Dans quelques minutes, ça fera une heure et demi qu'il est parti !
Ma cheville devient moins douloureuse, mais elle enfle continuellement.
« (Georg) Tom, tu es sûr qu'il n'est pas dans son bureau ?
(Gustav) Je viens d'aller revoir, non, il n'y est pas !
(Georg) On ne sait jamais qu'il soit rentré entre temps, parce que ça commence à devenir long quoi... »
Je plonge mon visage dans mes mains. Evidemment, c'est long, trop long...
Mais où il est ?
Il m'a promit...
Tom, fais-lui confiance !
Il reviendra ! Il te teste peut-être !
« (Gustav) Oui, mais on ne va pas s'en faire pour lui, il est grand quoi ! »
Une main se pose sur mon épaule.
« (Georg) Tom, ça va ? »
Je pose à mon tour ma main sur celle du bassiste.
« J'en sais rien...
(Gustav) Oh et puis si ça se trouve on s'en fait pour rien...
(Georg) Tu veux un truc à boire ?
(Moi) Oh et puis zut, j'en peux plus, je dois aller voir ! »
Je me lève et me dirige vers la porte.
« (Gustav) Attends on vient avec toi !
(Moi) Pas la peine...
(Georg) On s'ennuie ici, ça nous fera du bien de bouger de cette petite pièce ! »
Accompagné de mes deux musiciens préférés, je rentre dans le couloir froid.
Sans un mot, nous longeons les murs blancs...
Nos pas résonnent, alors qu'on épie le moindre son, le moindre bruit d'une santiag égarée...
Mais c'est une voix qui nous interpelle !
« Hey ! »
Un homme robuste s'approche de nous, souriant !
« Ca va les garçons ?
(Gustav) Ca peut aller !
(Saki) C'est tout ?
(Georg) Ben!
(Moi) Tu n'as pas vu Bill?
(Saki) Bien sûr que si ! Il m'a dit qu'il était rentré chez vous, qu'il était fatigué !
(Georg) Tom, tu pouvais encore l'attendre longtemps !
(Moi) Il t'a dit ça quand ?
(Saki) J'en sais rien moi, il y a plus d'une heure en tout cas !
(Moi) Rentré ? Et il n'a rien dit pour ma cheville ?
(Saki) Si, il a dit qu'il avait trouvé quelqu'un pour s'occuper de toi !
(Gustav) Qui ?
(Saki) Il ne m'en a pas dit plus ! Je suis désolé...
(Georg) Et, il est parti ?
(Saki) Oui, bien sûr ! Je l'ai vu sortir !
(Gustav) Saki, pourquoi tu transpires ?
(Saki) J'ai juste chaud !
(Moi) Ah...
Mais quel salaud ! Je l'attends, et lui il rentre sans me prévenir ! Il va voir la tête au carré que je vais lui faire quand je vais rentrer... »
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Tu ne le verras pas Tom...
Je suis désolé...
Pardonne-moi...
Mais tu aurais agi comme moi !
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« Dis, petit gars, tu viens, je vais te présenter un peu les gens ici ! »
Non, je ne lui ai pas dit mon prénom. Au fond, à quoi bon...
Je n'ai pas besoin de le connaître pour sortir d'ici...
Il faut juste le moment opportun et il ne saurait tarder !
Je regarde mon avant-bras, et sourit...
« freiheit »...
Rien ne pourra plus me l'enlever. Pas même ces murs qui touchent les nuages !
Je me précipite derrière Carl, prêt à le suivre dans sa visite guidée du site ! D'ailleurs, c'est la première fois que j'ouvre les yeux sur les quelques arbres enracinés dans les pavés au sol. Ils sont gravés de toute sorte de noms et messages de mauvaise augure, et leur tronc tortueux traduit la souffrance que l'on peut lire sur les visages des hommes autour de nous !
« Ah oui, au fait, n'espère pas sortir d'ici de si tôt !! Personne n'a jamais quitté cet endroit. Tout ceux qui t'entourent n'ont pas revu l'air libre depuis qu'ils sont entrés !
Au mieux, tu pourras aller respirer l'air des cachots, mais il parait que c'est encore pire qu'ici. Les seuls échos qui en parlent racontent que ceux qui y sont allés n'ont pas tenu deux semaines tant les conditions étaient insalubres ! On te nourrit à peine, et on te fait un véritable lavage de cerveau...
Mais bon, ce n'est qu'une légende, personne n'en est jamais revenu !
Et si tu veux t'évader, tu seras grillé par les défenses avant d'avoir escaladé trois fois ta taille sur ces murs aussi lisses que la neige, et durs que le diamant !
En gros, mieux vaut rester sage et essayer de te faire respecter, comme ce bon vieux Mabel ! Lui, c'est le chef suprême ici ! Un véritable héros ! Il a cassé la gueule à plein de fous qui ont osé l'humilier. Aujourd'hui, il est une vraie terreur, et il n'hésite pas à tuer pour qu'on sache de quoi il est capable.
Mais enfin bon, tu comprendras bien vite !
Lui, là-bas, c'est Tim.
Il semble toujours amoureux parce qu'il s'est imaginé une femme...
Elle s'appelle Ephora, et il prétend qu'elle l'accompagne partout.
Entre nous, c'est d'ailleurs le seul type à vivre un amour hétérosexuel en ces lieux.
Regarde, là, il parle avec. Je ne sais pas comment elle est moi, Ephora !
