Chapitre 53

Chapitre 53
Je fixe l'horloge avec inquiétude, et chaque petit son produit par l'aiguille me rend plus sceptique. Gustav et Georg sont bouches bées...

Dans quelques
minutes, ça fera une heure et demi qu'il est parti !
Ma c
heville devient moins douloureuse, mais elle enfle continuellement.

« (Georg) Tom, tu es sûr qu'il n'est pas dans son bureau ?
(Gus
tav) Je viens d'aller revoir, non, il n'y est pas !
(Georg
) On ne sait jamais qu'il soit rentré entre temps, parce que ça commence à devenir long quoi... »

Je plonge mon v
isage dans mes mains. Evidemment, c'est long, trop long...
Mais où il est
?
I
l m'a promit...
Tom
, fais-lui confiance !
Il reviendra !
Il te teste peut-être !

« (Gustav) Oui, mais on ne va pas s'en faire pour lui, il est grand quoi ! »

Une main se
pose sur mon épaule.
« (Georg) Tom, ça va ? »

Je pose à
mon tour ma main sur celle du bassiste.
« J'en sais rien...
(
Gustav) Oh et puis si ça se trouve on s'en fait pour rien...
(Georg) Tu v
eux un truc à boire ?
(Mo
i) Oh et puis zut, j'en peux plus, je dois aller voir ! »


Je me lève
et me dirige vers la porte.
« (Gustav) Attends on vient avec toi !
(Moi) Pas
la peine...
(Georg)
On s'ennuie ici, ça nous fera du bien de bouger de cette petite pièce ! »

Accompagné de mes deux musiciens préférés, je rentre dans le couloir froid.
S
ans un mot, nous longeons les murs blancs...
Nos pas réso
nnent, alors qu'on épie le moindre son, le moindre bruit d'une santiag égarée...

Mais c'est un
e voix qui nous interpelle !
« Hey ! »

Un homme robuste s
'approche de nous, souriant !
« Ca va les garçons ?
(Gust
av) Ca peut aller !
(Saki) C'est tout
?
(Georg) Ben!
(Moi
) Tu n'as pas vu Bill?
(Saki) Bien sûr
que si ! Il m'a dit qu'il était rentré chez vous, qu'il était fatigué !
(Geo
rg) Tom, tu pouvais encore l'attendre longtemps !
(Moi) I
l t'a dit ça quand ?
(Saki) J'en sais
rien moi, il y a plus d'une heure en tout cas !
(Moi) Rent
ré ? Et il n'a rien dit pour ma cheville ?
(Saki) Si, il
a dit qu'il avait trouvé quelqu'un pour s'occuper de toi !
(Gustav) Qui ?
(Sa
ki) Il ne m'en a pas dit plus ! Je suis désolé...
(Georg)
Et, il est parti ?
(Saki) Oui, bien s
ûr ! Je l'ai vu sortir !
(Gustav) Sak
i, pourquoi tu transpires ?
(Saki) J'ai
juste chaud !
(Moi)
Ah...
Mais quel s
alaud ! Je l'attends, et lui il rentre sans me prévenir ! Il va voir la tête au carré que je vais lui faire quand je vais rentrer... »


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___________________________________________________

Tu ne
le verras pas Tom...
Je suis désolé..
.
Pardonne-moi...
M
ais tu aurais agi comme moi !

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« Dis, petit gars, tu viens, je vais te présenter un peu les gens ici ! »

Non, je ne lui ai
pas dit mon prénom. Au fond, à quoi bon...
Je n'ai
pas besoin de le connaître pour sortir d'ici...
Il faut juste l
e moment opportun et il ne saurait tarder !

Je regarde m
on avant-bras, et sourit...
« freiheit
»...
Rien ne pourr
a plus me l'enlever. Pas même ces murs qui touchent les nuages !

Je me préci
pite derrière Carl, prêt à le suivre dans sa visite guidée du site ! D'ailleurs, c'est la première fois que j'ouvre les yeux sur les quelques arbres enracinés dans les pavés au sol. Ils sont gravés de toute sorte de noms et messages de mauvaise augure, et leur tronc tortueux traduit la souffrance que l'on peut lire sur les visages des hommes autour de nous !

« Ah oui, au fait, n'espère pas sortir d'ici de si tôt !! Personne n'a jamais quitté cet endroit. Tout ceux qui t'entourent n'ont pas revu l'air libre depuis qu'ils sont entrés !
Au mieux, tu
pourras aller respirer l'air des cachots, mais il parait que c'est encore pire qu'ici. Les seuls échos qui en parlent racontent que ceux qui y sont allés n'ont pas tenu deux semaines tant les conditions étaient insalubres ! On te nourrit à peine, et on te fait un véritable lavage de cerveau...
Mais bon,
ce n'est qu'une légende, personne n'en est jamais revenu !
Et s
i tu veux t'évader, tu seras grillé par les défenses avant d'avoir escaladé trois fois ta taille sur ces murs aussi lisses que la neige, et durs que le diamant !
En g
ros, mieux vaut rester sage et essayer de te faire respecter, comme ce bon vieux Mabel ! Lui, c'est le chef suprême ici ! Un véritable héros ! Il a cassé la gueule à plein de fous qui ont osé l'humilier. Aujourd'hui, il est une vraie terreur, et il n'hésite pas à tuer pour qu'on sache de quoi il est capable.
Mais enfin bo
n, tu comprendras bien vite !

Lui, là-b
as, c'est Tim.
Il s
emble toujours amoureux parce qu'il s'est imaginé une femme...
Elle s'appell
e Ephora, et il prétend qu'elle l'accompagne partout.
Entr
e nous, c'est d'ailleurs le seul type à vivre un amour hétérosexuel en ces lieux.

Regarde, là,
il parle avec. Je ne sais pas comment elle est moi, Ephora !
Il dit qu'elle
est parfaite, que les Dieux l'ont façonnées pour qu'elle soit la plus belle femme du monde. Mais elle ne lui apparaît qu'à lui. A mon avis, c'est pour ça qu'on le prend pour un fou. Si ça se trouve, elle n'existe pas !

Oh, i
l y a de la bagarre là-bas !
Viens avec mo
i ! »


Carl attrape
ma main, et me tire vers un cercle qui sert de ring de boxe entre deux ennemis.
On se fraye un
passage jusqu'au premier rang, puis il m'invite à regarder.

« Voilà, tu vas assister à ton premier combat. On n'en a souvent ici, ça nous distrait !
En
général, quand on n'arrive pas à convaincre quelqu'un de ses opinions par les mots, on le fait par la force. Et avec tous les types un peu malades mentalement qu'il y a ici, les règlements de compte ne manquent pas.»


Deux hommes
extrêmement robustes se positionnent au centre du cercle, et se sourient. Dans leurs yeux, on voit les envies de vengeance jaillir !
Ils commencen
t à parler !

« (L'un des deux combattants) Ismaël, tu te crois vraiment à la hauteur ?
(Ismaël) E
coute, Mathéo, le vent se lève ! C'est un bon signe pour moi !
(Mathéo) Tu croi
s encore que les dieux peuvent quelque chose à ton sort ? Tu es acteur de ton propre destin...
(
Ismaël) Ils sont là pour me soutenir !
(Mathéo) Tais-toi,
et bats-toi si ton Dieu te l'accorde... »


Ils se rentren
t brutalement l'un dans l'autre, en un geste comparable à une mêlée au rugby...
Sans un coup de
sifflet pour annoncer le départ, sans un décompte officiel.
Mais la suite e
st beaucoup plus étonnante encore ! Voilà qu'ils commencent à se bombarder de coups...

L'un par
t dans la tête, l'autre dans le ventre, un autre encore dans les dents.
Ils
s'arrachent les cheveux, s'écrasent les pieds, se sautent à la figure, s'étalent au sol comme des crêpes...

En que
lques minutes, ils arrivent à accumuler plusieurs yeux au beurre noir, des morsures aussi profondes que celles d'un chien au crocs acérés, des blessures giclant d'un sang noirci par la maladie,la poussière, et la drogue ingurgitée au long des années...

Puis, Mathéo
tombe à terre, sans se relever !
« (Ismaël) Alors, tu croyais vraiment que mes Dieux ne me portaient pas chance ?
T
u ne saurais plus répondre, n'est-ce pas !
(Mat
héo, agonisant au sol) A..Achève-moi...
(Ismaël)
Ce serait tuer ! Mon Dieu me l'interdit !
(Mathéo
) Aie pitié... Abrège mes souffrances !
J...J'
ai mal !
(Ismaël) D
emande à quelqu'un qui a pitié !
(Mathéo) Termine ton devoir, frère...
(Ismaë
l) Je ne pourrais pas achever un homme, de peur d'en être inculpé !! Mais je vais arranger cela ! »


Il sort d'un
fourreau attaché à sa ceinture un couteau à steak, qu'il plante naturellement dans son adversaire !
Horrifié par l
a simplicité du geste qu'il vient d'accomplir, je pousse un cri d'hystérie !
C'est comme s'il a
vait fait ça toute sa vie !
J'ouvre de
grands yeux, et cache mon horreur entre mes doigts !

