'
ai été rapide pour te rejoindre, mais tu ne peux pas partir.

Apr
ès hésitations, je t'étreins entre mes bras, et te colle à moi...
Tu es raide, figé, mais je suis là pour te rassurer...

« Ne t'en vas pas ! On a qu'à profiter de la soirée ensemble...
Mai
s si je ne passe pas un peu de temps avec toi aujourd'hui, je vais devenir fou ! »

Tu
te relâches et laisse tes mains parcourir mon dos...
J
e souris, toujours aussi bêtement, avant de t'entraîner vers le canapé, le nez enfoui dans ton cou !

Ce
que c'est bon de retrouver les bonnes vieilles habitudes...
On a t
oujours été là l'un pour l'autre pour se remonter le moral, pour un petit câlin dans les moments difficiles, ou simplement quand on en avait envie...
C'
était toujours moi qui réclamait, et on dirait que ça n'a guère changé !

____________
____________________________________________________

Je pl
onge mon pouce dans le pot de nutella, et le met en bouche avant de le sucer comme une glace...
Tu
es absorbé par le film, mais il ne me plait pas trop. La science-fiction, ça n'a pas l'air d'être mon truc.

Alors je
te regarde, simplement. Ton front se crispe, tes expressions se marquent dans les moments du film les plus tendus !
T
u sembles absorbé par l'écran, hypnotisé par une boîte à image qui te fait croire que Dark Vador est le père de Luke Skywalker !

Moi, je n'en peux plus, alors, le pouce toujours en bouche, occupé à chatouiller mon piercing, je m'affale sur ton épaule, en laissant la noirceur de mes cheveux tacher ton T-shirt blanc.

________________________________________________________________

Voilà la suite...Eh oui je suis a jour mdr ^^
Alors...vous trouvez aussi bizarre cette amitié extrêmement rapprochée ? Perso j'avoue que en lisant ça (et en le relisant maintenant) j'ai eu un peu dur à ne pas m'imaginer une suite twincest...mais je vous rassure (ou decois ?) ca ne finira pas en twincest ^^
Allez laissez plein de comms hein
Bissouuuuuu

# Posté le mardi 22 juillet 2008 14:32

Modifié le samedi 13 juin 2009 09:21

Chapitre 48

Chapitre 48
Te revoilà repartit pour une douce nuit...
Je t
iens sur ma poitrine ton visage endormi, et pose mon menton sur ton front...

Je n
'ai pas pu te souhaiter bonne nuit, mais je resterai quand même à tes côtés, jusqu'à demain.
Lor
sque l'aube appellera à l'éveil tes paupières closes, et que la lumière les fera papillonner silencieusement.

Je soupire en la
issant ma main caresser tes cheveux, si doux.
T
rois jours que je t'ai retrouvé, mais pourtant il y a toujours cette absence qui me ronge.
Tu
ne fais que dormir, mais j'ai peur que tu ne t'enfuies...
Peur de te p
erdre à nouveau !

Comm
e si on ne s'appartenait plus, comme si à présent nous pourrions nous cacher des choses...
Com
me si on pouvait encore, malgré toute ma répugnance à cette idée, t'arracher à mes bras.

Une larme coule et mouille une mèche de tes cheveux, ma joue se pose timidement dans ta tignasse sombre.
Je devrai encore
réussir à fermer les yeux en imaginant que tu puisses me glisser entre les doigts...
Ce sera
dur, mais la fatigue m'aura. Je te serre contre moi...
Ces peurs, ces
angoisses qui me hantent, et pourtant l'obligation de me rendre à l'évidence : je ne pourrais rien faire si tu veux partir à nouveau...

____
____________________________________________________________

« Bill Kaulitz, ça fait quinze fois que je vous répète que vous devez accélérer !
Si vous
continuez à traîner autant pour apprendre vos chansons, vous allez vous taper la honte devant votre public ce week-end !
Je vous
ai déjà dis aussi qu'il faut retravailler votre justesse !
Qu'e
st-ce que je vais faire de vous moi ? »


Et Paf ! Il r
emet le couteau dans la plaie !
Ca fait qu
atre jours qu'on est en studio, mais Bill n'en peut plus !
David
lui tape sur le système, et ça se voit. A chaque compte-rendu, le manager le rabaisse...

J'ai m
al pour lui !
Se faire sermonne
r après tout ce travail, avec le boss qui n'a qu'une seule idée en tête, que vous remontiez sur scène !

Comme
si une semaine pouvait suffir à reconstruire un parfait artiste ! Je savais qu'il lui fallait au moins deux mois.
Bill semble déboussolé, et cache son visage entre ses coudes, les mains en train de frotter inlassablement son cou orné du logo du groupe.

Tom, à côt
é, est en larmes, et s'apprête à tenter une ultime expérience pour faire comprendre à David que notre chanteur n'est pas prêt !
Je le souti
ens, de loin...

« Ecoute David ! Je sais que tu as envie que Bill soit prêt, mais il faut te rendre à l'évidence...
Ce
n'est plus possible !
(
David) Ben tiens, Monsieur le batteur en rajoute une couche ! Bien sûr que si qu'il est capable de remonter sur scène ce week-end, mais il faut qu'il se bouge !
(To
m) David arrête...
Tu n
e peux pas lui laisser plus de temps plutôt que de t'énerver pour un oui ou pour un non... »


Sur le visage du dreadeux, c'est l'agonie...
Je
croise son regard humide, suppliant !
Je
dois l'aider !
Mais comment
faire ?
Je tape le coud
e de Georg pour qu'il dise quelque chose lui aussi !

« (Georg) Moi non plus je ne suis pas prêt !
(David) Et
bien je m'en fous, prêts ou pas, vous vous débrouillerez ! Ce n'est pas moi qui serai face à 8000 fans dans quelques jours !
(Moi) Ce n'est pas juste !
(David)
C'est dans votre contrat ! Toute interruption de longue durée pourra être dédommagée d'une semaine de travail en studio...
Vous a
vez signé non ?
(Tom) C
'est différent ! Bill a perdu tout son potentiel ! Et puis moi je ne tiendrai pas le coup...
(
David) Je m'en fous, c'est votre problème si vous ne savez pas planifier votre travail !
(Geor
g) Tu es censé être là pour nous aider !
(Dav
id) Je vous aiderai quand vous vous bougerez un peu ! »


Bill, q
ui n'avait pas pété un mot depuis le début de la conversation, se lève brusquement, regarde David, puis son frère, puis moi, puis Georg...
Puis David
!
Ses yeux
sont rougis par la tristesse, et noircis par la fatigue.

« Si c'est ainsi David, tu feras marcher tes projets sans moi, je me casse ! »
Il lève la tête
, et quitte la pièce en prenant ses jambes à son cou !
Il ne faut qu'u
ne fraction de seconde pour que la porte qu'il vient d'entrouvrir ne se referme sur lui, sur sa magnifique silhouette svelte...