Il dit qu'elle est parfaite, que les Dieux l'ont façonnées pour qu'elle soit la plus belle femme du monde. Mais elle ne lui apparaît qu'à lui. A mon avis, c'est pour ça qu'on le prend pour un fou. Si ça se trouve, elle n'existe pas !
Oh, il y a de la bagarre là-bas !
Viens avec moi ! »
Carl attrape ma main, et me tire vers un cercle qui sert de ring de boxe entre deux ennemis.
On se fraye un passage jusqu'au premier rang, puis il m'invite à regarder.
« Voilà, tu vas assister à ton premier combat. On n'en a souvent ici, ça nous distrait !
En général, quand on n'arrive pas à convaincre quelqu'un de ses opinions par les mots, on le fait par la force. Et avec tous les types un peu malades mentalement qu'il y a ici, les règlements de compte ne manquent pas.»
Deux hommes extrêmement robustes se positionnent au centre du cercle, et se sourient. Dans leurs yeux, on voit les envies de vengeance jaillir !
Ils commencent à parler !
« (L'un des deux combattants) Ismaël, tu te crois vraiment à la hauteur ?
(Ismaël) Ecoute, Mathéo, le vent se lève ! C'est un bon signe pour moi !
(Mathéo) Tu crois encore que les dieux peuvent quelque chose à ton sort ? Tu es acteur de ton propre destin...
(Ismaël) Ils sont là pour me soutenir !
(Mathéo) Tais-toi, et bats-toi si ton Dieu te l'accorde... »
Ils se rentrent brutalement l'un dans l'autre, en un geste comparable à une mêlée au rugby...
Sans un coup de sifflet pour annoncer le départ, sans un décompte officiel.
Mais la suite est beaucoup plus étonnante encore ! Voilà qu'ils commencent à se bombarder de coups...
L'un part dans la tête, l'autre dans le ventre, un autre encore dans les dents.
Ils s'arrachent les cheveux, s'écrasent les pieds, se sautent à la figure, s'étalent au sol comme des crêpes...
En quelques minutes, ils arrivent à accumuler plusieurs yeux au beurre noir, des morsures aussi profondes que celles d'un chien au crocs acérés, des blessures giclant d'un sang noirci par la maladie,la poussière, et la drogue ingurgitée au long des années...
Puis, Mathéo tombe à terre, sans se relever !
« (Ismaël) Alors, tu croyais vraiment que mes Dieux ne me portaient pas chance ?
Tu ne saurais plus répondre, n'est-ce pas !
(Mathéo, agonisant au sol) A..Achève-moi...
(Ismaël) Ce serait tuer ! Mon Dieu me l'interdit !
(Mathéo) Aie pitié... Abrège mes souffrances !
J...J'ai mal !
(Ismaël) Demande à quelqu'un qui a pitié !
(Mathéo) Termine ton devoir, frère...
(Ismaël) Je ne pourrais pas achever un homme, de peur d'en être inculpé !! Mais je vais arranger cela ! »
Il sort d'un fourreau attaché à sa ceinture un couteau à steak, qu'il plante naturellement dans son adversaire !
Horrifié par la simplicité du geste qu'il vient d'accomplir, je pousse un cri d'hystérie !
C'est comme s'il avait fait ça toute sa vie !
J'ouvre de grands yeux, et cache mon horreur entre mes doigts !
Il se tourne alors vers moi, puis me regarde d'un air dominateur...
« Tu sais, ce n'est pas impressionnant de tuer !
C'est comme tout, le plus dur, c'est la première fois !
Le truc, c'est de ne pas se faire pincer ! »
Il emprisonne mon maigre poignet dans sa main de bûcheron, et me pousse sur le mort qui gît au sol !
Je me retrouve affalé sur son énorme ventre, à sentir l'odeur du sang alors que le goût imprègne ma langue...
Il pue, il me répugne, plus encore que quand il était vivant !
Je me relève aussitôt, et regarde avec horreur mes mains, souillées du sang de la victime.
Ismaël me regarde méchamment, la foule rit, Carl semble confus !
« Alors, petit, qu'est-ce que ça fait d'avoir du sang sur les mains ?
(Carl) Pourquoi tu lui as fait ça ?
(Ismaël) Il ne survivrait de toute façon pas parmi nous, regarde-le !
Il mourra avant d'avoir pu nous raconter son histoire...
Pourtant, il est jeune !
(Carl) Mais tu viens de le condamner !
(Ismaël) Je sais, je préfère le condamner lui que moi !
(Carl) Il est innocent ! Il n'a fait de mal à personne d'entre nous !
(Ismaël) Il est plus facile de condamner un inconnu qu'un ami, mon frère...
Maintenant, cesse de geindre...
GARDES ! UN MEURTRIER ! »
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Je suis de retour un jour plus tôt !!! :-D xD
Je donnerai n'importe quoi pour pouvoir voir vos têtes au moment où vous avez lu la fin ! ^^
Alors...que va-t-il arriver a notre Billou ??? (vous verrez bien, je ne le vous dirai pas :-P)
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th-baboune974-th--> C'est sur que c'est bizarre de la part de Saki d'avoir réagit comme ça, mais vous ne croyez aps qu'il y a une raison ? je ne sais pas laquelle (enfin si, je sais :-P) Peut-etre que Bill arrivera a s'en sortir hein ;-) bon en même temps c'est sur que c'est mal barré xD
DarkOnyx-->J'avoue que là ou il est tombé ça a l'air pire qu'un asile...enfin, avez-vous déjà été dans un asile ? ^^ Et qui a dit que Bill s'en sortira ? xDxD
par contre dimanche je suis pas là --' donc je saurai poster la suite que lundi, désolé ^^