Il
se tourne alors vers moi, puis me regarde d'un air dominateur...
« Tu sais, ce n'est pas impressionnant de tuer !
C
'est comme tout, le plus dur, c'est la première fois !
Le
truc, c'est de ne pas se faire pincer ! »


Il empr
isonne mon maigre poignet dans sa main de bûcheron, et me pousse sur le mort qui gît au sol !
Je m
e retrouve affalé sur son énorme ventre, à sentir l'odeur du sang alors que le goût imprègne ma langue...
Il pue, il m
e répugne, plus encore que quand il était vivant !
Je me r
elève aussitôt, et regarde avec horreur mes mains, souillées du sang de la victime.
Ismaël me r
egarde méchamment, la foule rit, Carl semble confus !

« Alors, petit, qu'est-ce que ça fait d'avoir du sang sur les mains ?
(Carl) Po
urquoi tu lui as fait ça ?
(Ismaël) Il
ne survivrait de toute façon pas parmi nous, regarde-le !
Il mourra avant d'
avoir pu nous raconter son histoire...
Pourtant, il est j
eune !
(Car
l) Mais tu viens de le condamner !
(Ismaël) Je
sais, je préfère le condamner lui que moi !
(Carl)
Il est innocent ! Il n'a fait de mal à personne d'entre nous !
(Ismaël) Il est plus facile de condamner un inconnu qu'un ami, mon frère...
Maintenant, cesse de geindre...
GARDES
! UN MEURTRIER ! »


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Je suis de retour un jour plus tôt !!! :-D xD
Je donnerai n'importe quoi pour pouvoir voir vos têtes au moment où vous avez lu la fin ! ^^
Alors...que va-t-il arriver a notre Billou ??? (vous verrez bien, je ne le vous dirai pas :-P)

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th-baboune974-th--> C'est sur que c'est bizarre de la part de Saki d'avoir réagit comme ça, mais vous ne croyez aps qu'il y a une raison ? je ne sais pas laquelle (enfin si, je sais :-P) Peut-etre que Bill arrivera a s'en sortir hein ;-) bon en même temps c'est sur que c'est mal barré xD

DarkOnyx-->J'avoue que là ou il est tombé ça a l'air pire qu'un asile...enfin, avez-vous déjà été dans un asile ? ^^ Et qui a dit que Bill s'en sortira ? xDxD

par contre dimanche je suis pas là --' donc je saurai poster la suite que lundi, désolé ^^

# Posté le vendredi 08 août 2008 05:56

Modifié le samedi 13 juin 2009 10:06

Chapitre 54

Chapitre 54
Tout recommence à tourner autour de moi, je ne comprends rien.
Ce
sang qui souille mes doigts, à l'odeur impure...
Et
les gens qui courent dans tous les sens.

Moi,
pétrifié par cette substance arrachée à cet innocent, et les gens, qui me pointeraient du doigt si leurs regards ne suffisaient pas à me dénoncer.
On m'accu
se, on me maudit, on murmure des profanations à mon égard.
Parce
que j'ai ce sang !
Et
ce type, qui gît devant moi. Arraché à la vie en quelques secondes.
Où suis-je tomb
é. De quoi sont capables les hommes ?

Je l
ève les mains, face à la foule. Ils semblent horrifiés, et me font signe de ne pas approcher. Pire encore, ils veuillent que je m'en aille. Mes lèvres s'entrouvrent, prêtes à leur expliquer que je n'y suis pour rien.
C
arl vient devant moi, et attrape mes poignets.

« Baisse tes mains, c'est trop tard, petit.
Je
suis désolé, j'aurais dû te prévenir, mais on ne m'en a pas laissé le temps...
Tu ne méritais
pas ce qui t'arrive.
Je suis sûr que tu es un type bien, même si tu es fou, mais je ne peux plus rien faire !

J'espè
re juste que tu ne souffriras pas de trop, malgré les tortures qui t'attendent.
Car Ismaël a d
écidé de ton destin sans moi, je ne peux plus rien changer. Bonne chance, petit... »

Il
me fait signe de la tête et ferme mes poings.
Je ne c
omprends pas...
Pourquoi
ces larmes ? Pourquoi cette incompréhension ? Pourquoi ce silence ?
P
ourquoi moi ?

Tous mes
colocataires se jettent à terre, comme pour vénérer un roi.
Je m
e retourne, et comprend ce qui les met dans cet état !

Devant m
oi, un homme cagoulé et vêtu de noir pointe un revolver sous mon nez !
Je revois me
s quelques jours d'existence défiler devant mes yeux...
Le
temps s'est figé, les secondes deviennent longues, très longues, trop longues...
M
ais il n'y a que lui...
Au sol, tenant sa cheville, me faisant lui promettre que je reviendrais !
Et je ne suis pas re
venu !
La sueur perle
, de grosses gouttes salées qui font pleurer ma peau...
Puis, le
contact froid du métal sur ma tempe...

Ce
tte horreur.
Vous savez que le temps vous est compté. Que si ce n'est pas le flingue qui vous tue, c'est de toute façon la mort qui ne recule plus devant vous qui vous emportera.
Q
u'il vous reste deux secondes, deux jours, deux semaines, deux mois, deux ans, vingt ans...
Mais la vieillesse est l'issue la plus sereine.
J
e vois ma mort dans le désespoir, la souffrance, et une part d'oubli !

Je déglutis, e
n fixant les yeux du type cagoulé.
Ici, on
lui fait la révérence, il est respecté. Moi, je n'aurai jamais une telle place, dans quelque monde que se soit !
Je ressens son
hésitation, sa part de culpabilité s'il me tuait maintenant.
Sa
main crispée sur la détente se relâche, mais je ne bougerai pas.
Car dans ces
moments, tout vous fige sur place. Même si votre conscience n'est pas de l'avis de se taire et de rester immobile, vos pieds sont de plomb, vos lèvres cousues.

« Il mérite pire que d'être fusillé.
Em
menez-le... »

Ses ye
ux se ferment, mes bras se laissent lier dans mon dos.
Il n'
est pas seul. D'autres types cagoulés se tapent le sale boulot !

Je
n'ai pas été descendu devant la foule, certes, mais qu'est-ce qui m'attend ? Où vais-je me retrouver ?

« Il n'aura pas fait long feu. Ici, tout le monde est fou, mais de là à tuer un homme le jour de son arrivée, il y a une marge. Il voulait peut-être abréger ses jours. De ce côté-là, il n'aurait pas pu faire mieux ! »

Sur ces
mots, une main brutale tape mon épaule, signe que je dois avancer. J'obéis.
Je n'ai rien d'aut
re à faire de toute façon, car je sens ce revolver qui me menace, de loin. Même s'il n'est plus contre ma tempe, il est toujours là. S'il avait un esprit, il sourirait triomphalement...

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« Bill »

J'entre en tro
mbe dans le hall noir.
Il
fait froid, et je referme soigneusement la porte après avoir laissé entré mes deux compagnons de route.
Le tem
ps d'allumer l'interrupteur, ils sont déjà dans la pièce à côté.

« (Georg) Bill, dis tu lui as fait quoi là à ton frangin ! Tu sais que ça ne se fait pas de laisser quelqu'un en plan ! »

Je ren
tre dans la cuisine, impeccablement nettoyée. Je suis étonné ! Si j'avais été Bill, je sais que je n'aurais pas tenu la soirée sans dévaliser les armoires et laisser tout traîner partout. Soit il n'avait pas faim, soit il est devenu un grand maniaque !

« (Gustav) Il n'a même pas touché aux magazines ! »

J'a
ccours dans le salon, et suis forcé de constater que la pile de revues people n'a pas bougé d'un poil !
me les coussins sont toujours à la même place dans le divan.

« Oh, il était peut-être fatigué !! Il est sûrement monté directement...
(Gustav) Tu cr
ois ?? On sait qu'il aime son lit, mais à ce point là !
(Georg) Il
faut s'attendre à tout avec lui, vous le savez non ? »


Trois s
ourires amicaux s'offrent l'un à l'autre. On a tous la même idée ! Combien de fois n'a-t-on pas fait enra Bill quand il était le seul à se languir paresseusement dans son lit ?
« (Georg, d'un voix basse) Tom tu n'as pas des gousses d'ail et un chapelet ?
(
Moi) Euh,... Va voir chez la voisine, elle a peut-être même un cercueil dans son grenier ! Grrrrrr...
(Gust
av) Bon, je fais vous-savez-qui !
(Moi) Ok
, ok, ok...
(Georg) No
n mais sérieux ?
(Moi
) Regarde sur la cheminée, près du cadre de grand-mère, il y a une croix en bois. Tu n'as qu'à prendre ça !
Pour l'ail, je ne
sais pas si tu sais mais les cuisines ça existe !
(Georg) Ok, m
erci...
(Gustav) Un cercueil en bois ?
(Moi) G
us', les voisins sont morts, ça sert à rien d'aller frapper à leur porte tu sais !
(Gu
stav) Ha... Mais que c'est intriguant tout ça... Mouhahahaha !
(
Moi) Chuut ! Ce serait bête de le réveiller... »


________
__________________________________________________________

On me jette violemment contre un mur, puis une porte grince...
Tout es
t noir...
Je vois noir,
dans tous les sens du terme.

La pièce est pl
ongée dans l'obscurité la plus totale, mais il n'y a pas que ça : je broie du noir.
Ces remords qui me hantent ! Ceux de ne pas être là pour lui.
J'
ai menti !!

Je p
laque mes mains sur les murs, et me laisse tomber au sol.
Je suis seu
l.
Sans personne pour
m'influencer, sans personne pour rire de moi, sans personne pour m'écouter pleurer.

Les larmes montent, et j'éclate...
D
es heures que je retenais mes émotions, elles ne peuvent plus que me faire exploser !
D'inqu
tude, d'angoisse, de rancune vis-à-vis de moi-même !