Da
ns un énorme fracas, Tom tombe de sa chaise, et se relève en expiant un « Putain ! »
Il soulèv
e sa jambe gauche et sautille à cloche-pied jusqu'à la porte, qu'il ouvre et referme en reproduisant les gestes de son double !
J'ai juste eu le temps de voir son visage abattu, perdu sous les soulèvements saccadés de son buste.

Je reste bou
che bée quelques secondes, avant de regarder le bassiste...
Il est auss
i étonné que moi !
Je r
egarde David, puis le fixe à nouveau.
Ma bouche
tend deux lèvres charnues, prêtes à accueillir les mots qui envahissent ma pensée...
Il me fa
it un léger signe de tête...
La seule
chose qui me manquait avant de déballer ce que j'avais sur le c½ur !

« Bordel David tu vas le perdre...
Et on va sombrer, tu
comprends ça ?
Il a bes
oin de temps, de soutien, et toi tu le presses, tu le rabaisses...
Tu l
e tues, tu le détruis, tu l'enfonces.
Il faut q
u'il regagne de la confiance en lui, et toi non, tu ne trouve rien d'autre à faire que de le critiquer, lui et son boulot, alors que tu serais incapable, même en trois vies d'entraînement, de chanter comme il le faisait !
Il a un don,
tu lui gâches !
Il pou
rrait exploiter sa voix, mais il faut y aller petit à petit !
Non, Mons
ieur David ne voit que le business !
(Georg) S
i on perd Bill, tu perds tout le groupe...
On n
e demande pas mieux que de remonter sur scène, mais tout n'est pas arrivé du jour au lendemain non plus !
On repa
rt à zéro, et bien tant pis, on ne baisse pas les bras pour autant !
C'est
râlant, mais c'est comme ça, on prend notre mal en patiente !
Bill c'e
st un frère, tu devrais te rendre compte de la perle que c'est !
(David
) Oh c'est bon, ce n'est pas le centre du monde non plus !
(Gustav) Le
centre de notre monde, c'est la musique ! Nos rêves, c'est la musique...
Si on les vit, ce se
ra tous ensemble, après s'être entraidés du début à la fin...
Pas en
ayant délaissé notre frère parce qu'il a besoin d'aide !
(Georg)
On peut trouver un autre producteur qui nous laissera du temps...
Le problème
n'est pas là, alors je serais toi, je me tiendrais à carreau ! »


___
______________________________________________________________


« Bill, attends ! »

Ma jambe
douloureuse freine ma course, mais je ne pourrais pas accepter qu'il disparaisse de mon champ de vision...
Mêm
e si je dois en crever de douleur !

« Bill ! »

Je t
raîne, et sa chevelure noire virevoltant de gauche à droite s'éloigne de plus en plus...

« Bill, ne t'en va pas ! Pitié... »

Ma cheville l
âche ! Je tombe au sol, mais ne profite pas de ma chute !
Je doi
s me relever, et le suivre. Les mains contre le mur, je tâtonne pour essayer de rester en équilibre...

« Bill, non ! Arrête-toi ! Je ne veux pas te perdre ! »

Je sautill
e toujours à cloche-pied, laissant de temps à autre ma jambe boiteuse se poser au sol, pour me projeter un peu plus loin , un peu plus vite...

« Bill... »

J'ai du
mal à comprendre ce qui se passe, peur d'imaginer ce qui arrive,...
J
e remarque alors que Bill s'est arrêté.
Il m
e regarde...

Je m'écroule
au sol et masse instinctivement ma cheville foulée...
« Haaan...
Ca f
ait maaaal ! »


Les larm
es coulent à flot, si bien que je ne vois presque plus rien.
Les lamp
es forment de grosses taches lumineuses sur mon champ de vision...
Je v
érifie juste que mon frère ne s'éloigne pas, que je ne dois pas reprendre ma course effrénée !

La douleur me fait ar
ticuler des sons inaudibles, mes doigts se crispent sur ma cheville...
Mes lèvres parlent dans le vide...

__________
_______________________________________________________

Mes santiags
résonnent dans le couloir vide...
Vide, à pa
rt mon frère, affalé sur le sol, le visage enfoui dans les dreads.

Je me
rapproche de lui, lentement.
Je ravale ma sali
ve, mais chaque déglutition me fait souffrir.
I
l y a cette boule au fond de ma gorge...

Je ne
lui en veux pas, pas à lui.
Lui, je l'aime
.
Ma
is David, je le hais.

Et je ne m'en irai pas sans rassurer Tom...
J'a
vance toujours...
Les
tres de murs dénudés refroidissent mon sang...
C'est triste ici !
Mais
je continue, parce que je ne peux pas le laisser là !
J
e sèche mes yeux, et essuie le maquillage qui coule.


Puis,
je m'arrête devant lui.
Il est à mes pieds, en train de masser sa cheville.
On dirait un enfan
t de maternelle, qui attend que sa maîtresse vienne soigner son bobo...
C'est à cause de moi q
u'il s'est fait ça, je ne peux pas le laisser ainsi !

Je le regarde,
attendrit, et il me tend les bras...
Ses yeux v
itreux s'ouvrent et déversent un flot de larmes...

« Bill t'en va pas...
J'ai besoi
n de toi...
Je t'aime trop pour
supporter que tu t'en ailles à nouveau... »


Mes
larmes à moi tombent au sol...
Je m'abaisse, e
t laisse ses bras se refermer sur mon torse.
Un
e fois à son niveau, j'enfouis mon nez dans son cou en nouant mes mains derrière son dos...
E
nfin, je vais pouvoir lui dire que je me sens mal, et enfin, je sais que je serai écouté par une oreille attentive !
_________________________________________________________________

Désolé pour le retard mais je n'étais pas chez moi de tout le weekend...et cette semaine non plus, donc la suite de mercredi va sauter et peut-être même celle de dimanche ça je sais pas encore dire, je suis vraiment désolée :(
Mais en tout cas je suis contente qu'il y aient de nouveau des commentaires, ça fait du bien :D

# Posté le lundi 28 juillet 2008 05:54

Modifié le samedi 13 juin 2009 09:26

Chapitre 49

Chapitre 49
Mes lèvres tremblent en se rapprochant de son oreille, et je me pends à son cou...
Non, i
l ne faut pas que je le lâche, il risquerait de s'en aller, à jamais...

Mes doigts se crispent sur sa peau humide, et le supplient de se mettre à ma hauteur.
Il o
béit, lentement, et s'agenouille, les bras autour de moi...

« Bill, t'en va pas !
Ou al
ors prends-moi avec toi, ne m'abandonne pas ! »

Ma bouche
effleure le pavillon de son oreille, preuve qu'il est bien là, à mes côtés !
Il dégage
une aura de vie !
Au
moins, la sienne saura survivre s'il s'en va...
La mien
ne mourrait à coup sûr !