C'est d'
abord un long gémissement qui m'échappe, tandis que mes yeux se crispent pour retenir les larmes qui débordent de mes yeux...
« Tom, Tom,Tom, pardonne-moi, je t'en supplie...
Mais je n
e sais pas où je suis...
Je te
jure !
Je ne voulais
pas que tu t'inquiètes, je voulais revenir...
Just
e aller chercher quelqu'un.
Tom...
Si tu savais,...
J'ai risqué plus de fois ma vie ces dernières heures que dans mon existence toute entière...
T
om...
Dis-moi que tu m'entends, que tu penses à moi...
Ai
de-moi, dis-moi où je suis !

Je suis
perdu...
Je n
e t'ai plus toi...
Tu étais la se
ule chose à laquelle je pouvais m'accrocher, mais tu n'es pas là. Je ne peux plus avoir confiance qu'en moi-même, et je me trahis déjà. Je ne voulais pas, je te le promets, mon frère...
Je
devrais être à tes côtés »


J
e me recroqueville sur le sol, en position embryonale.
Le ventre sur les genoux pliés, les bras autour de mon ventre nu.
Et je ch
erche...
Une chaleur
! Une autre présence...
Je tâton
ne aveuglement, où sont ces bras qui ne pouvaient se détacher de moi les nuits précédentes ?
O
ù est ce souffle qui désirait tant mordre avidement ma peau ?
Où e
st cette main qui se posait sur mon ventre, ce corps qui épousait mes formes pour me réchauffer contre lui ?
Même...
Cet
te simple voix pleine d'ambition, qui voulait faire rentrer la mer dans un verre d'eau ?

« Tom, où suis-je tombé ?
Ne me dis pas qu'on veut me faire retourner là-bas...
J'ai peur.
..
Peur qu
e cette vipère vienne m'arracher à un être que je préfère bien plus qu'elle.
Ce c½ur de pierre
sous des yeux vert émeraude...
Et ces mots..
.
Ce sang...
Tom...
Il
faut que je te voie, que je te parle...
Q
ue je te dise tout...
Sans oublier aucun détail, mais en t'avouant l'essentiel !
J'ai
besoin de toi...
Que tu m'aides, tu es ma seule issue, le seul remède à mes blessures... »


_______________
_______________________________________________

Co
mme au bon vieux temps, c'est moi qui ai réussit à avoir le beau rôle...
J'a
i trouvé une vieille cape rongée par les mythes dans les armoires du grenier, imprégnée d'une odeur de naphtaline qui la rend encore plus authentique, et des canines en céramique fauchées à un vieux coffre poussiéreux.

Georg est
armé de sa croix du Christ en bois, et ses gousses d'ail en guise de collier.
Il se chamaill
e dans la cage d'escalier avec le dreadeux.
« Tom, tu sais que les esprits ça n'existe pas !
(To
m) Oh mais je sais, t'es con ou quoi ! Il faut que je me mette dans l'esprit du petit garçon que je dois jouer ! Et pour ça, il faut que je croie aux fantômes, aux sorcières, aux fées, aux vampires, aux loups-garous, aux ogres et tout le tralala...
(Georg) Pa
s besoin d'en faire une comédie non plus !
(Tom
) Je fais ce que je veux encore...
(Geor
g) Mais c'est bon on y va quoi !
(Tom) C'est moi q
ui di quand on y va !
(Moi)
Chuuut... Vous allez le réveiller ! Puis c'est moi l'élément essentiel dans l'histoire ! Alors vous la bouclez ! »


P
lus un mot. Juste quelques rires nostalgiques. On se met à monter les escaliers restant sur la pointe des pieds, pour ne pas faire grincer les marches.
« (Tom) Georg tu pourrais faire attention avec ta croix, tu viens de me péter l'oreille !
(Georg) Même pas
vrai !
(Tom) Tu veux q
ue je te donne un coup de croix, tu verras si je dis n'importe nawak !
(Georg) C'est bon, t'es pas en sucre non plus !
(Tom) Ben
si, justement !
(Geor
g) T'as bouffé quoi ? La crinière de ton double ?
(Gustav) Mai
s bordel taisez-vous ! »


Même si leurs disputes ont un caractère unique, je n'ai pas envie que nos plans tombent à l'eau...
Je m'engouffre sur le palier, me cachant sous ma cape, comme au bon vieux temps ! J'entre ouvre la porte de la chambre de Bill, puis la referme pour étouffer ma toux dans le tissu qui sent la naphtaline à plein nez !
Georg me devance et entre en silence.
Il me fait signe de le suivre.
Tom suit, on se sourit, puis je longe le lit...

D'un coup, je me jette sur la couette, tel un lion affamé !
« Euh, Tom, il n'est pas là !
(Tom) Quoi ?
(Georg) Non, rien du tout !
(Moi) C'est nul je voulais lui faire peur...
(Tom) Mais si il n'est pas là, il est où ?
(Georg) Va voir dans ta chambre Tom, moi je vais jeter un coup d'½il à la salle de bains... »

Je reste couché sur le lit, pensif, me disant que ça aurait été tellement chouette qu'il soit là... Il aurait sursauté, tellement fort qu'il aurait frôlé la crise cardiaque. Mais on se serait bien marrés...

Tom revient, pâle, et Georg, de l'autre côté, semble s'en remettre à Tom...
« (Georg) Rien de mon côté...
(Tom) Putain...
(Moi) Il n'est pas là non plus ?
(Georg) On a pas été voir la cave...
(Moi) Juste !
(Tom) Elle est fermée à clé, il ne peut pas y être !
(Georg) Caché au grenier...
(Tom) Avec le boucan qu'on a fait, il nous aurait entendu !
(Moi) Et... Ah ben... On a fait toute la maison !
(Tom) Reste le parc...
(Georg) Quel parc ?
(Tom) Le parc communal ! Il y était la dernière fois !
(Moi) Maintenant ? Mais il a dit à Saki qu'il rentrait...
(Tom) Peu importe ce qu'il a dit, il n'est pas là...
Rentrez chez vous, je vais aller le chercher...
(Moi) Mais Tom, on va t'aider non ?
(Tom) C'est bon, il est tard, vous devez être crevés !
(Georg) On revient vous voir demain matin ?
(Tom) Oui, si tu veux...
(Moi) Et, no stress, il n'est sûrement pas très loin...
(Tom) Je sais...»


Le dreadeux quitta la pièce, dévala les escaliers, et partit.
« (Georg) Gus', j'ai un mauvais pressentiment... »


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Mais que ce passe-t-il ? Il n'y a qu'un seul commentaire sur cette suite ! --'
J'ai parlé avec Istalas, et on est d'accord sur un point, ca ne va pas ! ^^
Alors, on vous propose un deal...Dès qu'il y auront 15 commentaires sur ce chapitre, vous aurez la suite...même si c'est vendredi...On attends donc vos commentaires! ^^
Et puis c'est pas comme s'ils se passait rien dans cette suite !
Enfin bon, on vous attend ;-)

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Aaah 5 commentaires ^^ merci les filles, il en manque plus que 10 ^^

Réposne aux comme une autre fois peut-être ;-)




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DarkOnyx-->Je crois que ce passage te frappe parce que c'est un passage qui peut se révéler vrai pour nous à chaque moment...on ne sait pas quand la mort frappera sur nous, tout comme Bill ne sait pas quand son tour viendra...Mais c'est sur que lui la voit un peu plus proche que nous dans cette suite ^^
Ah bon, tu connaissais l'autre fiction ? Le hasard fait très bien les choses ;-) N'hésite pas à commenter cette fiction, la bloggueuse n'en sera que plus heureuse ! et Istalas utilise son talent tout différement dans cette fiction, mais elle n'est pas moins bien pour autant ^^
En effet, faudra attendre longtemps pour la suite à la vitesse où les commentaires arrivent...vous etes morts ou quoi?? --'

xx-freiheit-x-lemon89-xx-->Merci ! tu contribue à la croissance du nombre de commentaires ^^ Et ce n'est pas une mauvaise idée de mettre 3 commentaires...surtout qu'il nous en manque encore 9 --'
C'est vrai que vu de notre coté, ca fait très con : Bill qui est quasi mort et les trois autres qui veulent lui faire peur --' mais bon faut se dire que eux sont persuadés que Bill est là (faut dire que Saki les a induit en erreur...)
Le passage que tu as trouvé magnifique, c'est un passage où on remarque bien ce que Bill ressent pour son frère...il en a besoin tout comme un enfant a besoin de son nounours le soir quand on a peur...mais c'est vrai que Tom n'est pas là...en même temps depuis le début de sa vie, qui commence au moment où Tom est venu le sauver de Yasmina, il a toujours eu Tom près de lui la nuit pour l'aider...enfin bon voilà quoi ^^

Merci à vous 2 pour les commentaires...il en manque encore 9 --' la suite viendra dès que 15 commentaires seront postés ^^

________________________________________________________________

Courage ! plus que 4 comms ^^ merci à nos 3 posteuses toujours fidèles au rdv...

________________________________________________________________

Waaah! on est arrivé aux 15 commentaires! merci à BillplayxTomlovexyaoi d'avoir porté le coup de grâce ^^
la suite est donc quand même bien mérité ^^

# Posté le vendredi 15 août 2008 14:17

Modifié le samedi 13 juin 2009 10:25

chapitre 55

chapitre 55
« Si tu veux Gustav tu peux passer la nuit ici ! Comme ça tu ne dois pas t'inquiéter pour rentrer chez toi à cette heure ci !
-O
h, ça me dépannerait bien !! Je vais t'avouer que je suis crevé !
-
Alors, n'hésite pas, et fais comme chez toi. Les parents ne sont pas là en plus !
-C'est gen
til.
-
Je vais juste te laisser deux minutes seul, le temps d'aller me rafraîchir, préparer ton lit... Il y a des biscuits à la cuisine, des boissons dans le frigo, tout ce que tu veux...
N'hé
site pas ! Je fais vite !
-Merc


Georg me quitta direct
ement, et je me retrouvai seul, dans sa si belle maison.
J'étais just
e étonné que sa mère ne soit pas encore venue pour me proposer des petits gâteaux. Son absence se marquait déjà.

Je me débarr
assai de mon manteau, en traînant un peu.
Puis,
direction la cuisine. Une corbeille de fruit ornée de pommes rouges bien mûres me rappela que j'avais faim. J'en pris une, et croquai dedans à pleines dents...

Ensuite,
je partis me caser devant un bon film, en attendant le bassiste.

___
_______________________________________________________________

J'entrai dan
s le salon, et Gustav semblait s'être déjà assoupi dans le canapé.
La tél
é était arrêtée sur une chaîne où ils passaient un film porno. D'abord sceptique, je zappai en tentant de retenir mes questions...

« Ah, Georg, tu es déjà là ?
-Oui !
-Tu veux regarder quoi ?
-
Je ne sais pas, pas du porno en tout cas !
-C'est
pas mon truc non plus ! »

Je ne pus m'empêcher
de retenir un petit sourire, avant de m'arrêter sur une bonne série policière.

« Ah, j'adore ça ! Cold Case !
-Oki, je l
aisse alors!
-Et sinon, a
ucune nouvelle de Tom?
-
Non, il ne m'a même pas laissé un sms...
-Bon, pa
s de nouvelle, bonne nouvelle !
-Ces ph
rasesne s'appliquent pas à Tom...
Maintenant que tu m'
y fais penser, tu peux lui envoyer un message pour avoir des nouvelles ?
-Oui, si tu veux ! »

Il
prit son portable, et tapota sur les touches à une vitesse hallucinante. Je restais bouche bée devant les mouvements de ses doigts !
« Voilà, c'est envoyé !
-Euh.
.. Et, tu lui as mis quoi ?
-Hel
lo mon p'tit dreadeux préféré ! Alors, tu as retrouvé Mackie ?
O
n attend de tes nouvelles. Bonne nuit ! G&G...
-Nickel !
»

___
______________________________________________________________

Je sais que je viens encore de faire tout le tour de la pièce, en longeant les murs glacés...
P
as une porte, pas une faille, pas une fissure, pas une clinche...
Juste du méta
l, froid, lourd.

Je m'e
ffondre, encore...
Une fo
is de plus, je ne les compte plus.
Où est la sor
tie dans cet enfer ?

J'a
i froid...
Je suis la
seule source de chaleur dans cette pièce !
La seule
chose qui puisse me réchauffer, me tenir compagnie, c'est moi.

Je m'env
eloppe de mes bras, frotte mes mains sur ma peau...
Rien
ne change.
Je ne
me suffis pas à moi-même.

Sûrement deux heures
que je suis dans cette pièce ! Mais j'ai déjà du mal à imaginer la suite.
Car je la vois, elle !


Je la
personnifie, en une femme aux corps parfait, dont le visage est caché par un voile. De sa voix magnifique, elle m'envoûte, m'appelle. Moi, je ne résiste pas, elle est trop talentueuse !! Je m'en approche...
Elle
est loin, mes pas sont lents, mais je m'en approche quand même trop vite.
Et je remarque que je ne peux pas faire demi-tour. Seule elle peut encore reculer, s'éloigner de moi. C'est elle qui décide. Moi, j'avance, je la suis, elle, sa voix, sa beauté...

Elle, c'es
t la mort !
Elle m'attend,
je la redoute, mais si elle me veut, elle m'aura !
Comme on me l'a d
it, je suis condamné !

____
_____________________________________________________________

Il su
rsaute, et attrape son portable dans le fond de sa poche !

« Il t'a déjà répondu ?
-Oui !
-Il
a dit quoi ? »

Gustav pousse un
soupir avant de me tendre le mobile.
L'éclairag
e fait ressortir la douleur de ces lettres, écrites noir sur blanc : NON !

« Il...
Il l'a pas re
trouvé ?
-C'e
st clair non ?
-Mais merde ! Il
est où là ?
-Rien à foutre t
ant qu'on le retrouve !
-Appelle Tom !
-Quoi ?
-
Appelle-le !
-Mais
il est trois heures du mat' là mon gars !
-On s'en fou
t, il est éveillé de toute façon !
-Et mai
s Georg, tu ne vas pas l'appeler maintenant !
-Et pourquo
i pas ?
-Parce que... »


Je lui arrache
le portable des mains et cherche le nom du dreadeux dans la liste de contacts...
« Et Georg ! Rends-moi ça !
-Appelle-le alors
...
-C'est toi qui paye peut-être ?
-Bordel, on a pau
mé Bill, on s'en fout de ton crédit mon gars !
Tu
crois pas que notre chanteur est plus important que quelques maudits euros qu'on gagne comme on veut ?
-Pfff... »


Sans
tenir compte de son avis, j'appuie sur le téléphone vert et tombe sur la tonalité...

« Oui...
-
Tom ?
-Quoi...
-Ca va ?
-A
ton avis...
-Euh, t'as
pas retrouvé Bill ?
-T'es
au courant non ?
-O
ui, fin euh... et il n'était pas au parc ?
-Tu le sau
rais non s'il y était...
-Oui ma
is bon...
-
Pourquoi tu appelles ?
-Pour a
voir de plus amples informations !
-Et tu veux s
avoir quoi au juste ?
-To
m, tu pleures ?
-Ca te r
egarde ?
-Non, mais tu a
s une voix toute triste et faible...
-..
.
-Tom ?
-Laisse-moi Georg, j'ai pas le temps à ça !
-Non
att... »


Trop tard !
« Han, il a raccroché le con !
-Je t'avais dit
qu'il ne fallait pas l'appeler maintenant !
-Appell
e-le toi !
-Il vient de raccrocher, il veut qu'on le laisse...
-Mais tu a
s toujours les bons mots toi !
-De
main, maintenant c'est plus l'heure !
-
S'il te plait Gustaaaaav !
-Non...
-Tu t'en fous
hein ?
-De quoi ?
-De Bi
ll !
-Non.
-Alo
rs rappelle !
-Mais c'est bon fo
us moi la paix !
-Tant pis
, alors moi je rappelle ! »


Deux seco
ndes plus tard, le portable n'est plus entre mes mains ! Gustav a déjà le téléphone collé à son oreille...
I
l me regarde de son air méchant qui laisse croire qu'il est tout sauf malintentionné !

« Tom ? C'est Gustav...
Di
s, est-ce que tu veux qu'on fasse quelque chose pour t'aider ?

Oui, je me doute bien que tu veux le retrouver...
Je sais Tom...

T
'en fais pas, il reviendra !

Bon, écoute, rentre chez toi, si tu as fait quinze fois le tour du parc et qu'il n'y était pas il ne viendra pas !

... Non, m
ais demande à ta mère si elle ne l'a pas vu !
Et puis peut-êtr
e qu'il est rentré...

B
on, écoute, je vais appeler le studio voir s'ils ne l'ont pas revu, ok ?
Oui je te tiens au courant !

T
'en fais pas, on va le retrouver ton frangin !

Oui ok je raccr
oche...
Et...
Pense à te re
poser. Il ne peut pas être bien loin...
Oui, on
le retrouvera...

Oui
, j'appelle le studio...
Oui
, oui...
Toi aussi... »


Il raccroch
e et pose le portable sur sa cuisse...

« Il est vraiment abattu le pauvre !
-Il est o
ù ?
-Il va rentrer chez lui !
-Il pleurai
t ?
-Ge
org, comment est-ce que tu veux qu'il ne pleure pas ?
-J'
en sais rien moi, je pose juste des questions...
-Bon, j'appell
e le studio...
-Ok...
-Dav
id ?


Non mais c'est bo
n calme-toi, je sais que ce n'est pas une heure pour appeler mais on a un gros problème !! Non, ça ne peut pas attendre demain ! Oh, calme-toi c'est bon et écoute avant de juger de la gravité de la situation...

Bon...
Tu n'aurais pas vu Bill par hasard ?

Pffff...
O
k,...
Et tu l'as vu quand
la dernière fois ?

Ah
d'accord...
Non
mais je t'explique, on l'a perdu...

Ben oui, perdu, on l
e retrouve plus, il s'est volatilisé !
Non mais j
e sais mais voilà, on a cherché chez lui, dans le village, et on n'a rien trouvé c'est pour ça que je t'appelle...

C'est bon, t'emballes pas sur moi ! C'est pas ma faute si il est parti hein !
Ben moi non plus je n'y peux rien je te signale !

On verra demain, il re
ntrera peut-être d'ici là !
Heu, oui tu
peux envoyer des gardes du corps si tu veux, mais ils ne vont pas être contents d'être réveillé à cette heure-ci ! J'en sais rien fais comme tu veux. Moi je voulais juste savoir si oui ou non tu l'avais vu !
Ok...