« Bill,... »

Je v
eux qu'il me réponde, qu'il me montre qu'il est là, que je peux compter sur lui. Sinon, c'est comme s'il était parti !
Mes
larmes coulent, et je les avale au fur et à mesure qu'elles dévalent sur mes lèvres...
« Réponds-moi, mon frère...
-Je n'
en peux plus...
Aide
-moi Tom ! »

Un
long soupir s'exhale de son souffle triste.
Il me serre contre lui à m'en étouffer, mais il n'est pas encore assez près pour que je puisse partager ma douleur avec lui...
Mon ne
z respire à pleins poumons ses cheveux à la noix de coco...
J'ai enco
re besoin qu'il me câline, qu'il me réconforte...
Mes ongles
s'agrippent à son petit T-shirt moulant, sous lequel je sens ses os se mouvoir au rythme de ses pleurs...

« Qu'est-ce qu'il se passe Bill ? »
Sa main
remonte mon dos, et va se poser sur le côté latéral de mon cou...
Sa ch
aleur m'envahit, et je me laisse tomber sous sa douceur.
Son
pouce voyage entre ma tempe et mon oreille...
Comment est-ce
que je pourrais lui remercier d'être là pour moi ?
D'où lu
i vient ce don de satisfaire mes besoins sans que je lui dise ce dont j'ai besoin ?
Son s
ouffle voyage entre mes dreads, ma nuque, et son visage.
Et
...

D'abord s
urpris, je le laisse terminer son geste calmement, et profite de ses lèvres qui goûtent ma peau, ma joue...
Tout va vit
e, mais cela console comme rien d'autre...
S
a tête se repose sur mon épaule, presque immobile.

« Je ne peux pas chanter, Tom !
-Si,
mais pas dans les délais qui t'ont été imposés !
-Je
n'y arriverai jamais Tom !
-Ce n'es
t pas vrai, tu as un don, il faut juste que tu apprennes à l'apprivoiser ! »

Je me re
mets à peine de ce petit bisou, si inattendu, mais qui m'a procuré tant de bien-être...
J'a
i envie qu'il se sente aussi bien que moi...

« De toute façon je n'ai pas envie de chanter !
-Quoi ?
-C
'est pas pour moi !! Je ne supporterais pas d'entendre David me critiquer tout le temps !
-Mais il a to
rt !! Il sait très bien qu'il te demande l'impossible, à toi de ne pas baisser les bras !
-Tom,...
Je ne
sais pas ce que tu attends de moi, mais je crains d'être inapte à répondre à tes espérances !
-Arrête,
c'est faux...
Tu es Bill, tu auras ce que tu veux !
-Et pu
is il me traite comme un chien... »


Sa voi
e semble plus hésitante, et change...
Co
mme s'il voulait maîtriser l'émotion qu'il dégageait...
Après
avoir reniflé un petit coup, il continue...

« Regarde ! Ca fait quatre jours qu'il me pousse à travailler, et que je ne m'améliore pas ! Je suis crevé, à bout, je suis fatigué, je n'en dors plus la nuit de ses chansons...
Je
ne m'améliore pas, j'ai toujours ces manques de justesse, et les seuls mots qui pourraient me réconforter ne servent qu'à me décourager encore plus...

On me
fait du chantage, comme quoi je dois rester enfermé un tel nombre d'heures dans cette pièce confinée que vous appelez « Bureau ! » si je ne maîtrise pas telle ou telle chose...
J'ai
besoin de liberté Tom !! Je n'en ai déjà plus !
On m'empêc
he de venir prendre les repas avec vous parce que soi-disant je ne le mérite pas...
-Par
don ?
- On refu
se de me donner un truc à manger alors que je crève de faim, juste parce que je n'ai plus le courage de travailler,...
-B
ill, tu dis quoi là ?
-De
quoi ?
-On t'in
terdit de manger ?
-
Ne fait pas semblant de ne pas savoir ! »


Brusquement
, je le relève, le tenant à bout de bras, pour fixer ses yeux fatigués...
« Bill, regarde-moi...
Ils t'
ont fait ça ? »


Avec bea
ucoup de mal, il réussit à me montrer ses petites pupilles noisette...
Pas beso
in qu'il me réponde pour me rendre à l'évidence...
Il est c
revé, plus encore que moi, qui ne dors plus depuis trois nuits parce qu'il n'est pas à côté de moi, mais dans la pièce à côté...

« Putain ce n'est pas vrai ! Et c'est maintenant que tu m'en parles ? »

Dan
s la foulée, la rage, la douleur de ma cheville reprend violemment !
« Han, ...
Mais ça fait mal quoi !
-Attends Tom, je vais aller chercher quelqu'un pour qu'on s'occupe de toi ! »

Bill se re
lève, dos à moi, mais je rattrape furtivement sa main !
« Non, ce n'est rien...
-Tu as b
esoin d'aide !
-Ne t'en fais pas pour ça, il faut qu'on s'occupe de toi !
-Je sais encore marcher, ton cas est plus urgent ! »

Sa ma
in quitte la mienne, et il s'éloigne déjà...
Du bout des lèvres, je le rappelle...

« Biill...
-Oui ?
-P
romet-le moi ?
-Quoi ?
-Pro
met-moi que tu reviendras... »

Il écarquille les yeux, puis me lance un sourire attendrit !
« Evidemment, je ne vais pas te laisser dans cet état !
-
Tu ne m'abandonneras plus, hein ?
-Non... »

Je repos
e mes mains sur ma cheville, puis le regarde s'en aller, en priant de toutes mes forces...
Pour
qu'il ne m'abandonne pas, pour que je puisse revoir son visage attendri, plus d'une fois encore !!
Pou
r être sûr que je pourrai encore un jour me sentir bien, en sa présence...

Il s'éloi
gne toujours...
C'e
st quitte ou double maintenant !
La sueur
perle sur mon front, et je transpire comme cette fois là, où j'ai su que je l'avais perdu !
Mes doigt
s caressent ma cheville, et je me vide de mes pensées pour oublier qu'il est libre, de faire les bons choix, mais aussi les plus belles conneries !
Il n
e reste plus qu'à attendre...

__________________________________________________________________

Petite réponse aux commentaires, parce que ça fait longtemps :-D

th-baboune974-th--> Je crois que personne ne pourrait imaginer que David aille aussi loin...c'est sur que bon, c'est leur producteur, mais ils sont pas ses esclaves quoi --' enfin bon heureusement qu'on sait très bien que dans la vrai vie ils s'entendent bien :-D (genre maintenant tout le monde va détester David xD)

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 04:14

Modifié le samedi 13 juin 2009 09:29

Chapitre 50

Chapitre 50
Ca fait dix minutes qu'on tourne en rond, qu'on ne sait plus quoi faire, ni ou allez, ni même quoi dire...
D
ix minutes qu'on se fixe dans le blanc des yeux en se demandant comment vont les jumeaux...