Bon salu
t ! Oui, je te dis quoi demain matin...
Et si tu as de
nouveau de ton côté, tu nous préviens hein ! »


Il raccrocha...

« Toujours rien ?
-Non...
J'ai
eu droit à une crise de nerfs de David, mais à part ça...
Il veut envoy
er des gardes du corps à sa recherche...
-Ah !
-Mai
s bordel mais Bill mais tu es où ?
-Si ça se
trouve il s'est tapé chez une meuf qu'il trouvait bonne et...
-
Georg, ta gueule si c'est pour dire des conneries ! Tu sais qu'il ne ferait jamais ça ! Encore moins maintenant !
-Oh, c'est bon
, j'essaye d'être optimiste ! »

__________________________________________________________________

Bon...il n'y avait pas les 15 commentaires demandés, mais il y en avait 11 quand même ;-) Je vous pardonne :-P

Alors...cette suite...
Croyez vous que Tom et co trouveront l'emplacement de Bill à temps ? et Tom va-t-il pardonner à Bill de ne pas être revenu ? ^^
Perso j'aime bien comment Georg a l'air assez con dans cette suite (je crois que Istalas a quelque chose contre Georg parce que ce n'est pas la seule fois dans l'histoire ^^)
Voilà, j'attends vos commentaires parce qu'il y a quand même pas mal de choses à dire sur cette suite (même si c'est pas la suite la plus importante, certains petits trucs sont bien marrants, non ? ^^)
Allez, j'espere que le peu de comms est causé par les vacances...alors moi je dis "vivement la rentrée" ^^ :-P

_______________________________________________________________

Voilà la réponse aux premiers commentaires ^^

xx-freiheit-x-lemon89-xx--> Tout d'abord : j'adore ton point n° 5 ^^ xD Par contre ton 2ieme point j'ai pas tout a fait compris... "seul il ne risque rien"'--> est-ce pire de entouré de gens que de mourir seul ? Oubien tu veux dire qu'au moins il risque pas de mourir par la main de quelqu'un d'autre ? mais la mort attaque autant ceux qui sont seuls que ceux qui sont entourés...perso si je devais choisir entre mourir de faim et de soif, ou mourir a cause d'un coup de couteau ou un truc du genre, mon choix sera vite fait --' (je suis sadique --> il n'a pas le choix xD)
Par contre comment sais-tu que Saki sait où est Bill ? peut-etre qu'on ne lui a rien dit sauf "tais toi stp" ou un truc du genre...Je te rassure, la réponse sortira dans une des suites suivantes...^^

th-baboune974-th--> J'ai eu la meme reaction que toi "Gus regarde des films porno ??? et il est doué en sms ?" mais apres tout pourquoi aps hein...Tom est bien sensible dans cette fiction et Georg tres con...alors Gus le pro du sms...plus rien ne peut m'étonner de cette fic, je t'avoue xD
En effet Bill personifie déjà la mort...et ca m'étonne que personne n'ait fait de commentaire sur cette partie...perso je la trouvais tres belle xD C'est pas parce qu'elle est déja devenue une femme vivante a ses yeux (mdr le paradox xD), que la mort va bientot arriver.

# Posté le lundi 25 août 2008 11:32

Modifié le samedi 13 juin 2009 10:32

chapitre 56

chapitre 56
Ca ne sert à rien de vous dire que je n'ai plus envie de penser à rien.
Juste
envie de le sentir contre moi et de me dire que tout n'était qu'un mauvais cauchemar.
Je
claque la porte d'entrée.
Po
urquoi suis-je rentré alors qu'il est sûrement seul dehors...
Les flot
s de larmes m'aveuglent.
Je
tâtonne pour trouver mon portable et l'éteins.
Je
ne veux plus qu'on me demande où il est. Parce que je n'en sais rien, et que remuer le couteau dans la plaie est trop douloureux.

J'
essuie mes yeux, toujours aussi humides, et me dirige vers le salon, en boitant.
Quelle perte de temps.
Une
soirée entière à la chercher sans n'avoir rien eu...
Per
sonne ne l'a vu, personne n'a rien entendu.
A
croire que le monde l'a oublié, lui aussi.

Je me
laisse tomber sur le canapé, le comble de ma tristesse et de mon inquiétude.
« Tom ? Qu'est-ce que tu fais ici à cette heure ci ? »

Une vo
ix douce brise le silence et berce mon désespoir.
Elle s
'approche, mais je reste muet.

Muet d'
un appel sans réponse...
Muet
d'un espoir déchu pour ce soir.

Elle vien
t se poser à mes côtés, s'accroupit au bord du divan, et caresse ma joue du doigt.
« Et, Tom...
Y
'a un truc qui ne va pas ? »


C'est dans
les moments où j'ai besoin d'une mère que j'ai un frère, mais dans les moments où j'ai besoin d'un frère que je n'ai que ma mère !
C
ependant, l'amour maternel est mieux que rien.
Je
la laisse me chouchouter un peu, me susurrer quelques mots, caresser mes cheveux...
Ca fait des années que je m'étais plus accordée pareille folie.
Et q
u'est-ce que ça ferait du bien s'il n'y avait pas cette absence...

« Tom, qu'est-ce qui se passe ?
-M
aman, il est où Bill ? »


Dernier app
el.
Détresse.
Souffrance...
Tristesse...
Désespoir...
Larmes...
Absence...
Manque...
Eternel besoin de lui...

« Bill ?
-Il est où
?
-Je ne sais pas, je ne l'ai pas vu ce soir ! Je croyais qu'il était avec toi !! »


Fin de tous les espoirs...
J
e me lève brusquement...
Je
me sens...
Vide...
Malheureux...
Seul...
Abandonné...
Oublié...
Trahi !

Alors
je pars...
Je
quitte tous ces gens qui me font du mal parce qu'ils ignorent.
Il y
a quand même bien quelqu'un qui sait...
A
part lui !

Je
traverse le couloir, m'agrippe fermement à la rampe, et entreprend de monter les marches.
« Attends Tom !
Qu'e
st-ce que ça veut dire ? »


Je franchis la première marche !
Celle qui m'éloigne de la douleur...
Q
ui me rapproche de mes rêves !

Puis u
ne deuxième. Je distingue à peine mes pieds...
« Tom...
I
l n'est pas rentré ? »


Et en
core une, qui me laisse oublier un peu plus les questions, la vérité, la douleur.
Je
veux qu'on me laisse oublier, penser à un vide...
Le t
emps qu'il revienne !
Qu
'on arrête de m'interroger comme si j'étais son assassin, la dernière personne à l'avoir vue !
Encore une marche...
J'en suis à l
a dixième !

P
uis, je lâche ! Ma cheville se tord, je perds l'équilibre.
Ma vue
se ralentit, je me sens tomber !
Mes d
oigts n'arrivent pas à se rattraper à la rampe !
Un fracas !

C
elui de mon corps lourd qui dévale les marches. Je roule sur moi-même, mais je perds tous mes repères. Je n'arrive plus à me raccrocher à rien.
Je
n'arrive pas à crier.
Ma tête heur
te le mur, tandis que mes membres engourdis s'allongent au sol...
Ete
ndu en étoile, le choc m'a fait perdre le fil de mes pensées.
Je ne
pleure plus, je fixe le vide ! Je ne sais plus, je n'ai plus mal...

__
______________________________________________________________

Mes la
rmes froides me glacent !
Ma
is je n'arrive pas à les éteindre.

Même
fermer les yeux ne sert plus à rien. Parce qu'il y a toujours cette angoisse, cette peur, cette solitude. Celle qui vous refroidit même en plein désert.

Et ces goutte
s d'eau salées qui s'écrasent au sol et tombent dans mes mains, on pourrait remplir des mers entières avec !
Un
e mer, un océan, des océans, mille océans, tant elles abondent, tant elles ont à dire.

Et les éto
iles même ne pourraient rien y faire, quand bien même je les verrais!
Même si el
les veillent, au loin, j'ai tellement mal qu'elles ne pourraient redonner un souffle à mon sourire éteint.
Elles p
assent à côté de moi, mais ne changent rien à ma tristesse, mes remords.
Tou
t est noir, tout est sombre !

Le t
emps non plus ne changera rien, pas même un millénaire, ni plus.
Ni mê
me l'infinité, l'éternité !
Parce que cette solitude, c'est un poignard qui redessine ma plaie plus profondément chaque seconde !

Ce qu'
il me faut, c'est la personne qui peut me soigner !! Elle seule pourra me libérer !

Et je l'attends...
Je lui ai
dit que je reviendrais, je lui ai promis, mais je ne peux plus ! Il n'y a plus que l'attendre qui m'est possible...
Et j
'ai confiance !

J
e m'allonge au sol, et commence à murmurer entre mes dents une phrase sortie de mes pensées...

« Wir müssen nur noch 1.000 Meere weit»

Une phrase, puis une deuxième...
« Durch 1.000 dunkle Jahre ohne Zeit»

...

«Wir müssen nur noch 1.000 Meere weit
Durch 1
.000 dunkle Jahre ohne Zeit
1.000 Sterne
ziehen vorbei
Wir
müssen nur noch 1.000 Meere weit
Noc
h 1.000mal durch die Unendlichkeit
Da
nn sind wir endlich frei»

Dans
un mouvement de balancier, je commence à répéter en boucle ces quelques paroles...