Gustav reste a
ccolé au mur, les mains dans les poches de son short bleu marine, le regard pensif masqué par l'ombre de sa casquette...
Je mêle mes doigts et
les démêle pour occuper le vide, le blanc, l'attente.

« Non mais sérieusement Gustav je ne pense pas que Bill va repartir tu sais !
-Tom m'en
a parlé, de ses craintes, Bill s'est déjà enfui une nuit...
Il en est c
apable !
-Capable, oui, mais pour al
ler où ? Son seul repère, c'est Tom !
-Il a déjà tout perdu une fois, ç
a ne le dérangera pas de recommencer !
-Et puis mince, ne soyons pas si
pessimistes ! Il reviendra notre chanteur ! »


Plus facile à dire qu'à
croire, surtout en se forçant à garder les yeux fermés sur la situation. Je me rassied sur la chaise, et empoigne fermement ma basse. J'aligne ma main gauche sur le manche, la main droite sur les cordes, et commence à jouer un morceau basique. Mais ce vide me met trop mal à l'aise...
C'est trop dur de penser que notre destin ne tient qu'au bon vouloir d'un manager inconscient !

« Puis tu s
ais, Georg,...
Bill il est vachemen
t différent !
-Oui, j'ai remarqué !
-Beaucoup plus doux, plus attentionné à nos demandes, plus présent pour nous conseiller...
Je
me demande s'il saura redevenir ce leader qui nous poussait, qui nous reboostait, s'il reste aussi influençable et sensible que maintenant !
-Clair ! Il n'a
même pas bronché face à la pile de travail qu'on lui a donné ! Il exécutait, sans chercher à critiquer comme il le faisait toujours, sans chercher à avoir le dernier mot ! Ca change...
C'est bizarre...
-Très...
Ma
is celui que je plains le plus là-dedans, c'est Tom !
-Oh dis tu as vu s
es yeux ? On dirait un mort-vivant ! Je ne sais pas ce qu'il a en ce moment, mais c'est à croire qu'il n'a pas fermé l'½il depuis deux jours...
-S'il n'y avait que ça...
Il pleur
e tout le temps...
Je me demande ce
qu'il a ! Je n'ai pas osé lui parler de son état, mais ça semble le tourmenter pas mal !!
-Peut-être le fai
t qu'on traite son frère comme un chien...
-Il n'y a pas que ça, j'en s
uis sûr...
Tu vois qu'il est ailleur
s, même quand Bill est là...
-Selon
toi, il lui est arrivé quelque chose ?
-Le connaissant, je dirais que o
ui...
-Je ne sais pas...
Moi il m'a
paru triste, mais sans plus !
-Non,
il y a autre chose... »


Je tape du
pied pour accompagner le rythme de ma basse, et fait coulisser mes doigts moites qui crissent sur les cordes.
C'est un morceau bien connu des
Red Hot Chili Peppers.

Gustav me so
urit, même s'il est simultanément ailleurs...
_________________________
_______________________________________

Je m
e dépêche et presse encore un peu le pas ! Je vais commencer par aller chercher une boisson, parce que j'ai la gorge sèche, puis j'irai à l'infirmerie !

Mes santiags ryt
hment ma marche cadencée, mon pantalon flotte en les accompagnant !
Ma
respiration se calme, et retrouve petit à petit son aspect paisible !

Je repense à mon petit frère, gisant au sol, les yeux en larmes, me suppliant de revenir...
J'ai du louper q
uelque chose sur ce coup là...
Pour
quoi voudrait-il que je parte ?

Je
m'entends si bien avec lui...
Et pui
s même si David me fait littéralement chi**, cela ne m'empêche pas de continuer à partager ma vie dans la même maison que lui, même si je décide de ne pas faire ma carrière de musicien !

Au fond, il n'y a pas que
le studio dans la vie, il y a toutes ces choses à côté !
Pourquoi la gâ
cher pour un détail ?
Et puis Tom, i
l est un peu unique à mes yeux !
C'e
st comme s'il comprenait ce que je ressentais avant que je ne le lui dise, comme s'il pouvait deviner que quelque chose va mal, que j'ai besoin de parler.
Et ça, c'est magique.

S
aki est posté devant la sortie du couloir. En me voyant approcher, il me sourit...
Moi, je baisse les yeux,
je n'ai pas envie qu'il essaye encore de savoir où je vais !

Comme si
j'avais besoin d'un secrétaire qui gère et planifie tous mes déplacements.
Les carrelages marbrés luisent e
t reflètent les lumières du plafond...
Je n'ai que ça à observer, même
si ce n'est pas très intéressant !

J'arrive à la fin du couloir, et ferme les yeux...
Un bras bloque déjà m
on passage...
Tant pis, je lève la
tête !

« Et bien Bill, tu crois que tu peux partir comme ça ?
-Mais c'e
st bon quoi je vais juste chercher un truc à boire au distributeur dans la pièce à côté, je n'ai pas besoin d'un garde du corps pour ça !
-Tu v
eux que j'aille te le chercher !
-N
on, merci, j'ai envie de me changer les idées, et de voir autre chose que ce couloir blanc sans fin !
-Et,
pas besoin de t'emballer hein... mon petit Mackie ! »


Encore ce surnom
qui sort !! Les gens du bâtiment m'appellent tous ainsi !
Je n'aimais p
as trop au début, mais bon je m'y fais !
Saki sourit, moi je râle, je ve
ux juste passer, pour pouvoir rapidement aller aux petits soins de mon cher frangin !

« C'est bon je veux juste passer moi !
-Allez, vas-y, m
ais ne t'éloigne pas trop, il y a beaucoup de curieux dehors, ne te fais pas remarquer !
-C'est bon je ne va
is pas me faire bouffer quoi !
-Tu
te sous-estimes petit gars !
Allez,
dépêche-toi ! Et dis-moi quand tu reviens, que je ne commence pas à te chercher pour rien...
-Ok... »

Je p
ousse presque son bras pour qu'il le baisse...
Il m'esquisse un sourire,
mais je ne peux pas faire de même !
Même si je l'accepte mieux qu'au d
ébut, il a toujours cet air de papa poule qui me rend vraiment méfiant vis-à-vis de lui...
A croire qu'il c
ache quelque chose ! Ca ne me mets pas vraiment en confiance je dois dire !