___________________________________________________________________

DarkOnyx--> Mdr commentaire court mais qui dit tout ^^ merci toujours venir et laisser une trace de ta venue, aussi petite soit-elle (ca fait des comms en plus hein ;-) )

xx-freiheit-x-lemon89-xx--> C'est sur, au moins il connait les paroles ^^ mais je ne sais pas trop...la chanson elle existe déjà a ce moment ? Elle a déja ete ecrite ? (j'ai oublié, vous pouvez peut-etre m'aider ;-) )
C'est la spécialité de Istalas : court mais touchant (t'as trouvé les bon mots ^^) C'est sur que si tu as les idées claires et que tu es a l'aise ça peut aller pour survivre, mais là il est dans l'obscurité, il souffre enormement (vous verrez dans les suites suivantes)...perso si j'étais a sa place, je préfèrerais mourir d'un coup de couteau...un mort lente et douloureuse, ou une mort rapide mais où tu ne souffres pas trop, moi le choix est vite fait perso ;-)

th-baboune974-th--> Mais es-tu bien sur que c'est la faute de la mere ? est-ce que ca a été dit quelque part ? ;-) (comment semer le doute ^^) C'est sur que Tom a besoin de Bill, tout comme Bill a besoin de Tom...Je crois que même dans la vraie vie c'est le cas...

Merci à vous 3 nos plus grandes posteuses ^^ toujours là au rdv ^^
Suite dimanche soir ^^

# Posté le mercredi 27 août 2008 12:50

Modifié le samedi 13 juin 2009 10:35

Chapitre 57

Chapitre 57
Un peu de légèreté dans ce monde de souffrance et d'atrocité.
Cet
te impression de planer mon corps devrait tomber au fond du puits...

J
e me sens vide, mais bien.
Le p
lafond qui s'étend sous mes yeux semble aussi dénudé de vie que moi.
Ne penser à rien dans un moment pareil, c'est un miracle, un don que m'a fait le ciel.

Me permettre d'errer pour oublier...
Je ne sais même plus de quoi je pleurais quelques secondes avant.
U
n doux nid supporte mon poids qu'il libère de tout malheur.

Un instant de bonheur absolu, mais à quel prix ?
Une
peau froide glisse sur mon poignet et me ramène à la dure réalité !
Je n'ai pas encore entendu la voix qui prononce mon prénom que je couvre quels sont les sacrifices à faire pour un tel instant, si éphémère.

Le
s larmes se remettent à couler.
C'es
t l'éternité qui payera cette seconde parfaite !
C
ar l'éternité se profile devant moi depuis que j'ai découvert un frère sans enfance !
J
amais plus la vie ne redeviendra ce qu'elle était !
Ell
e sera éternellement différente, incapable de remplacer ma douce existence de jeunesse.

T
out file, défile, part dans tous les sens...

« Tom, Tom, réponds-moi ! Est-ce que tu m'entends ? Tom, mon enfant... »

Je
vois un visage, qui se détache grossièrement du décor.
Ce
n'est pas lui, mon frère...
Je
l'ai perdu, ça me revient ! Trop brutalement d'ailleurs !
Le retour à la vérité, l'envol de l'illusion, les rêves déchus...
To
ut cela est si difficile...
Ma
is à choisir, préféreriez-vous un faux bonheur à un vrai malheur ?
L'
utopie à la vérité ?

Je
choisis de garder les pieds sur terre. Tellement fort que j'en arrache tout espoir.
Et pourtant, cela ne fait qu'une nuit qu'il n'est plus!

_______________________________________________________________

A quoi bon chercher quand il n'y a rien à trouver d'autre que des déceptions de plus en plus douloureuses ?
J'ai bon
contourner ma cage de long en large, d'une diagonale à l'autre, tout me prête à croire que je ne saurai pas sortir par mon propre gré.
Pas une f
aille, pas une fissure ; rien.

So
udain, je trébuche dans quelque chose.
Un bruit de verre retentit, entrechoqué avec un métal dur.
M
on pied commence à me brûler, avant que je ne m'accroupisse en tâtonnant le sol.
Mes d
oigts gelés cherchent l'objet de ce vacarme.
Très vite, je
reconnais un plateau, sur lequel est déposé un bol brûlant et un morceau de pain durci par le temps.

Une étincelle
parcourt mon regard !
Rongé p
ar la faim, mon ventre, pris de douloureuses crampes, gargouille sous ma main.

D'abord
douteux, je recommence à tâtonner, pour me rendre à l'évidence : il y a bien de la nourriture à mes pieds !!
Exalté
à l'idée d'assouvir ma faim, une larme parvient même à m'échapper !

Je
prends le bol entre mes mains gelées !
La ch
aleur brûle ma peau qui se couvre de cloques...
Mais pe
u importe.
J'ai ce
besoin de profiter de cette chaleur tant qu'elle est là !
Je m'ados
se au mur, jambes écartées et place d'abord le bol sur mon ventre !

Je me br
ûle, une fois de plus, mais n'y prête aucune attention.
Si
vous saviez ce que peut être une brûlure anodine à côté du glaçon qui vous fige les doigts sans ce bol...

Au bout d
e cinq minutes, il a déjà refroidit énormément.
Je porte
alors le bol à ma bouche, et respire l'arôme.
M
élange de légumes divers...
Je sais que
je ne supportais que très peu les légumes, mais quand n'avez rien d'autre sous la main, vous vous réjouissez d'une telle attention à votre écart.
V
ous savez que vous existez encore quelque part dans la tête des gens.
Et
cela vous donne la force de vous dire que vous pourrez lutter autant qu'il le faudra pour sortir de cette prison noire.

Mes lèvres
entrent en contact avec la soupe, et s'apprêtent à goûter avidement le goût des légumes.
Une fois enc
ore, la déception ne se fait guère attendre.
Cette
odeur si agréable devient vite fade sur votre langue, et si terne dans sa saveur que vous ne pouvez que déglutir avec dégoût, histoire de remplir un minimum votre estomac.

Je conti
nue à boire, espérant avoir vite fini pour oublier l'arôme inerte qui emplit ma bouche.
La soif grandissante fait que je bois mon bol sans même prendre la peine de respirer.
L
e liquide chaud dégouline sur mon menton, mon cou, mon torse, et même mon ventre.
La se
nsation de chaleur qui parcourt ma peau illumine mon esprit d'une lueur d'espoir...
Celle
que peut-être, tout n'est pas fini !
Que d
e toute façon, les gens ne vous ont pas encore totalement abandonné !
Cel
le que quelqu'un accepte de se battre pour votre innocence...

____
_____________________________________________________________

M
es mains caressent les longs doigts blancs du guitariste.
Allongé sur son lit, les bras croisés sur son torse, c'est comme s'il attendait qu'on l'oublie au fond d'un cercueil.
Son
visage paraît relâché, mais je connais assez Tom que pour savoir qu'il n'est pas si paisible qu'il le fait croire.

T
rois jours, trois interminables journées qu'il ferme les yeux sans nous regarder.
T
rois aubes qu'il n'a pas parlé...
Tr
ois crépuscules qu'il nous a été arraché, à coups de griffes plus sanglantes que celles d'un tigre...

Georg
, appuyé contre la fenêtre de la petite chambre, enfui ses craintes dans l'immensité du ciel bleu...
J
e caresse l'oreille droite du dreadeux.
Rie
n ne lui arrachera un sourire...
Même un fri
sson semble impossible à obtenir.

« Tom...
On fait quoi nous si tu nous laisses tomber ?
L'un des
jumeaux, c'est déjà trop, mais les deux... »


J
e sais qu'il ne bougera pas.
Ses paupières ne frémissent plus depuis trois couchers de soleil. Quand ses larmes coulent, il ne les retient même plus !
Ses lèvre
s sont cousues par le silence.
Même une tom
be est plus bruyante que lui.
Au
moins, elle laisse le vent lui faire chanter une berceuse.

...Mais i
ci, autant supplier un cadavre de vous répondre.
Geor
g se retourne, et traverse la pièce jusqu'au lit.
Sa main cherche appui sur mon épaule.
Comme
nt la lui refuser, même si je dois porter le fardeau de son inquiétude en plus de la mienne.
Sa voix tremblante brise le silence.

« Tom, je sais que tu nous écoutes...
Mai
s ça fait trois jours que l'absence de Bill t'empêche d'exister !
Ce n'est
pas comme ça qu'il reviendra ! On va t'aider à le chercher, mais on aura besoin de toi ! »

Des parole
s qui s'envolent aussi vite qu'elles sont sorties.
Si vite qu'elles n'ont pas eu le temps de percuter le conscience du guitariste.
Ses traits inertes m'effrayent, et je sens les ongles de Georg s'enfoncer dans mon épaule.

O
n aura tout essayé, tout répété, maintes et maintes fois...
Tom res
te impassible...
Intouchable
et pourtant sisespéré...
L
'ange déchu combattant avec ce qu'il reste de ses douleurs intérieures...
L'amour porté
à un frère amnésique dont il continuait à espérer tant...

_________________________________________________________________

xx-freiheit-x-lemon89-xx--> Mdr pas de problème pour les réponses...c'est mon boulot ;-) vous postez des comms donc je réponds ;-)
Par contre il y a un truc qui me turlupine : qui a dit que c'est la mere qui a causé tout ca ? ^^ Par contre Tom qui abandonne, je trouve ca aussi dommage, ce n'est pas comme ca que Bill sera sauvé...mais faut le comprendre : il ne sait pas du tout où chercher ;-)

_________________________________________________________________

UN SEUL COMMENTAIRE ? j'ai hésité et demandé à Istalas la réponse était simple et courte :
"pas de nouvelle suite" --' désolé les gens (par contre vous avez encore quelques heures...mercredi n'est pas encore fini ^^)

_________________________________________________________________

Bon allez, je sais qu'il n'y a pas énormément a raconter sur cette suite, mais j'attends au moins 5 comms pour poster la suite ^^
Je suis peut être la seul a avoir cette impression, mais on dirait que cette fiction est un peu abandonnée :-( redonnez lui de la vie svp ! ca motivera Istalas ;-)

__________________________________________________________________

Allez, vous l'avez mérité ;-) Voilà la suite :-D

# Posté le dimanche 31 août 2008 14:15

Modifié le samedi 13 juin 2009 10:39

Chapitre 58

Chapitre 58
A force de t'attendre, j'en ai oublié de compter les jours et les nuits, entre lesquelles je ne pourrais plus faire aucune distinction.
D'ailleurs, je
n'en aurais plus le courage.

Ma tête
tourne. Même si je n'ai plus la notion du temps, je sais que ça fait des jours entiers. Et pas que quelques-uns...
La
maladie m'a déjà bien affaibli, mais la faim ne fait qu'empirer mon état.

Pris de convulsions, j'agrippe violemment mon ventre et me met à vomir le peu que j'ai avalé aujourd'hui.
T
oujours cette soupe infâme qui me retourne l'estomac, et ces morceaux de pain dur qui m'arrachent l'½sophage à chaque remontée.

Mes
genoux se dérobent et je tombe au sol, alors que mes vomissements se terminent en une violente quinte de toux.
Je recrache la poussière qui emplit mes poumons, et la pièce qui me sert de chambre.

Mes lèvr
es tremblent, j'ai envie de voir si je sais toujours parler.
On
ne sait jamais que la maladie ait complètement détruit mes cordes vocales.
Et c
omme à chaque fois, je prononce ton nom, dans un long gémissement.
« Tom... »

J
'ai failli m'étouffer en t'appelant...
M
es ganglions gonflés obstruent chacune de mes déglutitions.
Mon souffle n'e
st plus qu'un râle, toujours plus faible, toujours plus indistinct, toujours plus vain...

L'e
spoir qui rayonnait en moi il y a encore quelques jours me quitte chaque seconde un peu plus, ou du moins quand je peux me rendre compte qu'elles défilent encore.
Mes do
igts effleurent mes côtes.
Je grimac
e en les sentant, saillantes comme des pointes de clou sous un drap de soie.

Je t'ai promis de
te revenir, mais me traîner au sol comme un ver m'empêcherais de te retrouver à nouveau.
Qu'es
t-ce que je suis devenu ?
Et t
oujours cette même question, celle de savoir où je suis...
Mes f
orces me quittent, et même mes remords ne suffisent plus à alimenter mon désir de te revoir.

Ce que je veux, c'est attraper cette femme aux corps parfait qui hante mes songes. Me laisser entraîner par sa douce voix...
Lui pe
rmettre de poser la main sur moi pour qu'elle me mène vers des jours plus glorieux...
Car j'av
ance toujours vers elle, sans reculer...
Et elle ne veut
plus s'éloigner...
Les kilomètres qui me séparaient d'elle sont devenus de médiocres mètres.
B
ientôt, le manque de toi me forcera à me jeter à corps perdu dans ses bras accueillants, à laisser son visage voilé me sourire...
M
ême si elle, c'est la mort...

______
__________________________________________________________

Deu
x semaines...
Et toujours pas de
signe de toi, mon frère...

Je n
e sais pas où tu es en ce moment...
J
e ne sais même pas si tu es !

Mais moi, j
e n'en peux plus de ton absence.
Les p
romesses que tu m'as faites, tu les as sûrement oubliées, tout comme notre enfance...
Je monte
les escaliers, lentement, regroupant mes dernières forces pour arriver sur la terrasse, là-haut !

Une vie
ainsi, je n'ai pas envie d'y goûter.
Une e
xistence faite de quelques illusions, mais beaucoup trop de désillusions.
A
voir cru en toi était une grosse erreur, mais au moins, je peux me donner les moyens de ne plus la reproduire.

J
'arrive au sommet de l'immeuble !
La p
luie bat son plein, s'écrase contre les vitres en les frappant de sa vigueur.
Dès
que je m'engouffre dehors, elle s'abat sur mes épaules comme pour m'enfoncer un peu plus dans mes dernières souffrances.

Der
nières, à condition que je réussisse à sourire, à te pardonner, à me rappeler combien nous étions proches...

Mon T-shirt pourtant si large colle à ma peau, et je distingue sous le blanc trempé la forme de mes côtes.
Ce n'est
pas que j'ai faim, c'est que je me sens seul !
J'espère
pour toi que tu vas bien, moi j'en ai fini.
Et peu import
e où tu es, ne reviens jamais !
Dis-m
oi que tu as oublié ces promesses, ce moment où je me suis humilié à tes pieds en te suppliant pour qu'on se revoie.
C'était bien be
au, l'époque où je pouvais te prendre dans mes bras et serrer ta peau contre la mienne.
Ces in
stants, ces nuits où je me pelotonnais contre toi en me disant que jamais demain ne pourrait être plus beau...
T
u m'y as fait croire jusqu'à la dernière minute...
Je ressens encore la brûlure de tes lèvres sur ma joue, même si aujourd'hui elle me glace plus qu'elle ne me réchauffe.
Mes poin
gs se serrent, dans un élan de naïveté.
Comment
est-ce que je peux encore espérer que tu reviendras, maintenant...
Après d
eux semaines, je ne devrais plus oser rêver à ça !
Comme
nt est-ce que je peux encore désirer que tes bras m'enlacent, que ton ventre se colle à mon dos, que ta voix me murmure que tu es là...

La
pluie ne cesse pas...
C'est mi
eux ainsi.
Au moin
s, même là-dessous, on ne verra pas les larmes qui dévalent mes joues...

U
ne dernière inspiration, et je m'avance vers le vide.
Je
suis impressionné par la hauteur.
Les
étages sous moi sont innombrables.
L
es mètres encore plus.
Le froid
me glace, et j'essore mes dreads trempées...

Non, ton souffle
ne s'engouffre pas dans mon cou...
Je
ne ressens plus de toi que ce manque, cette absence...
I
l n'y a plus cette chaleur...
Tu n
e me viendras plus en aide...

E
t si je dois te faire mes adieux, je le ferai...
J'aurais voulu
être avec toi ces deux dernières semaines.
Mais je t'ai at
tendu, les yeux clos...
Les lèvres im
mobiles...
J'ai
patienté l'instant où ta voix devait emplir mes oreilles d'un bonheur sans limite.
Ce moment où l
'ivresse de l'euphorie devait refaire de moi un gamin prêt à tout sacrifier pour pouvoir prendre son doudou préféré dans ses bras...

Mais tu
n'étais pas là.
Et tu étais bien le seul à ne pas être là.
Gust
av et Georg sont restés à mon chevet jusqu'il y a dix minutes, à me jurer que tout n'était pas fini, qu'on te retrouverait si tu ne revenais pas...
Des
heures durant, ils m'ont parlé sans attendre de réponse...
Et je sentai
s qu'ils étaient là, eux, pour me soutenir, pour m'aider à me souvenir de toi.

Ils ne
m'ont pas lâché, durant tout ce temps.
M
ais ton absence fait de leurs espoirs des désillusions, à eux aussi...
Tu as osé t'e
n prendre à plus de personne qu'à moi-même...
Comme si j
e ne suffisais pas à assouvir ton désir d'humiliation...

Je te hais, et po
urtant je t'aime.
D
'un amour fusionnel qui jamais n'aurait du me détruire.

Je voulais juste t'avoir à mes côtés, comme un frère, comme un ami, comme un confident, comme mon deuxième moi...
Tu enten
ds ?
J
e voulais juste retrouver mon Bill...

« Bill... »

Je fri
ssonne, écoute l'eau tambouriner contre les vitres...
Je t
e laisse trente secondes, mon frère !

__________________________________________________________________

DarkOnyx--> Ca fait bizarre : c'est Istalas qui a validé le commentaire, donc je me demandais quoi en voyant ton commentaire validé ^^
Comme quoi il faut toujours réfléchir à 2fois avant de quitter son ordi (euhm mauvais conseil que je vous donne là ^^) Nan mais t'as bien fait :-D

th-baboune974-th--> "la c presque impossible de pas penser qu'il ne va ps mourir!" Bah ecoute...Istalas est sadique c'est sur, mais je ne crois pas qu'elle fera mourir Bill maintenant (c'est trop tot :-P) mais bon....on ne sait jamais...

BillplayxTomlovexyaoi--> Je te rassure, ce ne sera pas encore la fin de la fiction ;-) Istalas à trop d'imagination pour ca ;-) (et je crois même qu'elle va bientot commencer un 2ieme Tome...eet oui, elle a deja fini le 1er ^^) Par contre je ne te donnerai pas de reponses aux autres questions...tu el decouvrira par toi-meme das les suites ;-)

--> Par contre, vous pouvez toujours répondre a mes réponses aux comms si vous en avez absolument envie (et ca nous fait des commentaires en plus ^^)

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 11:13

Modifié le samedi 13 juin 2009 10:41

Chapitre 59

Chapitre 59
« Trois...

Deux...

Un et
demi...

Un et un quart...
»

Trente secondes. Si court par rapport à ton absence, et si long pourtant à décompter pour se rendre compte que c'est encore du temps que j'ai vécu sans toi.