Je franchis la sortie du coulo
ir, et débouche dans une vaste pièce, entourée de baies vitrées teintées. Dehors, les gens s'affairent, se pressent, et se regardent dans la vitre teintée sans savoir qu'on les observe de l'autre côté !
Voir leurs
mimiques est assez amusant.
Certains
passent vite leur main dans leurs cheveux pour se recoiffer, d'autres défroissent leurs vêtements, d'autres encore se dévisagent comme des zombies déterrés depuis la veille...

U
n nana accompagnée d'un flopée de caniches matte même les gros seins de son reflet...
Comme quoi, quand les
gens ne savent pas qu'ils sont observés...

Je souris, et avance un pe
u plus loin. Le distributeur n'est pas loin, il suffit juste de prendre la première porte à gauche.
J'entre
, et ferme la porte derrière moi...

La machi
ne qui m'intéresse est dressée devant moi, prête à avaler ma monnaie, dont elle est avide !
Je pre
nds une pièce, et la met sur l'ouverture prévue à cet effet, avant de réfléchir à la boisson qui me tenterait le plus !

J'ai trouvé ! La pièce
tombe, je pousse sur le bouton, et récupère la boisson fraîche en fourrant mon bras dans la machine...

A
cet instant, je sens un objet qui vient se caler contre mon cou ! Je l'attrape, sans pouvoir l'identifier ! Il me relève brutalement, et serre enfonce ma pomme d'Adam contre ma trachée !

Sans comprendre, je lâche
ma canette, qui résonne au sol en un bruit métallique...
Un objet noir,
lisse, luisant, s'introduit dans mon champ de vision...
« Ca te fait peur, n'est-ce pas ?
Petit Mackie ? »


Sans bouger, je sens l'adrénaline
monter en reconnaissant le bout du revolver devant mon nez...
« Alors, je serais toi, je ne contesterais pas...
Sinon, tu es un homme mort ! »


__________________________________________________________________

th-baboune974-th--> Tu sais à mon avis, Bill il a dit qu'il voulait plus faire de musique, mais il ne le pense pas...faut se dire que toute sa vie (enfin ce qu'il se souvient de sa vie) c'est basé sur la musique...et puis Tom est là, et Tom est la seule personne en qui il a confiance...Et la question du kidnapping de qui l'a fait...vous verrez bien, mais je crois que personne ne s'en doute...

xx-freiheit-x-lemon89-xx--> En effet, tant de questions auxquelles je ne peux donner de réponse, mais je te rassure...tu auras des réponses dans les suites qui viendront...

Ah en parlant de suites qui viendront, je poste la prochaine maintenant :D Bonne lecture!

# Posté le dimanche 03 août 2008 13:46

Modifié le samedi 13 juin 2009 09:33

Chapitre 51

Chapitre 51
[« Non mais tu sais Georg, il ne faut pas t'en faire pour ça... »

L
a porte de notre local s'ouvre violemment, et Tom apparaît, essoufflé !
Il ferme la
porte, puis se laisse tomber contre le mur...

« Gustav, Georg, vous n'auriez pas vu Bill ?
(Moi) Eu
h... non pourquoi ?
(Tom) Mais min
ce hein...
(Geor
g) Quoi ?
(Tom) I
l est parti il y a une demi-heure, en disant qu'il allait chercher quelqu'un qui pourrait m'aider pour ma cheville, mais il n'est jamais revenu...
Je m
e suis dis que vous l'auriez peut-être vu !
(M
oi) Ah...
Ben écou
te non il n'est pas venu !
(Tom) Mai
s mince...
Putain
, il est où ?
(
Moi) Pourquoi il est parti ?
(Georg
) Oui, il te l'a dit, il voulait aller chercher de l'aide pour la cheville de Tom !
(Moi) Ah, et tu
as quoi à ta cheville ?
(Tom) Je m
e suis planté, mais c'est pas important...
Il faut
que je trouve Bill...
(Georg) Et
, no stress !! Il va arriver, il a peut-être un peu de retard !! Allez viens, assieds-toi sur une bonne chaise !! »


Le bassiste le soulève, et l'aide à marcher jusqu'à l'une des chaises avant de l'aider à s'y poser délicatement...
To
m reprend petit à petit son souffle, mais semble assez perturbé...

« (Moi) Et quoi
et il est partit il y a longtemps ?
(Tom)Une demi-
heure, environ...
(Georg) Oh mais
t'en fais pas coco...
Le temps qu
'il sorte, qu'il trouve quelqu'un, que cette personne sache se libérer, qu'il revienne ici, qu'on le fouille, etc...
Il sera là dans une dizaine de minutes, voir un quart d'heure...
Ne
stresse pas pour ça !
(Moi) Et p
uis pour peu que quelqu'un l'aie reconnu, il a peut-être signé quelques autographes !
(Tom) Ar
rête Gus ce n'est pas marrant...
Il ne s
ait pas signer un autographe !
(G
eorg) Tu rigoles ? Tu lui as expliqué quand même ? Non ?
(To
m) Oui, mais il en a fait deux sur toute sa vie !
(Moi) N
on, il en a fait des milliers !
(T
om) On se comprend quoi...
(Georg
) Oui Gus, on ne va pas en rajouter une couche là, ce n'est pas le moment de se taquiner...
(Tom) C'e
st bon faut détendre l'atmosphère sinon je vais exploser moi !
(Mo
i) Tu veux une blague ?
(Tom) Oui,
pourquoi pas !
(
Moi) Ah bah demande à Georg...
(G
eorg) Et pourquoi moi ?
(Tom) Parce qu'il est à cours d'inspiration !
(Georg) Non...

(Moi) Allez Geo
rg, une bonne blague sur les belges...
(Georg) Euh.
..
J'e
n ai une sur les Suisses !
(Tom) Vas-y raconte !
(Geor
g)...
Ben, c'est un Suisse qui doit faire un saut en parachute !
Le monit
eur lui explique qu'il doit compter jusque trois, et puis qu'après il doit ouvrir son parachute !

La
Suisse saute, et manque de bol, n'arrive pas à ouvrir sur son parachute...
Il atte
rrit donc dans un arbre !

Le moni
teur décide alors d'aller le chercher, et fouine à gauche à droite, pour essayer de le retrouver. Une fois qu'il l'a sous le nez, le Suisse s'exclame : « Trois ! »

(M
oi) Hahaha... Je préfère sur les belges moi !
(Tom
) C'est quoi un confettis qui bande ?
(Georg) On r
econnaît l'humour de Tom rien qu'à ses blagues...
(Moi) Oui... un quoi qui bande ?
(
Tom) Un confettis...
(Georg) Euh.
.. Une balle de ping-pong ?
(Moi)
Mort de rire... Il a en a dans le ventre ton confettis...
Moi j
e dis...
(Tom) Tu di
s ?
(Moi) ... Je
sais pas...
(Tom)
Non mais dis !
(Moi) Faisons preuve d'imagination... un belge ?
(
Tom) Mais non !
(
Moi) Une blonde ?
(Tom) T'es un bo
ulet ! Une punaise !
(Georg) Ah o
ui... xD
(Moi) C'
est...évident !
(
Tom) Evidemment !
(G
eorg) Et vous savez que radio ça commence par « R », mais que normalement ça commence par « N » ? Par ce que Basse ça commence par « B » mais d'habitude ça commence par «H » !!
(Mo
i) Radio par N ? T'as fumé quoi ?
(Tom) Euh, les gars...
(Georg) Ma
is non, parce que ça commence par « P » !
(Moi) He
in ?
(Tom) Les ga
rs...
(Georg) Lai
sse tomber...
(T
om) Hého...
(Moi)
Oui ?
(Tom) Mais
maintenant ça commence par « M » !