« Un... »

J
e sens la fin arriver. Encore une désillusion. Une parmi bien d'autres.
Je déglutis, reg
arde mon souffle s'évaporer dans l'air froid.

« Un demi... »

Une larme succè
de à la précédente,...

« Un quart... »

Apeuré par l
e vide, je fais une dizaine de pas en arrière !
J'ai
perdu le fil des secondes.
Mais de toute façon, qu'
il y en ait une ou un million, tu ne viendras pas.
Al
ors à quoi bon continuer à espérer ?
Je sais que je
ne fais que ralentir ma descente aux enfers, qui sera d'autant plus douloureuse.

« Zéro... »

Mes muscl
es se crispent, je fixe un point, d'un regard vide.
Tant pis.
J'en ai fini d'e
spérer...
F
ini de t'attendre.
C'était déjà trop long.
..
Tu m'avais p
ourtant promis...

Mon pied gauche av
ance, hésitant.
Lor
squ'il se repose au sol, le droit suit, plus enthousiaste, plus serein, plus déterminé.
Je serre entre mes dents
ma lèvre inférieure, et mords dedans pour oublier le froid procuré par mon T-shirt trempé collé à ma peau...
La pl
uie qui me fouette le visage et les bras ne pourra plus m'arrêter !
Trois mètres me séparent encore du bord...
Ra
lentir ne servira plus à rien, maintenant...

Je tends le
s bras comme pour faire un plongeon.
Il ne sera pas dif
férent de ceux que j'ai fait à la piscine, étant petit...
Il se terminera juste tragiquement.
Mes pieds d
écollent, mon corps entier prend de la hauteur, plus que jamais déterminé à abandonner mon traître de frère !

Je n'ai plus
le temps maintenant de crier que je l'aime...
Une doule
ur se fait ressentir à l'arrière de mon crâne...
Mes jam
bes s'écroulent...
Bordel,
il me restait un mètre !
P
ourquoi n'ais-je pas sauté plus haut ?
Je m'écrase a
u sol, retenu par une force supérieure à la mienne.
Mon visage rafle le béton avant de se retrouver à pendre dans le vide...
Bordel
...
Une demi-seconde de tr
op...

_______________
__________________________________________________

J'ou
vre les yeux...
Gustav, en
pleurs, se bouffe les doigts, la poitrine secouée par l'angoisse.
Il n'ose pas
regarder et ferme les paupières sous lesquels coulent les larmes.
Il a peur de
voir...
Peur de ne pas tr
ouver Tom...
Peur
de devoir accepter que Saki est arrivé trop tard !

On
se serre l'un contre l'autre...
On sait que tout est joué !
Que c'est trop tard...
Q
ue tout est sûrement fini, à jamais, à cause d'une maladresse...
Comment dix mi
nutes pourraient-elle déterminer une vie entière ?

Apeuré par
la gravité de la situation, je lève finalement les yeux, et observe à travers l'entrebâillement de la porte...
Sa
ki, plaqué au sol, tient dans sa main droite une dread de Tom.
« Merde... »
Je n'ose
pas dériver mes yeux...
Je
me contente de les fermer et resserrer l'épaule du batteur entre mes doigts...
Moi aussi j'ai si peur d
e savoir !

______________
___________________________________________________

Je lâche Georg et me mets à courir toute la terrasse !
Les yeux fixés sur lui.
..

Ou du moins ce qu'il
en reste...

« Non non non non non...
Bordel non...
P
as maintenant !»

Saki me
regarde en souriant, le visage éraflé sur tout le côté droit, mais je ne lui prête pas vraiment attention !
Je n'ai pas le temps !
Je le contourne, et attrape énergiquement la ceinture de Tom...
« Tom !
Tom...
»

Sans réfléchir, je tent
e de le retenir pour ne pas que les abîmes de la ville ne l'avalent...
Car il
glisse lentement vers le vide !!
Je parviens à l'immo
biliser au niveau des hanches, à éviter qu'il ne tombe plus bas !
Son tronc, a
llongé sur le sol il y a quelques secondes, pend à son tour à plusieurs dizaines de mètres au dessus du sol.

« Tom ! »

Peu après,
Georg vient me porter secours et empoigne les chevilles du dreadeux avant de le tirer vers l'arrière !
s que j'y arrive, j'attrape son T-shirt, et le remonte vers nous...

« Tom... ? »

Geor
g attrape ensuite sa main gauche, avant de terminer à le hisser définitivement hors du vide...
« Bordel...
Qu'est
-ce que tu fais ! »

On l'allonge a
u sol.
La pluie dégou
line sur son visage déjà bien humide et nettoie les éraflures.
Je prends sa main, ta
ndis que Georg dépose la tête du guitariste sur ses cuisses.
On sait tous les
deux que ces dix minutes d'inattention ont bien faillit être ses dernières ! Désormais, on ne devra plus le lâcher !!

« (Georg) Tom, qu'est-ce qui te prends ?
(Moi) Tu es fou ou
quoi ? »

Chose miraculeuse. Il
ouvre et referme ses paupières, enfin conscient du monde qui l'entoure...
Même
si ses yeux sont vides de sentiments...
Ses pupilles
se posent sur moi, puis sur le bassiste.

« (Georg) Tom...
Com
ment tu veux retrouver Bill si tu sautes ?
(Tom) Il m'a m
enti...
(M
oi) Il reviendra sûrement un jour ou l'autre tu sais !
(Georg) Et puis ce n'est
pas une raison pour sauter, même s'il n'est pas là...
(Tom) Il me manque...
(
Moi) On sait qu'il te manque, mon grand, mais ce n'est pas pour ça que tu dois tout laisser tomber ! Tu dois te battre !
On est là
aussi pour t'aider !
(Geor
g) Et puis qu'est-ce que tu veux qu'on fasse sans toi ! Bill est déjà parti on ne sait où... »


Georg car
esse le visage de Tom, replace délicatement ses dreads...
Ses phalanges essuien
t le sang qui souille son visage pâle.
Ses mains tre
mblent sous le choc.
Il pr
obablement aussi perturbé que moi.
L
es doigts du guitariste se referment sur mon poignet...
D
ans ma poitrine, mon c½ur bat comme s'il voulait sortir de son logis...
Qu'est-ce qu'il lu
i a prit ? Pourquoi voulait-il sauter ?
Qu'est-ce qui
se serait passé si Saki n'avait pas été là ?

« (Tom) Personne ne veut nous aider à le retrouver...
(Mo
i) C'est juste qu'on a pas cherché au bon endroit !
I
l ne peut pas avoir disparu...
(Georg)
On a toute la vie pour le retrouver !
(
Tom) Mais j'ai besoin de lui maintenant...
Besoin de
sentir qu'il est là, à côté de moi...
Savoir qu'il v
a bien, qu'il est heureux...
Besoin de sa peau...
De
ses mains...
De sa voix..
.
De
sa chaleur...
(Georg)
Tom, arrête !
(Tom) De ses
joues, de ses cheveux, de son sourire...
(Georg) To
m !
(Tom) Ma
is arrête, pour une fois que je dis ce que je ressens ! Deux semaines que je me tais...
J'ai
besoin de lui tu comprends !
Il m'est vital !
J'a
i besoin de vivre ! Et pour ça il faut qu'il soit là lui aussi ! Pas forcément à me coller ! Juste là pour qu'on partage !
(Moi) Tom,
calme-toi...
(Tom) Comment
tu veux ?
Comment tu pour
rais vivre si on t'arrachait un poumon, un rein, ton c½ur ?
Comment
?
Et pourta
nt c'est-ce que vous attendez de moi !
Moi je
ne peux pas...
J'ai besoin de lu
i, de sa présence !
C'est
tout ! Sinon je suis vide, je suis un légume...
Je ne
vis pas que pour lui, mais je ne me sens bien que si je sais qu'il est heureux...
(Georg) Tom, on va t'a
ider !
(To
m) Ca fait deux semaines que vous répétez ça sans cesse! Et plus le temps passe, plus je sais qu'il s'éloigne...
Bordel...
Et personne ne l'a vu !
Personne ne l'a entendu
J
e veux savoir où il est...
(Moi) Ok, on va rentrer c
almement, et on verra ce qu'on peut faire ! »


Tom t
remblait de tout son long, pleurait à chaudes larmes.
Son corps
se crispait sous ses paroles, son teint virait au blanc...

Je tena
is sa main dans la mienne, impuissant, l'encourageant, le soutenant en sachant que cela ne servait pas à grand-chose.
Comment pouva
is-je imaginer les sentiments qui l'habitaient, tout ce qui se passait dans sa tête ?

Saki vint s'accrou
pir à côté du guitariste...
Je me r
eculai pour lui faire une place
Ses lèvres
ne restaient pas en place...

Je le regardai, mais il
nia mes yeux.
Pu
is, il caressa le bras du dreadeux en insistant pour qu'il le fixe, lui aussi...
« (Saki) Tom, je t'ai menti ! »
__________________________________________________________________

xx-freiheit-x-lemon89-xx--> Euh...tu t'es bien ratrappée, c'est pas un twincest xD t'aurais du voir ma tête quand j'ai lu ta phrase mdr xD
Mais sinon, ouai on dirait que Saki est prit de remords...vous verrez bien pourquoi ;-)
__________________________________________________________________

Aaah! honte à moi ! j'ai oublié de poster la suite --'
Je vous fais ça tout de suite!

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 11:49

Modifié le samedi 13 juin 2009 10:45