___________
_____________________________________________________

Les mains liée
s dans le dos, les yeux bandés, j'obéis à cette main inconnue qui me guide.
J'ai peu
r, mais n'ose contester...

L'imag
e de ce fusil devant mes yeux m'a fait comprendre que j'avais beaucoup à perdre...
Le contact du métal froid continue à glacer ma tempe...

Au moindre
faux pas, il est capable de tirer. Alors je me laisse faire, car j'ai trop à perdre !

Ca fa
it longtemps qu'on marche, sans que je sache où je vais ! Pétrifié d'angoisse et en même temps incapable de me renseigner sur ma situation ici, je me contente de laisser la chair de poule parcourir ma peau !

« Alors, Mackie, tu as peur ? »

La voix rauque résonne pour la première fois depuis notre course folle...
Ce ton
, sans visage ni expression, ce fou, que je n'ai pas su apercevoir !
J
e n'ose pas répondre, j'ai peur de faire une bêtise...

« Eh bien, tu as perdu ta langue ?
Tu as int
érêt à répondre, sinon tu auras une bonne raison de ne plus parler !
Tu sais de quoi
je parle n'est-ce pas !»

Un cli
quetis brise le silence pesant de notre conversation...
Celui de la
détente !
Je dég
lutis !

« Oui !
-Voilà qui est mieux, petit chou va ! »

On contin
ue à avancer, mais la température se réchauffe violemment !
Une ode
ur de médicaments me prend les narines, et bloque ma respiration, déjà saccadée à cause du stress !
« T'en fais pas, on arrive, petit chou... »

On s'
arrête ! Je manque d'ailleurs de perdre l'équilibre tant la façon dont il m'a immobilisé m'a surpris !
« Hey, John, on a un nouveau...
Je
vais le présenter ? »


Pas un
bruit, juste une violente frappe sur l'épaule qui m'indique que je dois avancer, sans broncher !
Une
panoplie de petits sons étranges fait vibrer mes tympans !

Et pui
s, des cris...

« Oh ! Regardez, une belle poulette !
-Quel b
onheur de nous amener une si jolie créature !
-C'est un
mec ça ?? Hm... Ca change des brutes d'ici ! Tu veux qu'on fasse connaissance, petit chou ?
-Vous allez lui faire peur, voyons, un peu de calme pour accueillir notre nouvelle recrue !
- Il est travesti ?
-Et, petit ga
rnement, ça te dit un plan à plusieurs ?
-Nous, ça
nous va ! »


Des
dizaines de voix, qui murmurent, rauques, faibles, aiguës ou graves, mélodieuses ou sèches, rocailleuses...
Bon Dieu
, qu'est-ce qui m'arrive ?
Je pin
ce mon bras...
Ri
en ne bouge, rien ne chamboule...
Qu'est-ce que je vis ?

« Il est timide !
-On va l
e décoincer vite fait! »

Une main
touche mon bras ! Je la repousse, à l'aveuglette...

« I
l est manucuré !!Grrr... une vraie tigresse ! Ca me plait ça ! »

Une autre ti
re mes cheveux... je me dégage comme je peux...

« Il sent la vierge !
-Il a peur q
u'on le touche, le pauvre !
-Arrêt
ez les gars, il va mouiller si vous l'excitez ainsi !
-Oh... »

Je
n'essaye même pas de comprendre ce qu'ils disent...
Le peu de mots
que j'ai entendus ont suffit à me démoraliser...
U
ne odeur de transpiration titille mes narines dégoûtées.
Où suis-je encore tombé ?

En réfléchissant
, je commence à mordre ma lèvre inférieure...

« Q
uelle sensualité ! Hou !
-Je l'aim
e bien ce petit gars !
-Mais bord
el laissez-nous voir ses yeux ! »

Le contact glac
é du revolver fait frissonner ma chair, mon corps tout entier, alors qu'il effleure mon cou...
Bientô
t, le bandeau qui me rendait aveugle tombe, et je suis horrifié devant le tableau !
Des dizaines d'h
ommes, en tout genres, me dévisagent étrangement ! Tous répugnants, certaines plus que d'autres, mais tous à me fixer d'un air malsain...
Un gars sour
it devant moi, montrant des dents d'or alternant avec les trous et les dents pourries, noires...
Un é
norme panse à bière prolonge son ventre couvert d'un tapis de poils nauséabonds et crasseux !

Je to
urne les yeux, et me retrouve nez à nez avec un borgne avec des cheveux tellement gras qu'il tiennent en l'air tous seuls...
Il me ten
d un doigt amputé de deux phalanges, couvert d'infection, avant de me souffler d'une haleine putride un :
« Bienvenue, petit gars ! »
_________________________________________________________________

Juste une petite question...vous voulez que je continue a vous prévenir a chaque suite ? Ou si je poste chaque dimanche et chaque mercerdi soir, vous le retiendrez et vous viendrez automatiquement? J'avoue que je ne sais jamais trop qui prévenir parce que bon on dirait que beaucoup lâchent l'histoire là...

Sinon, vous avez un soupçon du coupable de l'enlèvement de Bill ? allez y, dites nous toutes vos propositions! Je vous le dis déjà, vous n'âtes pas au bout de vos surprises, et vous verrez a quel point Istalas peut-être sadique... --"
Ah par contre, hésitez pas a faire de la pub ! Ca manque de lecteurs ici ^^
bizzou !

________________________________________________________________

th-baboune974-th--> Moi aussi je le suis marrée avec leurs blagues xD surtout celle du confetti qui bande xD vous faites connaissance avec la vrai Istalas xD Mais je te rassure, vous saurez un jour qui est à l'origine de ca...et vous saurez aussi bientôt où il a atterri ^^ Merci pour le compliment sur la fic ^^ je dirais à Istalas de venir faire un tour un de ces 4... ^^

--> Le 1er qui me dit où il a atterri, et qui est en plein dans le mil, il reçoit un gros bizzou :D (euh xD)

xx-freiheit-x-lemon89-xx--> Mdr 'jadore ta réaction xD "Bill est en danger de viol par des gros dégueulasses et Tom Georg et Gus se racontent des blagues" xD je me suis bien marrée en lisant ça ^^ Bah faut voir ca comme ca : au moins Tom stresse plus autant xD (mais a-t-il raison de se décontracter comme ça ??) mdr xD nan mais tu devrais voir ma tête devant ta version ! je proposerai à l'auteur...ah trop fort !Tom sur le cheval blanc nan mais serais-tu fan de Walt Disneys ou d'histoire à l'eau de rose ? Par contre faudra que tu me dise comment ils ont fait pour vivre heureux et avoir beaucoup d'enfants xD (woohooww des petits Bills et des petits Toms partout ^^ je veux bien etre la babysitteur ^^) Eh ben Laura (oui on dirait que tu t'appelles comme ca ^^) t'es délires, tu peux les poster sans problème !! j'ai adoré :D

o0olily-fic-tho0o--> Ecoute je ne t'en veux pas du tout de ne plus être venue depuis un petit temps, vu que t'as tout rattrapé :D Et puis t'es revenue, c'est que cette fic te plait :D (et ca me/nous rend heureux! :D) Tom qui craque sur Bill, je ne pense pas quand même, mais faut se dire qu'ils sont jumeaux, et qu'ils sont énormément proches (surtout dans cette fic) donc, bon ceux qui n'ont pas de jumeau/jumelle et qui ne vivent pas un truc comme ca avec lui/elle, je crois que c'est impossible à comprendre ce que nos chouchous vivent dans cette fic (eeeh oui Istalas est très SADIQUE xD)

--> message à tout le monde : si vous voulez nous donner toutes vos pensées, tous vos délires (comme Laura), chaque truc qui passe par votre tête pendant la lecture,c 'est le bienvenu pour mettre un peu d'ambiance :D Et merci à vous tous de continuer à venir, vus faites vivre de Blog et cette fic :D:D

Ah euh vu que vous êtes pas trop trop à suivre, je vous préviens sans problème :D
Je poste tout de suite la suite (où il se passe beaucoup, vous verrez :D)

# Posté le dimanche 03 août 2008 14:55

Modifié le samedi 13 juin 2009 09:42

Chapitre 52

Chapitre 52
Figé comme un poteau au milieu de ces dizaines de types répugnants, je regarde, j'observe, sans penser...
Ca
me ferait trop de mal !

Le borgne rava
le sa salive bruyamment, puis toussote en crachant des postillons sur son voisin !
« Et, petit, tu viens d'où ? »

Je
fais semblant de ne pas l'avoir entendu. Il me dégoûte de trop pour que j'ose lui répondre de toute façon !
Un peu plus
loin, un grand maigre aux côtes saillantes me fixe de ses yeux saphir à l'éclat éteint...

« Hé, on t'a posé une question ! »
Encore
un autre, à la barbe infestée d'insectes...
Je recule, en alignant consciencieusement un pied derrière l'autre.
Tous ces yeux rivé
s sur ma petite personne...

L'h
omme qui me menaçait s'en va, sans même que j'aie pu voir son visage !
Je l'a
urais bien appelé, pour qu'il me dise, qu'il m'explique, ce que je fais ici !
Mais c'
est déjà trop tard...

Je recule, mais le p
ge se referme sur moi...
Tous
ceux qui m'entourent tendent les bras vers moi. Plus je recule, plus le cercle se referme, plus je sens que je ne vais plus faire long feu !

Le borgne attrape violemment mon T-shirt, et me rapproche de lui, me laissant à nouveau profiter de son haleine insupportable !
« On ne te fera pas de mal tu sais ! »

Il me
sourit, mais je ferme les yeux...
Où su
is-je encore tombé ?
Je m
e sens soudain couler, des mains s'agrippent à moi !
Devant, der
rière, à gauche, à droite...
D
es mains...
Wo
sind eure Hände ?
Wo
ist deine Händ?
Ta mai
n à toi, Tom!!
Je dev
rais être avec toi, et toi, tu m'attends...
Je t'ai promis de revenir, qu'est-ce que je fous ici ?

Un petit
craquement m'annonce que mon T-shirt cède...
J'ou
vre les yeux, mais mon vêtement est en lambeaux !
Déjà, ces
mains me l'ont arraché !

Je
suis horrifié, mais les hommes autour de moi le semblent autant que moi !
Le b
orgne ri !
« Hey, les gars, vous avez vu ça ?
Il se rase !
-Ahaha
ha...
-Et là, il a un
e étoile !
-E
t petit, tu sais que tu nous plait bien ? »


Le doig
t amputé du borgne se pose sur mon tatouage, et je le repousse, de dégoût...
Mes narin
es dilatées suffisent probablement à ce qu'il comprenne qu'il n'a pas le droit de me toucher...
« Vous avez vu ça ? Quelle réserve !
Il est encore pucea
u peut-être ? »


Il ri
de plus belle, les autres l'acclament, des mains couvrent mon bras tout entier, puis mon dos, et même mon ventre ! Je tente de me dégager, mais toujours plus de mains me retiennent...
Je me s
ens souillé, par la saleté, l'impureté...
C'es
t ma pudeur qui en attrape un coup...
Et ce
s hommes, qui continuent à me toucher, à vouloir poser leurs mains sur moi...
Je ne peu
x m'empêcher de crier !

« Toooooooooooooooooooooooooooooooom ! »
C'est la libération
! Tout le monde me lâche, et s'écarte !
Seul
le borgne se démarque de la foule !

« Oh,
alors c'est vrai, tu es vraiment coincé ?
-Laisse-le, Mabel ! »


Le grand maigre que j'avais aperçu tout à l'heure réapparaît parmi tous ces visages, et il vient se poster près de moi !
« (Mabel) Oh, tu veux peut-être qu'on te le laisse ? Mon petit lapin...
(
Le grand maigre) Laisse-le tout court...
Tu
ne sais pas quelle malédiction s'est abattue sur lui, il est peut-être dangereux !
(Ma
bel) Oh, Carl, faut arrêter de fumer de l'opium ! Les malédictions, ça n'existe pas !
(
Carl) Si, tu sais bien que tu as été frappé par un mauvais coup du destin, c'est pour ça que tu es borgne !
C'est le diable qui t'a crevé un ½il !
(Mab
el) Petit gars, il faut t'apprendre que cette blessure de guerre fait de moi un héros !! Je me suis battu, et je suis fier d'être marqué par ce courage...
(Un autre) Tu t'es
battu avec l'alcool oui ! »


U
n rire éclate...
Je m'enveloppe de
mes bras pour masquer mon torse nu, et je regarde timidement cette foule !
Est-ce de m
oi qu'on rigole ?

« (Mabel) Très drôle !! Bon et sinon tu lui veux quoi au petit garnement ?
(Carl) Laisse-
le tranquille, tu lui fais peur !
(Mabel)
Tu ne lui fais pas peur toi peut-être ?
(Carl
) Peut-être que si !! Qu'on lui foute tous la paix, et considérons-le comme un des nôtres !
(Mabel) Bon,
les gens, retournez à vos occupations, et n'approchez pas le nouveau...
Il pue la vierge
! Ca craint ! »


En que
lques secondes, tous les hommes ont trouvé une autre occupation...
On dirait une vérita
ble fourmilière !
J'ob
serve alors plus attentivement les alentours.
Il y a du sang, du
noir, du gris...
Des
murs qui s'étendent à des mètres de hauteur, sans fenêtre, ni ouverture !
De l
a misère, la maladie, le désespoir, la tristesse.

« Et, petit, tu viens d'où ? »

Je m'é
tonne alors de voir le grand maigre, à mes côtés !
On se re
garde, et je distingue plus facilement ses yeux saphir, sans vie...
Mais mes l
èvres sont cousues par l'inexplicable.

« Je vois, tu es timide ! En plus les autres ont du te faire peur. Mais il ne faut pas t'en faire, ils sont comme ça avec tout le monde au début !
Et
puis, il est devenu tellement rare de voir une belle femme qu'ils ne fantasment plus que sur les hommes. Excuse leurs réactions déplacées ! »


J'es
quisse un sourire. Et lui, il sait où je suis ?

« Bon, tu n'as pas l'air très loquace, mais enfin bon ce n'est pas grave ! Il parait que je parle souvent dans le vide, donc je suis habitué à ce qu'on ne me réponde pas !
Si ja
mais, moi c'est Carl ! Mais tu peux m'appeler comme tu veux... »


Il m
e fixe toujours, mais je n'ai toujours rien de très intéressant à dire !

« Et to
i, c'et quoi ton prénom ? »


Je baisse
alors les yeux, serre les poings...
Je pense à T
om, une envie soudaine de le réanimer dans mes pensées...
Il doit
s'inquiéter le pauvre !

« Hein, c'est quoi ?
-Tom... »

Il tap
ote mon épaule avec un grand sourire !
« Eh bien tu vois, ce n'est pas si dur ! C'est beau Tom comme prénom dis-moi ! »

Signe de t
ête en guise de brève affirmation !
« Et tu fais quoi ici ? »

Qu
'est-ce que j'en sais moi, je ne sais même pas où je suis !
On
se croirait dans un fort, où les gens n'ont pas encore appris ce qu'est l'hygiène, à savoir se brosser les dents, se laver, se raser, se laver les cheveux...

« Bon, je comprends que tu n'aies pas envie d'en parler ! Mais bon...
Moi, je su
is ici parce que j'ai des visions ! Tu vois, les dieux me laissent des messages ! Par exemple, quand je dors ! Et puis, même parfois, ça me prend comme ça !! Je sens comme une invocation divine ! »


Il commence à
faire de grands gestes avec ses bras, l'éclat de ses yeux luit entre les murs gris!

« Et là, je vois plein d'images...
Souvent, c'es
t symbolique, mais je sais que je suis un messager de l'au-delà !
D'ailleu
rs, ils me disent plein de trucs, les dieux !
Ils m'ont
dit que tu viendrais ! Je te jure ! Et ils m'ont dit je devais m'occuper de toi ! »


Je
me tors de rire, et il m'accompagne de bon c½ur. Puis, ses yeux s'éteignent, et il commence à pleurer...
« Tu te moques de moi, comme eux tous !! Tu ne me crois pas, toi aussi tu me prends pour un fou !
Mais je
sais que je ne le suis pas ! Tiens, ce n'est pas comme Mabel, qui ne sait pas se passer d'alcool ! Lui, il est fou ! Moi, je suis juste un « élu »...
Puis r
egarde, le type là-bas, il est schizophrène ! Lui, il est taré ! L'autre là, il a tué sa femme et l'a cuisinée en ragoût ! Lui, il est fou !! Moi, je ne le suis pas !
Les
autres, ils sont dangereux, moi, pas !! Mais on m'a enfermé ici, comme si j'étais l'un des leurs !
Je n'ai pas
les mains souillées de l'impureté du meurtre !! Je ne suis pas comme eux tous !
Mais t
oi ? Tu as fait quoi ? »


Je baisse à n
ouveau les yeux, et frotte mes mains l'une contre l'autre.
M
es lèvres tremblent à cause du froid...
Il faut qu'i
l vienne m'aider...
Ma
is il ne peut pas ! C'est lui qui m'attend...

« J'ai abandonné Tom !
-Quo
i ?
-J'ai aba
ndonné Tom !
-Tu
t'es abandonné ?
-Non, Tom
!
-C'est qui Tom ?
-.
..
-C'est p
as toi Tom ? »

Je fais signe
que non !

« Mais alors,
tu t'appelles comment ?
-Tom..
.
-M
ais si c'est pas toi Tom tu ne sais pas t'appeler Tom ! »


Il n'y comprend rien... Peu m'importe !
Moi non plus je n
e comprends rien de toute façon !
« Et, t'es complètement maboule hein mon gars ! »

Il
tape son index contre sa tempe, pour que je comprenne que je suis complètement zinzin...
Mai
s ça ne change rien ! Je n'ai rien fait de mal !
Enfin si.
..
Je ne suis pas reve
nu près de lui...
Il m
'attend toujours, et moi, je ne peux pas bouger...
Je me murmure
en moi-même que j'irai bientôt me faire pardonner près de lui, qu'il me pardonnera !
J
e n'ai pas voulu mentir, et je m'en veux...

________________________________________________________________

Alors, qui a comprit où notre Billou a atterri? ^^ que croyez vous? toutes les suggestions sont acceptées :D
Par contre pour la photo, désolé mais on (Istalas et moi) a cherché pendant une heure mais on avait absolument aucune idée de quelle photo on pouvait mettre avec cette suite...--'
Laissez plein plein de comms,c a la motivera à continuer a écrire :D
_______________________________________________________________

th-baboune974-th--> Non, je ne donnerai pas la reponse aussi facilement xD si c 'est juste ou pas, bah tu ne le sauras pas maintenant (faut laisser un peu de suspense un peu, non ? ^^)

Alors...je vais faire un résumé des propositions, et mettre à coté combien de personnes ont cru ca ^^
Où?
Asile : 3 personnes --> th-baboune974-th , xx-freiheit-x-lemon89-xx , BillplayxTomlovexyaoi

Qui?
La mère : 3 personnes --> th-baboune974-th , xx-freiheit-x-lemon89-xx , BillplayxTomlovexyaoi
Saki : 1 personne --> (je en sais plus qui, désolé --')

Bah on verra ;-)

# Posté le vendredi 08 août 2008 05:42

Modifié le samedi 13 juin 2009 09:57